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dimanche 7 juillet 2013

Les années 510 (de 510 à 519) Histoire

Événements

Concile d'Orléans.
En juillet 511, Clovis réunit un concile des Gaules à Orléans, qui prend fin le dimanche 10 juillet. Le concile rassemble trente-deux évêques, et est présidé par l'évêque métropolitain Cyprien de Bordeaux ; la moitié viennent du « royaume des Francs ». Les évêques métropolitains de Rouen et Tours sont présents mais pas celui de Reims. Les évêques de Gascogne sont absents à cause de troubles dans leur région mais également ceux de Belgique et de Germanie du fait du manque de pénétration de l'Église catholique romaine dans ces régions. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus fils de la Sainte Église catholique », par tous les évêques présents.(...)
Ce concile vise à remettre de l’ordre dans l’épiscopat du royaume des Francs, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.(...)
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdure près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque-là païennes, de plus en plus christianisées, lui font davantage confiance.

Partition du royaume de Clovis.

Partage du royaume franc entre les quatre fils de Clovis. Grandes Chroniques de saint-Denis. Toulouse, bibliothèque municipale, France. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired. 

À la mort de Clovis, ses fils Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire se partagent, conformément à la tradition franque, le royaume qu'il avait mis une vie à réunir.

La Gaule en 511, après le partage du royaume des Francs entre les fils de Clovis.Travail personnel sur un fond de carte de historicair : Image:Blank map of Gaul 1st century BC.svg. D'après Paul Vidal de La Blache, Monarchie franque à la mort de Clovis (511) Image:Division_of_Gaul_-_511.jpg et Bruno Dumézil, La reine Brunehaut, éditions Fayard, 2008, p. 536. Attribution: Romain0 Domaine public

L'essentiel de la Gaule ayant été soumis, sauf la Provence, la Septimanie et le royaume des Burgondes, son royaume peut donc être découpé en quatre parts, dont trois à peu près équivalentes. La quatrième, entre Rhin et Loire, est attribuée à Thierry, l'aîné des fils de Clovis, qui avait été compagnon des combats de son père et était né d'une union païenne avant 493. Elle est plus grande, puisqu'elle couvre environ un tiers de la Gaule franque.

Fin de la crise du monophysisme.
Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au Ve siècle dans l'Empire byzantin en réaction au nestorianisme, et ardemment défendue par Eutychès et Dioscore d'Alexandrie. Elle affirme que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine.

Les Slaves sont mentionnés par Procope de Césarée en Bohême et en Moravie (496-512). Vers 560, ils dominent le pays, sans doute avec des restes de populations germaniques et celtes.
Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois dès le Ier siècle apr. J.-C., Pline l'Ancien et Tacite parlent de Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains. Au IIe siècle, Claude Ptolémée, tirant des informations des voisins méridionaux des Slaves, fait mention de Suovenoî, première apparition de la racine du mot « slave ». Il désigne des peuples Indo-Européens du Nord, proches des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique. Il est également possible que les Protoslaves aient été apparentés aux peuples Scythes. Avant cette date, ils n'étaient pas directement en contact avec l’Europe méditerranéenne : on suppose cependant que ce sont eux que Pline mentionne sous le nom de Vénèdes, probablement une forme latine du nom de Wendes que leur donnaient les Germains1. Mais les mentions sont très rares avant qu’ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie soit « les glorieux » (de Slava), soit « ceux qui parlent » (de Slovo).

Inde :

Mihirakula, fils de Toramâna, chef des Huns Blancs (Hephtalites) envahit l’Inde du Nord, ruine le royaume kusâna de Gandhara et détruit le royaume Gupta.

Mihiragula ou Mihirakula (Chinois: 大族王, japonais: Daizoku-o) est un souverain des Huns Hephthalites. Fils de Toramâna, c'est le fondateur du pouvoir des Huns en Inde. Il arrive au pouvoir vers 502. Son nom signifie « fleur du Soleil » en sanscrit classique.
Mihiragula est décrit dans le Voyage en Occident de Xuanzang (VIIe siècle) comme un bon dirigeant qui étend son pouvoir sur les royaumes environnants. Il est cité comme adorateur du dieu hindou Shiva dans une inscription du temple du soleil situé dans le territoire de Gwâlior. D'après la Râjataranginî, c'est un tyran d’une grande cruauté. En 528 il est vaincu par une coalition de royaumes indiens dirigée par Yashovarman (en), roi de Mâlvâ, il se réfugie alors au Cachemire dont il disparaît vers 542. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.

Le royaume Vakataka du Dekkan est démembré entre 515 et 550. Son pouvoir prend fin avec l'établissement de la dynastie Chalukya.
La dynastie Chalukya est une dynastie royale indienne qui règne sur une grande partie de l'Inde du Sud et centrale entre le VIe et le XIIe siècle.
La domination des Chalukyas marque une étape importante dans l'histoire de l'Inde du Sud et un âge d'or dans l'histoire du Karnataka. La carte politique de l'Inde du Sud passe d'une mosaïque de petits royaumes à un grand empire organisé avec l'ascension des Chalukyas Badami. Pour la première fois, un seul royaume contrôle la région entre les fleuves Kâverî et Narmadâ. La grandeur de cet empire entraîne la création d'une administration efficace, le développement du commerce intérieur et des échanges outre-mer et d'un nouveau style architectural dit « architecture Chalukya ». La littérature kannada, déjà soutenue par les rois Rashtrakuta au IXe siècle, trouve de nouveaux mécènes dans les Chalukyas occidentaux, notamment pour les traditions Jaïn et Veerashaiva. Le XIe siècle voit la naissance de la littérature Télougou sous le patronage des Chalukya orientaux.

Personnages significatifs

Amalaric (voir les années 500)

Anastase Ier (voir les années 490)

Cassiodore (voir les années 490)

Césaire d'Arles (voir les années 490)


Childebert Ier, « Combat brillant  » en vieux francique, (né vers 497 à Reims - mort le 13 décembre 558 à Paris), fut Roi de Paris de 511 à 558 et roi d'Orléans de 524 à 558.

 
Statue de Childebert Ier au Louvre. Le roi Childebert, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés Attribution: Jebulon
 Childebert était le quatrième fils de Clovis et le troisième des quatre que ce dernier eut avec Clotilde.
À la mort de son père, en 511, le royaume est divisé en quatre : l'aîné, Thierry en a la moitié et les trois fils de Clotilde se partagent la moitié restante. Childebert devient roi de Paris. Son royaume comprenait les cités de la future Normandie avec le Maine et le Bordelais au sud de la Loire. (à suivre...)


Clodomir ou Clodomer « Glorieux et grand », chlod (gloire) et mir, mer (grand) en vieux francique, est roi des Francs du royaume d'Orléans de 511 à 524. Il est né vers 495 et mort le 25 juin 524 à Vézeronce.À la mort de son père Clovis, en 511, Clodomir partage le royaume des Francs avec ses trois frères Thierry, Childebert et Clotaire. Thierry, l'aîné, bien que né d'une épouse de second rang, fut largement avantagé en raison du droit de la mère (Mutterrecht), une princesse franque rhénane. Clodomir partagea la moitié du royaume de Clovis avec ses deux autres frères. C'est le royaume d'Orléans, taillé dans l'ancien royaume de Syagrius qui lui échoit. Ce royaume fut le seul composé d'un seul bloc situé à cheval sur la Loire avec comme capitale Orléans, ville conciliaire en 533, 541, 549 et comportant notamment les évêchés de Tours, Poitiers, ainsi que les villes de Bourges et le Limousin. (à suivre...)


Clotaire Ier dit le Vieux, né vers 4981, mort le 29 novembre ou le 31 décembre 561, est un roi franc de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, roi des Francs, mort en 511. Clotaire devient roi de Soissons en 511, roi d'Orléans en 5243, roi des Burgondes en 534, roi de Metz en 555, roi de Paris en 558 ; de 558 à 561, il est seul à la tête du royaume des Francs réunifié comme sous le règne de Clovis.
Après la mort de Clovis survenue le 27 novembre 511, le royaume des Francs est partagé entre Clotaire et ses trois frères : Thierry Ier, Clodomir et Childebert Ier.

Tête de Clotaire Ier provenant de la crypte de l'abbaye Saint-Médard. Musée municipal de Soissons. Roi des Francs This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

En raison du droit de la mère (Mutterrecht), les différentes reines se voient accordées pour leurs fils une portion de royaume en tenant « la balance égale ». Clovis ayant eu deux épouses, le royaume est d'abord divisé en deux. L'aîné, Thierry, fils de la première épouse, est largement avantagé en recevant le royaume de Reims. Le royaume de Clotaire se compose de deux parties, l'une en Gaule belgique, correspondant au royaume des Francs Saliens, où il établit sa capitale à Soissons et qui comprend les diocèses d'Amiens, d'Arras, de Saint-Quentin et de Tournai, l'autre en Gaule aquitaine comprenant les diocèses d'Agen, Bazas et Périgueux. (à suivre...)


Saint Hormisdas, né à Frosinone près de Rome, mort à Rome, le 6 août 523, fut pape du 20 juillet 514 jusqu'à sa mort le 6 août 523.

Hormisdas Le 52e pape Hormisdas Pape de l’Église catholique http://www.fatimachurchkodambakkam.org/pope-6century.html This media file is in the public domain in the United States. This applies to U.S. works where the copyright has expired, often because its first publication occurred prior to January 1, 1923

L'Église catholique le vénère comme saint et le célèbre localement le 6 août.
Il se fit remarquer par son zèle contre les Eutychéens.
En matière de discipline ecclésiastique, il décréta que les charges d'Église ne devaient pas être attribuées en échange de privilèges ou de dons.
Son inhumation se fit dans l'ancienne basilique Saint-Pierre, à la suite de 9 ans et 15 jours de pontificat. Il est fêté le 6 août.

Justin Ier
Fondateur de la dynastie justinienne, Justin Ier dit le Grand est né en 450 ou 452 près de Niš; il devint empereur à un âge avancé le 9 juillet 518 et mourut le 1er août 527.

Justin Ier Empereur byzantin Profil de Justin Ier sur une pièce de monnaie Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Grâce à son neveu et fils adoptif, Justinien, il parvint à mettre un terme au conflit qui opposait partisans du concile de Chalcédoine et monophysites. Son zèle pour l’orthodoxie le fit toutefois entrer en conflit avec Théodoric, le chef des Goths ariens qui régnait sur une bonne partie de l’Italie. Les relations avec les Perses sassanides, cordiales au début du règne, dégénérèrent en une guerre qui se poursuivit sous Justinien.
Avec le règne de Justin s’éteint le vénérable empire romain d’Orient; avec celui de Justinien, nous assistons à une renaissance qui marque la naissance de l’empire byzantin.


Sigismond, fils de Gondebaud, vénéré comme saint, fut roi des Burgondes de 516 à 523.
Attaché à l'arianisme par sa famille, il se convertit au catholicisme entre 502 et 506 sous l'influence d'Avit, évêque de Vienne.

Sigismond, fresque sur le mur nord de la nef de l'église de la Trinité de Constance, peinte entre 1417 et 1437 Attribution: User:Fb78 This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il devient roi à part entière après la mort de Gondebaud au printemps 516.
Marié vers 494 à Ostrogotha, fille du roi Ostrogoth Théodoric le Grand et devenu veuf, il se remarie dit-on, avec la servante de sa défunte femme dont le nom est inconnu en 518.
Ségéric, son fils a une violente dispute avec la nouvelle femme de son père. Elle va se plaindre à Sigismond en lui disant que son fils projette de le tuer, afin de joindre son royaume à celui de Théodoric dont il est le petit-fils par sa mère. Sigismond le fait étrangler pour l'éliminer de la succession royale. Mais, pris de remords, il s'enferme, dit-on, dans le monastère d'Agaune en Valais, pour prier et jeûner.


Clodomir supervise l'execution de Sigismond, roi de Burgondie (?). . Valenciennes, bibliothèque municipale, Manuscrit 637, fol. 14v. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Lorsque trois des fils de Clovis envahissent la Burgondie, sur les encouragements de leur mère Clotilde, Sigismond est battu et se réfugie de nouveau au monastère d'Agaune. Il est livré à Clodomir par l'aristocratie burgonde, qui place son frère Godomar III sur le trône. Le 1er mai 524, Clodomir le fait décapiter avec sa femme et ses deux fils, Gistald et Gondebald, puis leurs corps sont jetés dans un puits dans un lieu nommé Columna (Coulmier) près d'Orléans, aujourd'hui Saint-Sigismond-du-Loiret.

Thierry Ier ou Théodoric, né entre 485 et 490 et mort en 534, est le fils aîné du roi des Francs Clovis. Lors du partage du royaume des Francs qui suit la mort de son père, en 511, il hérite du nord-est et de l'Auvergne, avec Reims pour capitale.

« Thierri I. roy de France » par Jean Dassier (1676-1763). Buste du roi à gauche ceint d'une couronne. Bibliothèque nationale de France. Attribution: User Rinaldum on fr.wikipedia
Dans le partage de 511, bien que les sources insistent sur la caractère égalitaire des lots, en raison du droit de la mère (Mutterrecht), Thierry obtint « la part du lion ». Son Teilreich comprend l'ancienne Belgique première (avec Trèves), une partie de la Belgique seconde (avec Reims et Châlons), les deux Germanies (avec Cologne et Mayence) et, par-delà, une large ouverture sur les territoires alamans sur lesquels les Francs, depuis les campagnes de Clovis et la chute du royaume de Cologne, exercèrent une sorte de protectorat. Au nord, l’ancienne cité de Tongres parut constituer une sorte de zone-tampon où l’influence des Francs rencontra celle des Thuringiens et probablement celle des Warnes. S’y ajoutent l’Auvergne et une frange orientale de l’Aquitaine, conquises par Thierry pour son père lors de la guerre contre les Wisigoths en 507/508, avec les cités de Clermont, Le Puy, Cahors, Albi, Rodez, sans doute Limoges, peut-être Javols.(à suivre...)

Wikipédia

samedi 6 juillet 2013

Les années 500 (de 500 à 509) Histoire

Événements
Le monde vers 500 Attribution: Javierfv1212/Wikimédia Commons

Amérique

Développement de la civilisation Huari.

La civilisation Huari (ou Wari) fait référence à un peuple qui fleurit durant la période pré-incaïque de l’horizon moyen. Elle prend naissance au VIe siècle de l'ère chrétienne dans la région d’Ayacucho située dans les Andes du sud du Pérou actuel. La capitale du même nom est localisée près de la cité moderne d'Ayacucho, au Pérou. Cette cité était le centre d'une civilisation qui couvrait bien des hautes terres et de la côte du Pérou moderne.

Poterie huari Imagen liberada bajo la licencia Commons Attribution ShareAlike 2.0 Wikimédia Commons

D'abord, leur territoire s'étendit pour inclure le centre de l'ancien oracle de Pachacamac, bien qu'il semble avoir retrouvé largement son autonomie. Plus tard, il s'agrandit pour inclure beaucoup des territoires de l'ancienne culture Moche et de la tardive culture Chimu. Les restes les mieux préservés de la culture huari subsiste près de la ville de Quinua. Aussi réputées sont les ruines huari de Pikillaqta (la « ville puce »), à une courte distance au sud-est de Cuzco en direction du lac Titicaca, qui datent d'avant la venue des Incas.

Développement de la civilisation Tiahuanaco.

La civilisation de Tiwanaku (en aymara, ou Tiahuanaco, nom de la ville moderne en espagnol), est une civilisation pré-inca qui a dominé la moitié sud des Andes centrales entre le Ve siècle et le XIe siècle.


Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku *Attribution: Fulsen at de.wikipedia

La civilisation de Tiwanaku a pris naissance sur la rive sud du lac Titicaca, à plus de 3 800 mètres d'altitude, aux environs du site archéologique de la Cité du Soleil de Tiahuanaco. Son extension maximale est mal connue, mais les recherches archéologiques témoignent d'une expansion sur de vastes territoires en direction du sud et du sud-est du lac Titicaca. Ces régions correspondent à l'actuel nord du Chili et à l'ouest de la Bolivie.

Développement de la culture Anasazi.

Les Anasazis sont des Amérindiens du sud-ouest de l’Amérique du Nord qui étaient répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Cliff Palace, vestiges d'un site anasazi dans le parc national de Mesa Verde. Attribution: Andreas F. Borchert

Leur civilisation, similaire à certaines autres cultures d'Oasisamérique comme les Hohokams et les Mogollon, a laissé de nombreux vestiges monumentaux et culturels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Ces vestiges témoignent d'une maîtrise de techniques de céramique, de tissage, d'irrigation, d'observations astronomiques et d'un système d'expression pictural. Actuellement, les descendants des Anasazis, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, perpétuent certaines de leurs traditions.

Culture de Thulé ancien en Alaska (500-1100) : pêche à la baleine, chasse au phoque et au morse, utilisation de chiens de traîneau.
Les membres de la culture de Thulé étaient les ancêtres de tous les Inuits canadiens actuels.
Ils sont arrivés en Alaska autour de l'an 500, au Nunavut en l'an mille et un groupe émigra ensuite vers le Groenland au XIIIe siècle. Ils doivent le nom de Thulé à la localité du même nom au nord-ouest du Groenland, où des restes archéologiques ont été trouvés pour la première fois. Les liens entre la culture de Thulé et les Inuits sont à la fois biologiques, culturels et linguistiques.
En dehors des éventuels contacts avec les Vikings, ils sont entrés en contact de manière plus importante avec les Européens au XVIIIe siècle.

Asie

Guerre civile pour la succession en Perse.

En 506, l'empire byzantin et la Perse sassanide signent un traité de paix sur la base d'un statu quo.

Migration des tribus hongroises de l’Oural à la région de la mer Noire (500-800).


Europe



Selon l'historien belge André van de Vyver, la bataille de Tolbiac se serait déroulé en 506, plutôt que la date traditionnelle de 496.

Clovis I, roi des Francs, défait les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, victoire décisive forçant ces derniers à se replier à Toletum en Hispanie et lui assurant la suprématie dans l'ancienne Gaule romaine.


Promulgation de la Loi gombette.

La loi Gombette ou loi des Burgondes (lex Burgundionum) est un code de lois civiles et pénales promulgué au début du VIe siècle par le roi des Burgondes Gondebaud, puis augmenté par ses successeurs Sigismond et Godomar III, fixant les usages à respecter par les sujets burgondes du royaume. Elle a pour complément la « loi romaine des Burgondes » (lex romana Burgundionum) concernant les sujets « romains » du royaume, c'est-à-dire les autochtones gallo-romains.
La lex Burgundionum a très tôt été plus couramment appelée du nom de son promulgateur lex Gundobada (« loi de Gondebaud »), puis lex Gumbata, ce qui a donné en français « loi Gombette ».
C'est le premier recueil de loi d'un roi germanique en Gaule ; après lui sont parus les codes concernant les Wisigoths, puis ceux concernant les Francs. Aucun ne montre mieux la fusion de l'élément romain avec l'élément germanique.

Publication du Bréviaire d'Alaric.


Manuscrit du Bréviaire d'Alaric conservé à l'Université de Clermont-Ferrand, Xe siècle This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired. 

Le Bréviaire d'Alaric (latin : breviarium alarici ou breviarium alaricianum, c'est-à-dire abrégé d'Alaric) est un recueil de droit romain promulgué par le roi wisigoth Alaric II, en 506. Cette dénomination n'apparaît qu'au XVIe siècle pour remplacer lex romana visigothorum. Il s'agit principalement d'une compilation et d'une interprétation du Code de Théodose (438), faite par Anien destinée aux sujets gallo-romains et romano-hispaniques des Wisigoths.
Le Bréviaire est composé :
d'extraits ou résumés du Code Théodosien et des Novelles de Théodose II, Valentinien III, Marcien, Majorien et Sévère ;
d'extraits ou résumés des œuvres des principaux jurisconsultes romains du IIe siècle, notamment le Liber Gai et des extraits des Sentences de Paul ;
d'extraits de deux recueils non officiels de constitutions impériales, le code Grégorien et le code Hermogénien.
Des Interpretationes provenant d'une œuvre tardive perdue composée en Gaule au Ve siècle.

Première rédaction du droit des Francs saliens, la Loi salique.

L'expression loi salique désigne deux réalités bien différentes.
Dans le haut Moyen Âge, il s'agit d'un code de loi élaboré, selon les historiens, entre le début du IVe siècle et le VIe siècle pour le peuple des Francs dits « saliens », dont Clovis fut l'un des premiers rois. Ce code, rédigé en latin, et comportant de forts emprunts au droit romain, portait surtout sur le droit pénal et les compositions pécuniaires car l'objectif de la loi salique était de mettre fin à la faida (vengeance privée) en imposant le versement d'une somme d'argent et établissait entre autres les règles à suivre en matière d'héritage à l'intérieur de ce peuple.

Copie manuscrite sur vélin du VIIIe siècle de la loi salique. Paris, Bibliothèque nationale de France.      This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Plusieurs siècles après Clovis, dans le courant du XIVe siècle, un article de ce code salique fut exhumé, isolé de son contexte, employé par les juristes de la dynastie royale des Valois pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France. À la fin de l'époque médiévale et à l'époque moderne, l'expression loi salique désigne donc les règles de succession au trône de France. Ces règles ont par ailleurs été imitées dans d'autres monarchies européennes.
Par ailleurs, il ne faut pas confondre « loi salique » et « primogéniture masculine », la loi dite salique constituant un élargissement de la primogéniture masculine pour éliminer complètement les femmes de la succession au trône, y compris les filles du souverain décédé.

Victoire du chef Breton Ambrosius Aurelianus (voir les années 490)  sur les Anglo-Saxons à Mons Badonicus, près de Cirencester (lieux et date incertains, entre 490 et 510). Émigration des Bretons en Armorique et en Irlande.

Personnages significatifs

Alaric II (voir les années 480)

Amalaric
Amalaric, (502-531), roi des Wisigoths en Espagne de 511 à 531, dernier roi de la famille des Balthes. Il épouse Clotilde, fille de Clovis roi des Francs et de Clotilde.

 
Portrait d'AMALARICO, roi Wisigoth, n° 12 dans l'ordre chronologique du livre digitalisé par Google depuis la librairie de l'Université d'Oxford. Attribution: Upload by Basilio Domaine public 

Fils d'Alaric II et de Theodegotho, fille de Théodoric le Grand, il est placé sous la tutelle de celui-ci après la mort de son père lors de la bataille de Vouillé. Ainsi, il était protégé des ambitions de Geisalic, élu roi après la mort d'Alaric, et il devient effectivement roi d'Hispanie et de Septimanie en 522 (l'Aquitaine étant passée aux mains des Francs). En 526, il fixe la frontière qui sépare le royaume wisigoth du royaume ostrogoth, en laissant la Provence aux Ostrogoths en échange de la fin du tribut payé par les Wisigoths aux Ostrogoths. Afin d'arrêter les raids francs dans le Nord de son royaume, il se marie avec Clotilde, fille de Clovis en 526, ce qui lui permet de récupérer une partie de l'Aquitaine grâce à la dot de Clotilde. Par la suite, il s'efforce d'établir l'arianisme dans ses États, maltraite Clotilde, parce qu'elle veut rester catholique, s'attire ainsi la guerre avec Childebert, frère de Clotilde. Il est défait à Narbonne en 531, perdant par là son trésor, fait retraite vers Barcelone où il est poignardé par ses propres sujets vers le mois de décembre. Theudis, un général Ostrogoth, lui succède à la tête du royaume Wisigoth.

Césaire d'Arles (voir les années 490)

Clovis Ier
La bataille de Vouillé, qui s'est déroulée au printemps 507, est une bataille qui opposa les Wisigoths, au sud, aux Francs, au nord. Cette bataille vit la victoire des Francs, les Wisigoths perdant leur roi Alaric II au combat et étant contraint de laisser un vaste territoire (midi de la France) aux vainqueurs.
Cette victoire ouvre pour Clovis la route du Midi. Réussissant à conquérir Toulouse, ancienne capitale des Wisigoths, puis temporairement le Narbonnais qui sera repris par les Ostrogoths après l'échec du siège d'Arles, il s'empare de l'Aquitaine, de la Gascogne, du Languedoc et du Limousin, ce qui consacre la domination franque sur l'Auvergne. La Provence est laissée aux soins des alliés burgondes qui échoueront devant Arles, arrangeant Clovis puisque les Burgondes en resteront affaiblis. En effet, Gondebaud a vidé son trésor et perdu ses soldats.

Clovis tue Alaric II. Miniature du XVème siècle. Bibliothèque nationale de France, Paris. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Cette bataille aura des conséquences lourdes : Clovis marque d'une empreinte durable les futures frontières de la France car ses successeurs, Mérovingiens, Carolingiens puis Capétiens, pourront se prévaloir d'une suzeraineté plus ou moins effective sur des territoires constituant plus tard le duché d'Aquitaine et le comté de Toulouse. De plus, dès 508, Clovis installe sa nouvelle capitale à Paris en lieu et place de Tournai, trop excentré par rapport aux nouvelles conquêtes.


Tour Clovis, vestige du XIIIe siècle de l'abbaye des Saints-Apôtres dans l'actuel lycée Henri-IV à Paris.This building is indexed in the Base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00088391

Gondebaud (voir les années 480)

Mazdak (voir les années 490 Culture)

Mihiragula
Mihiragula ou Mihirakula (Chinois: 大族王, japonais: Daizoku-o) est un souverain des Huns Hephthalites. Fils de Toramâna, c'est le fondateur du pouvoir des Huns en Inde. Il arrive au pouvoir vers 502. Son nom signifie « fleur du Soleil » en sanscrit classique.
Mihiragula est décrit dans le Voyage en Occident de Xuanzang (VIIe siècle) comme un bon dirigeant qui étend son pouvoir sur les royaumes environnants. Il est cité comme adorateur du dieu hindou Shiva dans une inscription du temple du soleil situé dans le territoire de Gwâlior. D'après la Râjataranginî, c'est un tyran d’une grande cruauté. En 528 il est vaincu par une coalition de royaumes indiens dirigée par Yashovarman (en), roi de Mâlvâ, il se réfugie alors au Cachemire dont il disparaît vers 542. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.

Symmaque (pape) (voir les années 490)

Théodoric le Grand (voir les années 470)

Wikipédia

mardi 2 juillet 2013

Les années 460 (de 460 à 469) Histoire

Événements

461 : assassinat de Majorien par Ricimer. Le général Ægidius refuse de reconnaître le nouvel empereur, fait sécession et se constitue un petit état en Gaule du nord autour de Soissons entre Somme et Loire (462-464).

463 : Ægidius vainc les Wisigoths à Orléans.

466-467 : Euric devient roi des Wisigoths après avoir assassiné son frère Théodoric II.

467 : Anthémius devient empereur d'Occident.

468 : échec de l'expédition des Romains contre les Vandales en Afrique.

Les Scots d'Irlande, devenus chrétiens avant 461, cessent leurs raids de pillage, mais continuent à coloniser le Nord de l'île de Bretagne (Scotland) ; le Dal Riada se forme sur les deux îles1.
La tradition la plus répandue par les chroniques d'Irlande veut qu'il ait été fondé vers la fin du Ve siècle par le roi quasi légendaire Fergus le Grand (gaélique : Fergus Mòr Mac Earca), réputé être l'ancêtre des rois d'Écosse postérieurs.
La seconde tradition, dont se fait l'écho Bède le Vénérable, évoque un roi « Reuda » identifié avec le Caibre Riata vers 220 ap. J.-C., des généalogie mythiques irlandaises, un fils de l'Ard ri Erenn légendaire Conaire Cóem1, originaire d'Antrin dans l'actuelle Irlande du Nord qui, au IIIe siècle, donne son nom à ce royaume en y établissant une première colonie
« Par la suite, en plus des Bretons et des Pictes, la Bretagne accueillit un troisième peuple; les Scots. Ceux-ci, émigrant sous la conduite de leur chef Reuda, s'emparèrent, en négociant ou en usant de la force, des colonies, dont ils disposent toujours. On les appelle encore Dalreudins, du nom de leur chef, car, dans leur langue daal signifie « une patrie » »
— Bède Le Vénérable Histoire ecclésiastique du peuple anglais. Texte traduit et présenté par Philippe Delaveau, Gallimard 1995 (ISBN 2070730158), « Chapitre premier » p. 67.

Début de la rivalité entre les Bleus et les Verts sur l’hippodrome de Constantinople (460-610).

Les factions ou dèmes dans l'empire byzantin étaient essentiellement des organisateurs de courses de chars dans les hippodromes de l'Empire et notamment dans le plus grand de tous, l'Hippodrome de Constantinople. pendant la période proto-byzantine, elles avaient un rôle éminemment politique et sont à l'origine de plusieurs émeutes dont la sédition Nika.

Mosaïque de pavement à l'aurige à casaque bleue, représentant l'une des quatre factions du cirque. Œuvre romaine, première moitié du IIIe siècle ap. J.-C. Provenance : villa des Sévères à Baccano, à 16 milles de la Via Appia. National Museum of Rome – Palazzo Massimo alle Terme Attribution: Jastrow/Wikimédia Commons

Il y avait deux factions principales et deux mineures : les Bleus (veneta) associés aux Rouges et les Verts (prasina) associés aux Blancs. Ces factions étaient à l’origine des groupes de supporters (fautores) des différents équipages qui s’affrontaient dans les course de chars. D'une séparation territoriale au début, la différence entre les factions change assez vite pour devenir des oppositions politiques et religieuses. Avant Héraclius, les empereurs dédiaient leur couronnement à l'une des factions, provoquant le mécontentement de l'autre, qui pouvait pousser jusqu'à provoquer des émeutes.

Personnages significatifs

Ægidius (voir les années 450)

Anthémius
Anthémius Empereur romain d'Occident Pièce à l'effigie d'Anthémius.Source: Dutch Wikipedia, original upload 7 mei 2004 by CharlesS Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com 

Procopius Anthemius (v. 420 - 11 juillet 472) était un empereur romain d'Occident du 12 avril 467 au 11 juillet 472. C'est l'un des « empereurs d'ombre » du Ve siècle, il était certainement le dernier ayant les capacités nécessaires pour ce poste. Anthemius essaya de résoudre les deux défis militaires principaux, faisant face aux restes de l'Empire romain d'Occident : l'expansion des Wisigoths d'Euric, dont le domaine s'étend de part et d'autre des Pyrénées; et les Vandales de Genséric, qui contrôlent l'Afrique du Nord. Mais en 472, il fut capturé et exécuté par Ricimer

Childéric Ier
Childéric Ier, mort en 481, fut roi des Francs saliens à partir de 457 ou 458. Son nom, constitué des éléments franciques hild- « combat » et -rīk « puissant », est attesté sous la forme latinisée Childericus. Il est le père de Clovis Ier.

Abeilles en or du roi Childéric Ier : La tête et le thorax sont en or, les ailes sont incrustées de grenats. Au revers, une attache.Bibliothèque nationale de France Attribution: Romain0 This work is in the public domain 

Childéric Ier est le premier roi de la dynastie des Mérovingiens dont l'existence et la filiation sont attestées. Les sources littéraires et les recherches archéologiques le définissent à la fois comme un « rex », roi des Francs, et un gouverneur romain de la province de Belgique seconde. Il est l'exemple type d'une élite franque ayant opéré la fusion entre les cultures germano-romaines et païennes des tribus danubiennes. Païen, Childéric avait cependant l'avantage d'être le seul des rois barbares à ne pas être arien, ce qui lui procura l'attention des élites locales et de l'épiscopat.

Euric
Euric (v. 420-484), roi des Wisigoths de 466 à sa mort en 484.

Statue à Madrid (J. Porcel, 1750-53).Statue of Euric († 484) at the Plaza de Oriente (square) in Madrid (Spain). Sculpted in white stone by Juan Porcel (born c.1700) between 1750 and 1753. Attribution: Luis García (Zaqarbal)/Wikimédia Commons

Fils du roi Théodoric et d'Amalaberge d'Ostrogothie, il devient roi après avoir assassiné son frère Théodoric II, au pouvoir depuis 453. Il fait de Toulouse l'une de ses résidences principales et étend sa domination jusqu'à la Loire, après la Bataille de Déols gagnée sur les Bretons (469) : le royaume wisigothique atteint sous son règne son apogée en Gaule au détriment de la domination romaine résiduelle. Il étend également sa domination sur une grande partie de la péninsule ibérique, s'opposant et soumettant les Suèves et s'emparant quasiment de toute l'Espagne en 476 après la déposition du dernier empereur romain d'Occident, Romulus Augustule.

Hilaire (pape)
Saint Hilaire, né en Sardaigne est pape du 19 novembre 461 au 29 février 468. Son pontificat dure au total six ans, trois mois et dix jours. Le prénom Hilaire est fêté le 13 janvier.

Saint Hilaire Le 46e pape Hilaire Pape de l’Église catholique  Hartmann Schedel (1440-1514) This work is in the public domain 

Lors de son pontificat, il défend (et construit) l'orthodoxie chrétienne en confirmant les conciles de Nicée, d'Ephèse et de Chalcédoine. Il poursuit ainsi la condamnation des hérésies telles que le monophysisme (en réaffirmant la double nature humaine et divine du Christ), et l'arianisme.
Il construit plusieurs églises et chapelles dans Rome, soutient l'évêque d'Arles Léonce en Gaule.

Léon Ier (empereur byzantin) (voir les années 450)

Licinia Eudoxia (voir les années 430)

Majorien (voir les années 450)


Paul, dit le comte Paul (Paulus comes) était un officier militaire de la Gaule du Ve siècle.

Ricimer (voir les années 450)

Riothamus
Riothamus (parfois Riothame, Riothime, Riotime) est un personnage du Ve siècle. En tant que « roi des Bretons » (dont on ne sait vraiment s'il s'agit des Bretons d'Armorique ou de Grande-Bretagne romaine, ou d'un royaume situé sur les deux), il fut appelé en 468-469 par l'empereur Anthémius à former une coalition avec les forces romaines de Gaule du Nord sous les ordres du comte Paul contre les Wisigoths d'Aquitaine qui avaient rompu le foedus.

Simplice
Saint Simplice (en latin : Simplicius), fut pape du 3 mars 468 au 10 mars 483.
Simplice fut élu pape à une période d'incessantes invasions barbares qui n'épargnèrent que le Vatican.
Il passa la plus grande partie de ses 15 années de pontificat à combattre le monophysisme. Avec l'aide de l'empereur Zénon, il fit reconnaitre l'autorité du concile de Chalcédoine et rétablir sur le siège d'Alexandrie et sur celui d'Antioche les évêques catholiques qui en avaient été chassés par les eutychiens en 451.


Simplice Gravure du 47e pape Simplice Pape de l’Église catholique Original uploader was Deep also it at it.wikipedia This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Simplicius réorganisa le patrimoine de l'Église, réglant notamment la distribution des offrandes aux pauvres. Il envoya un peu partout des prêtres pour combattre l'hérésie arienne.
À sa mort, Simplice sera inhumé dans l'ancienne basilique Saint-Pierre.

Syagrius
Syagrius (v. 430- v. 486/487) est un général romain qui a régné en Gaule du Nord. Il fut défait par Clovis qui annexa son Royaume et le mit à mort.
Syagrius est le dernier représentant attesté du pouvoir gallo-romain en Gaule du Nord, alors harcelée par les peuples germaniques dans le cadre des Grandes invasions après 406. Le territoire va former la Neustrie, après le partage entre les fils de Clovis du royaume franc en 511.

Théodoric II
Théodoric II est roi des Wisigoths, fils du roi Théodoric Ier et frère et successeur du roi Thorismond, après l'avoir fait assassiner, en 453.
Il fait de Toulouse (prise par son père en 418) sa capitale, puis porte les frontières du royaume wisigothique presque jusqu'à la Loire (il avait vaincu le roi des Suèves, Rechiaire) et commence la conquête de l'Espagne, terminée par son frère et successeur Euric. Il meurt égorgé par ce dernier, en 466, qui lui reprochait d'être trop romanisé.
Il a aussi élevé Avitus sur le trône d'Occident et obtenu la Narbonnaise de Ricimer après avoir combattu Majorien.

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mardi 18 juin 2013

Les années 350 (de 350 à 359) Histoire

Événements

351 : bataille de Mursa.
La bataille de Mursa, aujourd'hui ville croate appelée Osijek, s'est tenue le 28 septembre 351 entre l'armée romaine dirigée par l'empereur Constance II, et l'usurpateur Magnence, à la tête d'unités romaines et de forts contingents barbares. Elle est considérée comme la bataille la plus sanglante du siècle, dont les conséquences furent désastreuses pour l'empire d'Occident. Les pertes furent telles chez les deux belligérants que la puissance militaire romaine ne s'en remit jamais. Le manque de troupes expérimentées fut à l'origine d'une surveillance moins étroite du limes comme du recours massif aux éléments barbares dans la défense de l'empire.

La bataille, commencée en fin d'après-midi, fut sanglante, Magnence perdant 24 000 de ses 35 000 hommes. Constance perdit aussi pas moins de 30 000 hommes sur une armée de 60 000.
Magnence prit la fuite et se donna la mort à Lugdunum (Lyon), après une nouvelle défaite aux Mons Seleucus (aujourd'hui La Bâtie-Montsaléon en France) en 353. Constance II réunit l'empire sous sa direction, avant de rapidement déléguer un César pour la partie occidentale, Gallus, puis le futur empereur Julien.
Dans les mois qui suivirent la bataille, les tribus germaniques profitèrent des frontières dégarnies pour envahir les provinces gauloises qu'elle ravagèrent sans opposition.

351-352 : révolte juive en Galilée, durement réprimée.

352-358 : incursions des Alamans et des Francs en Gaule.

358 : bataille d'Argentoratum.

La bataille décisive de Strasbourg a été le point culminant de la campagne menée par Julien en 355 et 357 visant à éliminer les incursions barbares dans la Gaule et à rétablir une ligne défensive forte le long du Rhin, ligne gravement endommagée pendant la guerre civile de 350 - 353 entre l'usurpateur Magnence et l'empereur Constance II.

Mur d’enceinte d’Argentoratum sur un plan de Strasbourg du XVIIIe siècle before 1775 Johann-Martin Weiss (1711–1750) This picture come from the Bibliothèque nationale et universitaire of Strasbourg • refenrence number 534379 Domaine public

Porte nord d’Argentoratum par Alfred Touchemolin 1895 Alfred Touchemolin (1829–1907) Ce média provient de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg • Notice 636801 Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Bien que confrontés à un ennemi trois fois plus nombreux, les soldats de Julien ont remporté la victoire après une grande bataille, accusant des pertes et des souffrances négligeables, et ont rejeté les Alamans derrière le Rhin, leur infligeant de lourdes pertes. La bataille a été gagnée grâce à la force et la résistance de l'infanterie romaine, qui a été en mesure de surmonter les mauvaises performances de sa cavalerie. Dans les années qui suivent sa victoire, Julien a été en mesure de réparer et de renforcer les fortes garnisons sur le Rhin et d'imposer son influence sur les tribus germaniques, au-delà de la frontière de l'Empire.

Vers 350 :

Les Huns (Chionites ou Kidarites) envahissent le Royaume Kushano-Sassanide. Le roi de Perse Shapur II lutte contre eux en 356-358, et ils semblent accepter sa suzeraineté. Ils participent avec les Alains à la prise d'Amida en 359.
Les Indo-Sassanides ou Kouchano-Sassanides sont une branche des Sassanides qui prit le pouvoir dans le nord-ouest du sous-continent indien pendant le IIIe et le IVe siècle.


Les Ostrogoths fondent un empire à l’est du Dniepr.
Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au IVe siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire - l'autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l'Empire romain.

Le royaume d'Aksoum détruit le royaume de Méroé, la Nubie sur le Nil.
Le royaume de Koush est l'appellation que les égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s'établit au sud de leur pays dès l'Ancien Empire égyptien. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne.
À la seconde moitié du IVe siècle, des incursions répétées du royaume d'Axoum entament le royaume de Méroé. C'est à cette époque que l'on situe traditionnellement sa chute sous les coups des rois Ella-Amida et Ezana d'Éthiopie. La dernière sépulture royale méroïtique que l'on ait découverte est datée des environs de 350, ce qui démontre que malgré ces assauts de l'histoire la civilisation de Méroé n'avait pas été totalement anéantie par le royaume chrétien d'Éthiopie.

Personnages significatifs

Athanase d'Alexandrie (années 320)

Claudius Silvanus
Sylvain, né en Gaule dans les années 310 ou 320, assassiné à Colonia Claudia Ara Agrippinensium (Germanie inférieure) le 7 septembre 355, était un usurpateur romain d'ascendance franque. Général de Constance II, il usurpa le pouvoir en Gaule pendant un mois en 355.

Constantius Gallus ou Gallus
Gallus, né vers 325/326 et mort en 354, est un César de la partie orientale de l'Empire romain du IVe siècle.

Constantius Gallus dans une copie ultérieure de la Chronographie de 354 http://www.tertullian.org/fathers/chronography_of_354_07_emperors.htm public domain

Fils d'un demi-frère de Constantin Ier, Jules Constance, il est le demi-frère de Julien et est, comme celui-ci, élevé à l'écart et dans une situation précaire après l'assassinat de leur père en 337.

Solidus d'or représentant Gallus Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

En 351, l'empereur Constance II l'élève à la dignité de César, à 26 ans, et l'installe à Antioche, pendant que lui-même séjourne en Occident. Nommé trois fois consul en 352, 353 et 354, Gallus organise quelques opérations de police en Orient, en particulier contre les brigands d'Isaurie et contre une insurrection juive. Il doit faire face à des troubles à Antioche, causé par une disette. Mais il gère la situation de manière très maladroite et condamne à mort ou laisse assassiner un certain nombre de notables.
Constance le rappelle en Occident et, sans le laisser présenter sa défense, le fait exécuter en 354 à Flanone, en Dalmatie.

Constantin II (empereur romain) (années 330)

Fu Jian
Fú Jiàn (317—355, règne 351—355), fonda le Qin antérieur, de nom posthume empereur Jingming ;
Le Fujian est une province au sud-est de la Chine.

Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire de Poitiers évêque de Poitiers, docteur de l'Église 14th century; Vie de saintes This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Hilaire de Poitiers, évêque de Poitiers, né vers 315 et mort en 367, est un écrivain latin chrétien. Théologien du IVe siècle, il fut un grand défenseur de l'orthodoxie nicéenne face à l'arianisme et au sabellianisme. Il a été désigné par le titre d’« Athanase de l’Occident » en raison de son action énergique et pastorale dans la lutte pour l'orthodoxie chrétienne. Il a été élevé au rang de docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851.
Saint pour les chrétiens, il est fêté le 13 janvier.

Julien (empereur romain)
Flavius Claudius Julianus (331 ou 332 - 26 juin 363), nommé injurieusement Julien l'Apostat par la tradition chrétienne, également appelé Julien le Philosophe ou Julien II (par référence au précédent empereur Didius Julianus), ou encore Julien l'Empereur, est nommé César en Gaule de 355 à 361 par Constance II, puis proclamé empereur romain à part entière de 361 à 363. Vingt mois de règne laissent la place à une postérité remarquable, ses actes et ses œuvres inlassablement commentés et bien plus souvent honnis et vilipendés que loués.

Julien, empereur romain Pièce de bronze représentant Julien, v.360-363.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Julien doit son surnom d'« apostat » à sa volonté de rétablir le polythéisme dans l'empire romain, alors qu'il avait été élevé dans la religion chrétienne (plus précisément dans l'arianisme, sous la direction des évêques Eusèbe de Nicomédie, puis Georges de Cappadoce). Il a produit des écrits critiques contre le christianisme qui, avec le Discours Vrai de Celse, sont les meilleurs témoins de l'opposition païenne au christianisme.

Statue de Julien l'Apostat, marbre de Naxos, réalisée en Italie entre 361-400, rapporté en France en 1787, collection du Musée de Cluny depuis 1859.Attribution : LPLT / Wikimedia Commons

Libère
Libère (Liberius) est évêque de Rome (pape) de 352 à sa mort en 366. Il succéde à Jules Ier et est élu le 17 mai 352. Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique.
La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l'histoire ecclésiastique, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne.

Libère Pape de l’Église catholique Transferred from it.wikipedia (Original text : unknown) This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il combat l'arianisme de l'empereur Constance qui l'exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Il doit négocier son retour à Rome et partager l'administration de l'Église avec l'antipape Félix II. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère et chasse Félix.
À sa mort en 366, son trône est réclamé par Damase Ier et Ursin.
Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre.
Il est à l'origine, inhumé dans la Catacombe de Priscille à Rome.

Magnence (années 340)

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vendredi 12 avril 2013

Saint Zénon de Vérone

 Saint Zenon of Verona Licence: must be public domain

Zénon de Vérone (aussi appelé Zéno ou Zeno) - Environ 300-380, était évêque de Vérone et confesseur.

Né en Afrique (en Mauritanie) au début du IVe siècle, il quitta son pays natal pour venir à Vérone où il fonda la première église de la ville.
Il baptisa de nombreux païens, et incita fermement ses fidèles à quitter l'Arianisme. Il vivait simplement et pauvrement, et était réputé pour aller pêcher afin d'assurer sa subsistance.
Il est mort martyr, aux environs de 380. Son culte s'est répandu dès le Ve siècle.
 Altarretabel von San Zeno in Verona, Triptychon, linke Tafel: Hl. Petrus, Hl. Paulus, Hl. Johannes, der Evangelist, Hl. Zeno Andrea Mantegna (1431–1506) 1459 Tempera auf Holz 220 × 115 cm The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei. DVD-ROM, 2002. ISBN 3936122202. Distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH.


Représentations - Iconographie
Il est représenté en habits sacerdotaux, tenant une canne à pêche.
Une œuvre de Jacopo Bassano (église de Borso del Grappa) le montre en compagnie de saint Jean Baptiste.
 statue de Saint Zénon dans la Basilique de San Zeno à Vérone Copyright © 2004 David Monniaux sur Wikimédia Commons

Fête - patronage
Basilique de San Zeno à Vérone
Sa fête est fixée au 12 avril. Il est le patron :
De la ville de Vérone où la Basilique San Zeno lui est dédiée.
Des pêcheurs
Des petits enfants qui apprennent à marcher
Il est aussi invoqué contre les inondations.

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mardi 2 octobre 2012

Saint Léger, évêque et martyr

Saint Léger était orné de toutes les vertus, quand il fut promu à l’évêché d'Autun. A la mort du roi Clotaire, il fut étrangement accablé par le soin des affaires du royaume; mais, par la volonté de Dieu et de l’avis des seigneurs, il établît roi Childéric, frère de Clotaire, jeune homme d'une haute capacité. Ebroïn, de son côté, faisait tous ses efforts pour élever sur le trône Thierry, frère de ce Childéric ; ce n'était pas l’intérêt de l’État qui l’animait, mais c'est qu'ayant perdu le pouvoir et s'étant attiré la haine de tous, il avait à redouter la colère du prince et des seigneurs. Ebroïn effrayé entra dans un monastère, après en avoir demandé l’autorisation au roi. Quand elle lui eut été accordée, Childéric mit son frère Thierry sous bonne garde, de peur qu'il ne machinât quelque complot contre le royaume, et, grâce à la sainteté et à la prévoyance de l’évêque, on jouit généralement d'une paix merveilleuse. Peu après cependant, le roi, entraîné au mal par de mauvais conseillers, conçut une haine tellement profonde de l’homme de Dieu, qu'il s'attacha à chercher l’occasion et les moyens de le faire mourir. Or, l’évêque, qui supportait tout avec douceur et qui accueillait ses ennemis comme s'ils eussent été ses amis, s'arrangea avec le roi pour qu'il célébrât la fête du jour de Pâques dans la ville dont il était le prélat. Et, cette nuit-là même, on lui dit que le roi avait décidé de mettre à exécution, précisément dans la nuit de Pâques, ses projets de mort contre sa personne. Mais le saint, qui ne craignait rien, dans ce même jour avec le roi, et échappa à son persécuteur en allant servir le Seigneur dans le monastère de Luxeuil, où il rendit les services de la charité la plus attentive à Ebroïn, qui y vivait caché sous l’habit monacal.
** Tiré de ses actes écrits par des auteurs contemporains.


Martyre de Saint Léger dont on crève les yeux, vers 1200.From a picture Bible, circa 1200 (northwestern France).http://saints.bestlatin.net/gallery/leger_dutchms.htm Domaine public

Peu de temps après, le roi mourut, et Thierry fut élevé sur le trône. Ce fut à cette occasion que Léger, touché des larmes. et des prières de son peuple et forcé par les ordres de l’abbé, retourna à son siège., Aussitôt encore, Ebroïn jeta le froc et fut établi sénéchal du roi. S'il avait été méchant auparavant, il devint bien pire après; aussi employait-il tous les moyens pour parvenir à faire occire saint Léger. Des soldats furent envoyés pour le prendre, et quand Léger le sut, il céda à leur fureur, et au moment qu'il sortait de la ville, revêtu de ses habits pontificaux, les soldats se saisirent de sa personne et lui arrachèrent aussitôt les yeux.
Deux ans après, saint Léger fut amené au palais du roi avec son frère Garin, que Ebroïn avait exilé. Comme il répondait avec calme et sagesse aux insultes d'Ebroïn, cet impie ordonna que Garin fût écrasé à coups de pierres, et que le saint évêque fût mené une journée entière, nu-pieds, dans le lit d'un fleuve qui roulait sur des pierres très aiguës. Mais apprenant qu'au milieu de ces tourments, saint Léger louait Dieu, il lui fit couper la langue; après quoi, il le confia à un gardien vigilant, dans l’intention de le réserver à de nouveaux supplices. Cependant, le saint évêque ne perdit pas l’usage de la parole, mais il prêchait et exhortait comme il le pouvait ; il prédit encore à quelle époque et de quelle manière Ebroïn et lui mourraient. Alors, une lumière immense en forme de couronne entoura sa tête ; beaucoup de ceux qui en furent les témoins lui demandèrent ce que c'était. Mais le saint, après s'être prosterné en prières, rendit grâces à Dieu et avertit tous les assistants d'améliorer leur conduite.
Quand Ebroïn fut instruit de cela, il envoya de colère quatre bourreaux auxquels il donna l’ordre de couper la tète à saint Léger. Or, pendant que ceux-ci le conduisaient, il leur dit : « Vous n'avez pas besoin de vous fatiguer plus longtemps : accomplissez ici les vœux de celui qui vous a envoyés. » A ces mots, trois d'entre eux furent tellement touchés qu'ils se jetèrent à ses pieds, en lui demandant pardon; mais le quatrième, après l’avoir décapité, fut aussitôt saisi par le démon, et termina misérablement sa vie en se précipitant dans le feu.

Statue de Saint Léger près de l'autel dans l'église Saint-Léger de Saint-Germain-en-Laye, 17 avril 2013 Attribution: Laubrière

Deux ans après, Ebroïn apprit que le corps du saint homme opérait de nombreux et éclatants miracles; toujours rempli d'une misérable jalousie, il envoya un soldat afin de savoir par lui ce qu'il y avait de vrai en ce bruit. Or, ce soldat orgueilleux et insolent, ne fut pas plus tôt arrivé, qu'il frappa du pied la tombe du saint, en s'écriant « Meure celui qui pense qu'un mort puisse faire des miracles ! » Mais il fut bientôt saisi par le démon et mourut subitement. Cette mort rendit encore le saint plus célèbre. A ces nouvelles, Ebroïn, de plus en plus outré d'envie, prit tous les moyens d'étouffer la renommée de saint Léger; mais, selon que celui-ci l’avait prédit, cet impie périt traîtreusement par le glaive.
Or, saint Léger souffrit vers l’an du Seigneur 680, du temps de Constantin IV.

La Légende Dorée

samedi 4 août 2012

Les années 720 (de 720 à 729) Culture

Inventions, découvertes, introductions

En 723, en Chine, le moine taoïste Yi Xing fait prendre des mesures qui lui permettent de calculer la longueur d'un degré d'un arc de méridien. Cette même année il met au point la première sphère armillaire actionnée par une horloge à échappement hydraulique.

Modèle simple chinois à Pékin. Equipment at the Beijing Ancient Observatory Auteur (w:User:pfctdayelise)Wikimédia Commons

Yi Xing (Chinese: 一行; pinyin: Yī Xíng; I-Hsing, 683–727), Zhang Sui (张遂), est un astronome, mathématicien et moine Bouddhique ayant vécu durant la Dynastie Tang.
Grâce à une sphère armillaire construite par lui-même il calcule les coordonnées de corps célestes et trouve la distance polaire de 28 étoiles du Zodiaque. Comparant ses résultats aux résultats de prédécesseurs et aux sources notoires il déduit que certaines étoiles de la constellation du Sagittaire avaient modifié leur position et émet la supposition d’un mouvement propre aux étoiles découvert des millénaires après sa mort. Il confectionne un globe céleste fonctionnant à l’eau.

Au Japon, achèvement du Nihon Shoki ou Nihongi (Chroniques du Japon), recueil de chroniques légendaires. Son but est de légitimer la dynastie régnante.

Nihonshoki : édition de la période Azuchi Momoyama (1599)Two pages from the "Reigns of the Gods" chapters of the Nihonshoki jindai kan (Chronicles of Japan). One-volume, early movable-type edition with Fukurotoji (bag-style) binding. Momoyama period, printed 1599. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Le Nihon Shoki (日本書紀?, Annales ou Chroniques du Japon), aussi appelé Nihongi (日本紀?) a été rédigé par le prince Toneri (舎人親王?), Ō no Yasumaro (太安万侶?) et d'autres historiens de l'époque. Cet ouvrage écrit en pur chinois constitue l'une des rares sources officielles écrites sur l'histoire des origines du Japon après le Kojiki (古事記?). Tous deux décrivent l'origine divine de la famille impériale japonaise. Sa rédaction fut terminée en 720 par des moines païens.
Comparé au Kojiki qui est plus ancien, le Nihonshoki est plus élaboré et est une source inestimable pour les historiens car il comporte des informations très complètes à propos de l'histoire ancienne du Japon.
Comme le Kojiki, le Nihonshoki commence par des récits mythologiques mais aborde ensuite les événements historiques contemporains. Le Nihonshoki se concentre sur les mérites et les erreurs des souverains. Il rapporte les contacts diplomatiques avec la Chine et la Corée, ainsi que de nombreux autres événements historiques. Le Kojiki était écrit en japonais transcrit avec des caractères chinois. Le Nihonshoki, quant à lui, a été écrit en chinois comme il se devait pour les documents officiels de cette époque.

Vers 725, en Angleterre, publication du traité de Bède le Vénérable De la division du temps (De ratione temporum). On va commencer à compter le temps à partir de la naissance du Christ.

Portrait de Bède dans la Chronique de Nuremberg (1493).http://www.beloit.edu/~nurember/book/images/People/Early_Christian_Medieval/ Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

En 708, Bède est accusé d'hérésie par des moines de l'abbaye de Hexham pour son ouvrage De Temporibus. À l'époque prévaut la théorie des six âges du monde, mais Bède, plutôt que d'accepter l'autorité d'Isidore de Séville, calcule de son côté l'âge du monde et estime que le Christ est né 3 952 ans après la création du monde, alors que les théologiens de l'époque s'accordent sur un nombre d'années supérieur à 5 000.
(...)En science, Bède se penche en particulier sur l’étude de la mesure du temps. Il est le fondateur du comput, science de la datation et du calcul de la date des fêtes mobiles, comme Pâques, dans la religion chrétienne. Dans son comput, Bède détaille deux types de calendriers qu'il est le premier en Occident à présenter, et introduit pour la première fois le système de datation prenant comme référence la naissance du Christ à partir des calculs de Denys le Petit.(...)

L'évêque Boniface fait abattre le chêne sacré de Geismar, principal sanctuaire païen des Chattes, près de Fritzlar en Hesse. Il fait construire avec son bois une chapelle dédié à Saint Pierre. Cet évènement marque le début de la christianisation des tribus du nord de l'Allemagne.

Boniface et le chêne sacré, gravure de Bernhard Rode (1725-1797), 1781 Eigene Fotografie (own photography) Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Rédaction en Neustrie du Liber Historiae Francorum par un anonyme, entre 727 et 737.
Le Liber Historiæ Francorum (Livre de l'histoire des Francs) est une chronique anonyme rédigée vers 727. Elle est d'abord nommée Gesta Regum Francorum avant que Bruno Krusch la republie en 1888 et la renomme Liber Historiae Francorum.
C'est la première source narrative historiographique franque à ne pas remonter, au début de son récit, aux origines du monde. L'auteur, peut-être un laïc de Neustrie, écrit sous le règne de Thierry IV (721-737). En 53 chapitres, il rapporte l'histoire des Francs en empruntant d'abord à Grégoire de Tours, puis diversifie ses sources. Les informations qu'il donne sont particulièrement importantes pour la connaissance du VIIe siècle. L'œuvre a davantage été diffusée au Moyen Âge que les récits de Grégoire de Tours ou la chronique de Frédégaire.

Architecture

En 724-728, en Tunisie, la Grande Mosquée de Kairouan, qui est la première mosquée de l'occident musulman, fait l'objet d'une campagne de reconstruction et d'agrandissement supervisée par Bichr Ibn Safwan gouverneur du calife omeyyade Hicham ben Abd al-Malik ; c'est de cette époque que date la partie inférieure du minaret construite en blocs de pierres appareillées de remploi.


Ancienne carte postale (1900) montrant le minbar et la maqsura.Attribution Orientalist/Wikimédia Commons

Minaret de base carrée à trois étages dégressifs dont les deux premiers sont surmontés de merlons arrondis Attribution Keith Roper/Wikimédia Commons

Saint Pirmin (vers 670-3 novembre 753 à l'abbaye de Hornbach), est un évêque missionnaire et un saint de l'Église catholique romaine.

Statue néo-gothique de Saint Pirmin, au monastère de Murbach Attribution Alex/Wikimédia Commons

Abbaye de Reichenau devenue Abbaye de Saint Georg, Reichenau, Allemagne Attribution Drolexandre/Wikimédia Commons

Saint Pirmin fonde en 724 le monastère de Reichenau, dans l'île du même nom, sur le lac de Constance, puis un grand nombre d'autres abbayes entre les Vosges et la Forêt-Noire, telles que Gengenbach (détruite pendant la guerre de trente ans) en 725, dans la vallée de la Kinzig, avec le comte franc Eberhard, et Murbach en 728, avec le même Eberhard, la dotant de domaines jusqu'en Suisse.

Abbaye de Murbach Fotograf: Alex für die Wikiped Wikimédia Commons


Le château de Sutri, pris par les Lombards en 728, est donné ou restitué au pape par Luitprand ; Cette donation est considérée comme la première étape dans la constitution du Patrimoine de Saint Pierre.

Sutri et sa cathédrale Lazio, Italy Attribution Ulrich Mayring put it under the GFDL

Le Patrimoine de Saint Pierre en Tuscie est le nom de l'une des quatre provinces créées par le pape Innocent III (1198-1216) au cours de sa première année de pontificat. Elle comprenait l'actuelle province de Viterbe, Civitavecchia en excluant le district de Rome.
Elles sont gouvernées par des fonctionnaires nommés par le pape, les recteurs. Par la suite, la présence d'un recteur général apparait, qui coordonnant les activités des recteurs provinciaux et en réfère directement au pape.

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