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dimanche 7 juillet 2013

Les années 510 (de 510 à 519) Histoire

Événements

Concile d'Orléans.
En juillet 511, Clovis réunit un concile des Gaules à Orléans, qui prend fin le dimanche 10 juillet. Le concile rassemble trente-deux évêques, et est présidé par l'évêque métropolitain Cyprien de Bordeaux ; la moitié viennent du « royaume des Francs ». Les évêques métropolitains de Rouen et Tours sont présents mais pas celui de Reims. Les évêques de Gascogne sont absents à cause de troubles dans leur région mais également ceux de Belgique et de Germanie du fait du manque de pénétration de l'Église catholique romaine dans ces régions. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus fils de la Sainte Église catholique », par tous les évêques présents.(...)
Ce concile vise à remettre de l’ordre dans l’épiscopat du royaume des Francs, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.(...)
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdure près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque-là païennes, de plus en plus christianisées, lui font davantage confiance.

Partition du royaume de Clovis.

Partage du royaume franc entre les quatre fils de Clovis. Grandes Chroniques de saint-Denis. Toulouse, bibliothèque municipale, France. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired. 

À la mort de Clovis, ses fils Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire se partagent, conformément à la tradition franque, le royaume qu'il avait mis une vie à réunir.

La Gaule en 511, après le partage du royaume des Francs entre les fils de Clovis.Travail personnel sur un fond de carte de historicair : Image:Blank map of Gaul 1st century BC.svg. D'après Paul Vidal de La Blache, Monarchie franque à la mort de Clovis (511) Image:Division_of_Gaul_-_511.jpg et Bruno Dumézil, La reine Brunehaut, éditions Fayard, 2008, p. 536. Attribution: Romain0 Domaine public

L'essentiel de la Gaule ayant été soumis, sauf la Provence, la Septimanie et le royaume des Burgondes, son royaume peut donc être découpé en quatre parts, dont trois à peu près équivalentes. La quatrième, entre Rhin et Loire, est attribuée à Thierry, l'aîné des fils de Clovis, qui avait été compagnon des combats de son père et était né d'une union païenne avant 493. Elle est plus grande, puisqu'elle couvre environ un tiers de la Gaule franque.

Fin de la crise du monophysisme.
Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au Ve siècle dans l'Empire byzantin en réaction au nestorianisme, et ardemment défendue par Eutychès et Dioscore d'Alexandrie. Elle affirme que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine.

Les Slaves sont mentionnés par Procope de Césarée en Bohême et en Moravie (496-512). Vers 560, ils dominent le pays, sans doute avec des restes de populations germaniques et celtes.
Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois dès le Ier siècle apr. J.-C., Pline l'Ancien et Tacite parlent de Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains. Au IIe siècle, Claude Ptolémée, tirant des informations des voisins méridionaux des Slaves, fait mention de Suovenoî, première apparition de la racine du mot « slave ». Il désigne des peuples Indo-Européens du Nord, proches des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique. Il est également possible que les Protoslaves aient été apparentés aux peuples Scythes. Avant cette date, ils n'étaient pas directement en contact avec l’Europe méditerranéenne : on suppose cependant que ce sont eux que Pline mentionne sous le nom de Vénèdes, probablement une forme latine du nom de Wendes que leur donnaient les Germains1. Mais les mentions sont très rares avant qu’ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie soit « les glorieux » (de Slava), soit « ceux qui parlent » (de Slovo).

Inde :

Mihirakula, fils de Toramâna, chef des Huns Blancs (Hephtalites) envahit l’Inde du Nord, ruine le royaume kusâna de Gandhara et détruit le royaume Gupta.

Mihiragula ou Mihirakula (Chinois: 大族王, japonais: Daizoku-o) est un souverain des Huns Hephthalites. Fils de Toramâna, c'est le fondateur du pouvoir des Huns en Inde. Il arrive au pouvoir vers 502. Son nom signifie « fleur du Soleil » en sanscrit classique.
Mihiragula est décrit dans le Voyage en Occident de Xuanzang (VIIe siècle) comme un bon dirigeant qui étend son pouvoir sur les royaumes environnants. Il est cité comme adorateur du dieu hindou Shiva dans une inscription du temple du soleil situé dans le territoire de Gwâlior. D'après la Râjataranginî, c'est un tyran d’une grande cruauté. En 528 il est vaincu par une coalition de royaumes indiens dirigée par Yashovarman (en), roi de Mâlvâ, il se réfugie alors au Cachemire dont il disparaît vers 542. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.

Le royaume Vakataka du Dekkan est démembré entre 515 et 550. Son pouvoir prend fin avec l'établissement de la dynastie Chalukya.
La dynastie Chalukya est une dynastie royale indienne qui règne sur une grande partie de l'Inde du Sud et centrale entre le VIe et le XIIe siècle.
La domination des Chalukyas marque une étape importante dans l'histoire de l'Inde du Sud et un âge d'or dans l'histoire du Karnataka. La carte politique de l'Inde du Sud passe d'une mosaïque de petits royaumes à un grand empire organisé avec l'ascension des Chalukyas Badami. Pour la première fois, un seul royaume contrôle la région entre les fleuves Kâverî et Narmadâ. La grandeur de cet empire entraîne la création d'une administration efficace, le développement du commerce intérieur et des échanges outre-mer et d'un nouveau style architectural dit « architecture Chalukya ». La littérature kannada, déjà soutenue par les rois Rashtrakuta au IXe siècle, trouve de nouveaux mécènes dans les Chalukyas occidentaux, notamment pour les traditions Jaïn et Veerashaiva. Le XIe siècle voit la naissance de la littérature Télougou sous le patronage des Chalukya orientaux.

Personnages significatifs

Amalaric (voir les années 500)

Anastase Ier (voir les années 490)

Cassiodore (voir les années 490)

Césaire d'Arles (voir les années 490)


Childebert Ier, « Combat brillant  » en vieux francique, (né vers 497 à Reims - mort le 13 décembre 558 à Paris), fut Roi de Paris de 511 à 558 et roi d'Orléans de 524 à 558.

 
Statue de Childebert Ier au Louvre. Le roi Childebert, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés Attribution: Jebulon
 Childebert était le quatrième fils de Clovis et le troisième des quatre que ce dernier eut avec Clotilde.
À la mort de son père, en 511, le royaume est divisé en quatre : l'aîné, Thierry en a la moitié et les trois fils de Clotilde se partagent la moitié restante. Childebert devient roi de Paris. Son royaume comprenait les cités de la future Normandie avec le Maine et le Bordelais au sud de la Loire. (à suivre...)


Clodomir ou Clodomer « Glorieux et grand », chlod (gloire) et mir, mer (grand) en vieux francique, est roi des Francs du royaume d'Orléans de 511 à 524. Il est né vers 495 et mort le 25 juin 524 à Vézeronce.À la mort de son père Clovis, en 511, Clodomir partage le royaume des Francs avec ses trois frères Thierry, Childebert et Clotaire. Thierry, l'aîné, bien que né d'une épouse de second rang, fut largement avantagé en raison du droit de la mère (Mutterrecht), une princesse franque rhénane. Clodomir partagea la moitié du royaume de Clovis avec ses deux autres frères. C'est le royaume d'Orléans, taillé dans l'ancien royaume de Syagrius qui lui échoit. Ce royaume fut le seul composé d'un seul bloc situé à cheval sur la Loire avec comme capitale Orléans, ville conciliaire en 533, 541, 549 et comportant notamment les évêchés de Tours, Poitiers, ainsi que les villes de Bourges et le Limousin. (à suivre...)


Clotaire Ier dit le Vieux, né vers 4981, mort le 29 novembre ou le 31 décembre 561, est un roi franc de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, roi des Francs, mort en 511. Clotaire devient roi de Soissons en 511, roi d'Orléans en 5243, roi des Burgondes en 534, roi de Metz en 555, roi de Paris en 558 ; de 558 à 561, il est seul à la tête du royaume des Francs réunifié comme sous le règne de Clovis.
Après la mort de Clovis survenue le 27 novembre 511, le royaume des Francs est partagé entre Clotaire et ses trois frères : Thierry Ier, Clodomir et Childebert Ier.

Tête de Clotaire Ier provenant de la crypte de l'abbaye Saint-Médard. Musée municipal de Soissons. Roi des Francs This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

En raison du droit de la mère (Mutterrecht), les différentes reines se voient accordées pour leurs fils une portion de royaume en tenant « la balance égale ». Clovis ayant eu deux épouses, le royaume est d'abord divisé en deux. L'aîné, Thierry, fils de la première épouse, est largement avantagé en recevant le royaume de Reims. Le royaume de Clotaire se compose de deux parties, l'une en Gaule belgique, correspondant au royaume des Francs Saliens, où il établit sa capitale à Soissons et qui comprend les diocèses d'Amiens, d'Arras, de Saint-Quentin et de Tournai, l'autre en Gaule aquitaine comprenant les diocèses d'Agen, Bazas et Périgueux. (à suivre...)


Saint Hormisdas, né à Frosinone près de Rome, mort à Rome, le 6 août 523, fut pape du 20 juillet 514 jusqu'à sa mort le 6 août 523.

Hormisdas Le 52e pape Hormisdas Pape de l’Église catholique http://www.fatimachurchkodambakkam.org/pope-6century.html This media file is in the public domain in the United States. This applies to U.S. works where the copyright has expired, often because its first publication occurred prior to January 1, 1923

L'Église catholique le vénère comme saint et le célèbre localement le 6 août.
Il se fit remarquer par son zèle contre les Eutychéens.
En matière de discipline ecclésiastique, il décréta que les charges d'Église ne devaient pas être attribuées en échange de privilèges ou de dons.
Son inhumation se fit dans l'ancienne basilique Saint-Pierre, à la suite de 9 ans et 15 jours de pontificat. Il est fêté le 6 août.

Justin Ier
Fondateur de la dynastie justinienne, Justin Ier dit le Grand est né en 450 ou 452 près de Niš; il devint empereur à un âge avancé le 9 juillet 518 et mourut le 1er août 527.

Justin Ier Empereur byzantin Profil de Justin Ier sur une pièce de monnaie Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Grâce à son neveu et fils adoptif, Justinien, il parvint à mettre un terme au conflit qui opposait partisans du concile de Chalcédoine et monophysites. Son zèle pour l’orthodoxie le fit toutefois entrer en conflit avec Théodoric, le chef des Goths ariens qui régnait sur une bonne partie de l’Italie. Les relations avec les Perses sassanides, cordiales au début du règne, dégénérèrent en une guerre qui se poursuivit sous Justinien.
Avec le règne de Justin s’éteint le vénérable empire romain d’Orient; avec celui de Justinien, nous assistons à une renaissance qui marque la naissance de l’empire byzantin.


Sigismond, fils de Gondebaud, vénéré comme saint, fut roi des Burgondes de 516 à 523.
Attaché à l'arianisme par sa famille, il se convertit au catholicisme entre 502 et 506 sous l'influence d'Avit, évêque de Vienne.

Sigismond, fresque sur le mur nord de la nef de l'église de la Trinité de Constance, peinte entre 1417 et 1437 Attribution: User:Fb78 This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il devient roi à part entière après la mort de Gondebaud au printemps 516.
Marié vers 494 à Ostrogotha, fille du roi Ostrogoth Théodoric le Grand et devenu veuf, il se remarie dit-on, avec la servante de sa défunte femme dont le nom est inconnu en 518.
Ségéric, son fils a une violente dispute avec la nouvelle femme de son père. Elle va se plaindre à Sigismond en lui disant que son fils projette de le tuer, afin de joindre son royaume à celui de Théodoric dont il est le petit-fils par sa mère. Sigismond le fait étrangler pour l'éliminer de la succession royale. Mais, pris de remords, il s'enferme, dit-on, dans le monastère d'Agaune en Valais, pour prier et jeûner.


Clodomir supervise l'execution de Sigismond, roi de Burgondie (?). . Valenciennes, bibliothèque municipale, Manuscrit 637, fol. 14v. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Lorsque trois des fils de Clovis envahissent la Burgondie, sur les encouragements de leur mère Clotilde, Sigismond est battu et se réfugie de nouveau au monastère d'Agaune. Il est livré à Clodomir par l'aristocratie burgonde, qui place son frère Godomar III sur le trône. Le 1er mai 524, Clodomir le fait décapiter avec sa femme et ses deux fils, Gistald et Gondebald, puis leurs corps sont jetés dans un puits dans un lieu nommé Columna (Coulmier) près d'Orléans, aujourd'hui Saint-Sigismond-du-Loiret.

Thierry Ier ou Théodoric, né entre 485 et 490 et mort en 534, est le fils aîné du roi des Francs Clovis. Lors du partage du royaume des Francs qui suit la mort de son père, en 511, il hérite du nord-est et de l'Auvergne, avec Reims pour capitale.

« Thierri I. roy de France » par Jean Dassier (1676-1763). Buste du roi à gauche ceint d'une couronne. Bibliothèque nationale de France. Attribution: User Rinaldum on fr.wikipedia
Dans le partage de 511, bien que les sources insistent sur la caractère égalitaire des lots, en raison du droit de la mère (Mutterrecht), Thierry obtint « la part du lion ». Son Teilreich comprend l'ancienne Belgique première (avec Trèves), une partie de la Belgique seconde (avec Reims et Châlons), les deux Germanies (avec Cologne et Mayence) et, par-delà, une large ouverture sur les territoires alamans sur lesquels les Francs, depuis les campagnes de Clovis et la chute du royaume de Cologne, exercèrent une sorte de protectorat. Au nord, l’ancienne cité de Tongres parut constituer une sorte de zone-tampon où l’influence des Francs rencontra celle des Thuringiens et probablement celle des Warnes. S’y ajoutent l’Auvergne et une frange orientale de l’Aquitaine, conquises par Thierry pour son père lors de la guerre contre les Wisigoths en 507/508, avec les cités de Clermont, Le Puy, Cahors, Albi, Rodez, sans doute Limoges, peut-être Javols.(à suivre...)

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samedi 29 juin 2013

Les années 440 (de 440 à 449) Histoire

Événements

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc.

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc Attribution: HJPD/Wikimédia Commons

440-443 et 447-448 : guerre des Huns contre l’Empire d'Orient.
443 : en août, première paix d'Anatole avec Constantinople.
445 : Attila assassine son frère Bleda (voir les années 430) et devient le seul monarque des Huns.
447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
   
440-441 : guerre entre la Perse et l’Empire d’Orient en Arménie.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
  
441-442 : selon la Chronica Gallica, la Grande-Bretagne est entièrement tombée au pouvoir des Saxons.
La Chronica Gallica de 452 est une chronique historique de l'antiquité tardive.
Elle a été éditée sous le nom de Chronica Gallica par Theodor Mommsen avec la Chronica Gallica de 511 dans les Monumenta Germaniae Historica. Elle est parfois citée comme Chronicon imperiale, car elle indique les années des empereurs ou Chronicon Pithoeanum, du nom de son premier éditeur, Pierre Pithou en 1588.
La Chronique, qui se veut une continuation de la Chronique de Jérôme, débute en 379 et se termine avec l'arrivée d'Attila et des Huns en Italie en 452. L'information concerne essentiellement la Gaule et la partie occidentale de l'Empire. Malgré son nom la date de 452 n'est pas nécessairement la date de rédaction - qui est inconnu - mais seulement la date de rédaction la plus ancienne possible. Son auteur est inconnu, on pense qu'elle fut composée dans la région de Marseille par un clerc.
   
443 : les Burgondes deviennent fédérés de Rome. Création d'un royaume burgonde en Sapaudie.

Kreuzwertheim, lieu d'implantation d'une fortification burgonde élevée vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main Source: Transferred from de.wikipedia; transferred to Commons by User:Nico-dk using CommonsHelper.Author: Original uploader was Elektromann at de.wikipedia Released into the public domain (by the author). 

La période qui suivit la descente du Rhin (370/373) jusqu'à l'invasion de la Gaule par les peuples barbares (406/407) reste une partie obscure de l'histoire burgonde. Katalin Escher écrit que c'est pendant cette période que les Burgondes acquirent de nouveaux territoires et qu'un personnage unique, le roi tribal de la fin du IV siècle Gibica, personnage historique, ou son successeur Gundahar unifia les clans sous son autorité. Gundahar, écrit-elle, pourrait déjà avoir régné en 406.
Du côté de l'Empire, les Burgondes sont à plusieurs reprises en conflit avec Rome à l'occasion de tentatives d'incursion, mais, vers 369-370, ils font alliance avec les Romains contre les Alamans.
L'archéologie a permis de mettre en évidence l'existence d'un établissement fortifié burgonde datant de la fin du IVe siècle à Kreuzwertheim sur l'avancée rocheuse du Wettenburg, dans un méandre du Main.
   
447-449 : des mercenaires saxons puis angles et jutes s’établissent en Grande-Bretagne à l’appel du chef celte Vortigern pour lutter contre les Scots et les Pictes. Suite à l'invasion de la Bretagne romaine par les Angles et les Saxons. Les Bretons s'installent en Armorique où ils effacent toute trace de la civilisation romaine.
À partir du milieu du Ve siècle, de nouveaux envahisseurs germaniques, les Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton fut capturé). Ils finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations celtes peu romanisées établirent de nombreux « royaumes celtiques » dans l'île, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
   
Vers 440 :
       
Les Francs de Clodion le Chevelu prennent Cambrai et Arras et dominent la Somme.

Les Huns Hephtalites, originaires de l’Altaï, libérés de la tutelle des Ruanruan se jettent sur la Sogdiane et la Bactriane.

Personnages significatifs

Aspar (Voir les années 420)
   
Aetius (Voir les années 420)
   
Attila (Voir les années 430)
   
Bleda (Voir les années 430)
   
Clodion le Chevelu (Voir les années 430)
   
Eutychès
Eutychès ou Eutukhès, mort vers 454, était une personnalité du christianisme ancien. Farouchement opposé au nestorianisme, proche de Chrysaphios, l'influent eunuque de Théodose II, sa doctrine s'inscrit à la suite d'Apollinaire de Laodicée et de Cyrille d'Alexandrie, refusant d'envisager dans le Christ deux natures distinctes et décrivant au contraire l'unité du Christ comme la fusion de deux natures en une seule.

Eutychès meurt vers 454. Ses partisans nommés « eutychéens » (partisans d'une seule nature ou monophysites) furent supplantés par les disciples de Dioscore d'Alexandrie et de Sévère d'Antioche qui professaient le miaphysisme. Cette dernière doctrine fut adoptée par les Églises des trois conciles établies en Syrie, en Arménie, en Égypte et en Éthiopie.
   
Genséric (Voir les années 420)
   
Hengist et Horsa
Hengist (ou Hengest en vieil anglais) et Horsa sont deux frères originaires du Jutland (Danemark) qui, selon la tradition, auraient mené leur peuple durant l'invasion de la (Grande-)Bretagne et fondé le premier royaume anglo-saxon sur l'île : le royaume de Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Ces deux rois sont considérés comme semi-légendaires. En langue germanique, Hengest signifie étalon, tandis que Horsa fait référence au cheval.


Hengist Représentation imaginaire d'Hengist John Speed, Saxon Heptarchy, 1611.This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.    

Honoria
Honoria (Justa Grata Honoria), née en 416 ou 417 à Ravenne, morte en 455 ou 457 à Constantinople, est une princesse romaine, sœur de Valentinien III, empereur d’Occident de 425 à 455.  

Honoria couronnée Augusta par les mains de Dieu.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Co-impératrice à Ravenne, elle est forcée par son frère cadet Valentinien III de vivre chastement afin de sauvegarder l’unité du pouvoir. Mais Honoria prend un amant, Eugène, en 449 et le scandale éclate. Elle est envoyée à Constantinople pour y être mieux gardée, tandis qu'Eugène est condamné à mort.
Au printemps 450, Honoria demande secrètement l’aide d’Attila et lui envoie sa bague. Attila prend cela pour un demande en mariage et demande la Gaule pour dot. Honoria est rapatriée d’urgence à Rome où la cour s’est installée en 450, et forcée d'épouser Flavius Bassus Herculanus, un sénateur sans ambition.
En 451, Attila envahit la Gaule (bataille des champs Catalauniques) mais devra battre en retraite. On ne sait rien de la fin d'Honoria.

Mérovée
Mérovée Roy de France - Vue d'artiste (médaille en bronze de Jean Dassier, 1720. Bibliothèque nationale de France)This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.
   
Mérovée (ou encore Merowig, Mérovech), né vers 412 et mort en juillet 457, est considéré comme le second roi des Francs saliens. Son existence est entourée de tant d'obscurité que certains historiens en ont fait un roi légendaire1. Il aurait régné de 448 à 457.
Mérovée a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens. Les rois mérovingiens n'ont jamais contesté son existence et se glorifièrent d'appartenir à sa lignée.

Mérovée sous sa tente - (miniature des Grandes chroniques de France, XIVe siècle). Author: Original uploader was Polmars at fr.wikipedia This image is in the public domain due to its age.

Peu de documents attestent de l'existence de Mérovée. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée [...] ».

Camée du XVIe siècle représentant Mérovée de profil, à droite. Bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Une légende, relatée à une époque plus tardive — la chronique de Frédégaire (III, 9) en parle au VIIe siècle — entretient le doute quant à la réelle existence de Mérovée : sa mère, l'épouse du roi Clodion, déjà enceinte, fut séduite par une "bête de Neptune semblable au Quinotaure" alors qu'elle se baignait dans l'océan. Enceinte une deuxième fois, les deux sangs se mélangèrent pour donner naissance à une nouvelle dynastie dont les membres étaient investis de grands pouvoirs et d'une aura de magie et de surnaturel, caractéristique des Mérovingiens.

Priscus
Priscus (ou : Priscus Panoniensis, Priscus Panita1), né à Panium (actuel village de Rumeli Feneri, dans le district de Sarıyer à Istanbul), est un historien grec originaire de Thrace et un diplomate au service des empereurs d'Orient Théodose II (408-450) et Marcien (450-457).
Dans son œuvre historique, il fournit des informations sur la cour d'Attila où il est présent lors d'une mission diplomatique en 449.

Priscus de Panium (détail du Régal d'Attila de Mór Than) Priscus of Panium (left). Detail from Image:MorThanFeastofAttila.jpg, cropped by Mirv This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Priscus est l'auteur d'un ouvrage d'histoire en huit livres (l'Histoire byzantine), probablement de l'avènement d'Attila à celui de Zénon (433-474). Seule des fragments nous en sont parvenus, en grande partie préservés dans les Getica de Jordanès. La description d'Attila, de sa cour et de la réception des ambassadeurs romains est un aperçu précieux sur l'histoire de l'époque. Le style de Priscus est simple. Son impartialité et sa fidélité l'ont placé parmi les auteurs honorables de son temps.
   
Théodose II (Voir les années 400)
   
Tuoba Tao
Tuoba Tao (ou T’o-pa T’ao) est le nom personnel de l'empereur Taiwudi de la dynastie des Wei du Nord, issue du peuple turc des Tabghatch (ou Tuoba en mandarin). Il est le troisième empereur de la dynastie Wei du Nord et règne de 424 à 451. Il lutte contre les Ruanruan et contre l’empire de Nankin. Il impose progressivement son autorité sur toute la Chine du Nord1.
Tuoba Tao est assassiné à la suite d'intrigues de palais le 11 mars 452.  

Valentinien II (Voir les années 370)

Vortigern
Vortigern (en gallois moderne Gwrtheyrn) fut un roi de l’île de Bretagne du Ve siècle après J.-C. La qualification de « roi » est contredite par Gildas, qui le décrit plutôt soit comme « président », soit comme « principal du conseil ». Si la réalité historique du personnage n’est pas remise en cause, il convient cependant d’être prudent, car ce qui nous a été transmis à son propos relève plus du légendaire de la matière de Bretagne, d’autant qu’on le retrouve associé à la légende arthurienne.


Vortigern Detail from Lambeth Palace Library MS 6 folio 43v illustrating an episode in Geoffrey of Monmouth's Historia regum Britanniae PD-art

On retient l’année 410 pour situer la fin de la présence romaine dans l’île de Bretagne. C'est peu après que Vortigern apparaît, à cette époque que l’historiographie anglaise nomme les Dark Ages (c’est-à-dire les « âges sombres »). Il est considéré comme un notable britto-romain. Selon les sources, il est souverain de toute l’île, vers 425, ou roi des Brittons-romains du Kent (le Cantium antique), vers 450.

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vendredi 28 juin 2013

Les années 430 (de 430 à 439) Histoire

Événements

430-440 : les Francs saliens avancent jusqu'à Tournai et Cambrai.
Les Saliens sont les membres d'un des peuples germaniques qui constituent la ligue des Francs. Ce peuple vivait à l'origine sur la rive droite du Rhin, comme tous les autres peuples francs, à proximité de son embouchure quant à eux. Ils étaient voisins des Chamaves et des Bataves, autres peuples francs, mais aussi de deux autres peuples non francs, les Frisons et les Chauques.
   
431 : les Vandales prennent Hippone. Les Vandales sont un peuple germanique oriental.
Ils conquirent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au Ve siècle.
Ils fondèrent également le « royaume vandale d'Afrique » (439–534).   

432 : le roi des Huns Rugas (voir le années 420) unifie l'Empire hunnique. Il reçoit un tribut annuel considérable de la part de l'empire d'Orient.
   
434 : à la mort de Rugas l'empire des Huns est partagé entre ses deux neveux, les frères Attila et Bleda.

Attila Gyula Bela Source Illustration for "Il costume antico e moderno o storia del governo, della milizia, della religione, delle arti, scienze ed usanze di tutti i popoli antichi e moderni" by Giulio Ferrario, Vol. VII pt. 2, Europa, Firenze, Vincenzo Batelli, 1831 Auteur Luigi Giarrè (died in 18?) and Vincenzo Stanghi (died on 1860) Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Bleda, né v. 390 et mort poignardé par des partisans de son frère Attila fin 444 ou début 445, est le fils aîné du prince Moundzouk. Désigné pour être roi des Huns après la mort de son oncle Rugila, qu'il fit certainement empoisonner, il régna par la suite avec son frère de 434 à 445, car il pensait qu'il n'avait pas la mentalité pour gouverner un royaume, et encore moins le gigantesque empire hunnique. Dans la mythologie hongroise le frère d'Attila s’appelait Buda.
Dès qu'il monta sur le trône, il cassa l'accord des 20 000 cavaliers « prêtés » à Valentinien III et réunit une armée. Avec celle-ci, il combattit Théodose II au début de son règne, et fit augmenter le tribut que lui devait Byzance.
Il essaya de faire assassiner son frère cadet.
   
435 : traité de paix du comte Trigetius avec les Vandales. Fondation du royaume des Vandales en Afrique du Nord.
   
435-437 : révolte des Bagaudes en Gaule.
Les bagaudes (bagaudae en latin) étaient, sous l'empire romain du IIIe et IVe siècle, le nom donné aux bandes armées de brigands, de soldats déserteurs, d'esclaves et de paysans sans terre qui rançonnaient le nord-ouest de la Gaule. Le poids de la fiscalité romaine conjugué à la misère causée par le refroidissement du climat et les pillages des barbares venus du nord semble être, pour la plupart de ces hommes, le motif de vouloir vivre de rapines. Ce nom bagaude dérive du mot celtique qui a donné le breton bagad, qui signifie troupe, groupe, troupeau. Certaines bagaudes se doteront d'une organisation politico-militaire. Dans leur plus grande extension, elles couvriront les deux cinquièmes du territoire de la Gaule (Nord-ouest principalement).
   
436 : les Huns détruisent le royaume burgonde de Worms.
   
439 : les Vandales prennent Carthage. Fondation du Royaume vandale.
Le royaume vandale est un royaume ayant existé en Afrique du Nord de 429 à 534. Il disparaît après la reconquête byzantine de la région, et plus précisément lors de l'abdication du dernier roi vandale d'Afrique du Nord, Gélimer, en mars 534.
Il est créé dans le contexte de la sédentarisation, dans la région la plus éloignée atteinte par les colonnes de peuples des Grandes invasions, entreprise par les Vandales et les Alains qui leur sont soumis, l'aristocratie dominante devenant peu à peu celle des Vandales. De 429 à 439, les Vandales conquièrent une partie des territoires situés sur la côte nord-africaine et s'établissent durablement dans l'actuelle Algérie orientale, avec comme capitale l'actuelle Béjaïa, puis définitivement à Carthage dans l'actuelle Tunisie.

Rome paye tribut aux Huns et leur abandonnent la Pannonie.
La Pannonie (en latin Pannonia) est une ancienne région de l'Europe centrale, limitée au Nord par le Danube et située à l'emplacement de l'actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l'Autriche et de la Slovaquie.
   
Les Wisigoths s’emparent de Toulouse
   
Code de Théodose.
Le Code de Théodose ou Code théodosien (Codex Theodosianus en latin) est un recueil de décisions impériales romain promulgué par Théodose II. Le sénat de Rome prit officiellement connaissance de l’ouvrage le 25 décembre 438 et il entra en vigueur le 1er janvier 439.
Premier recueil officiel de ce genre, réalisé sur ordre de l'empereur d'Orient Théodose II qui prescrivit de rassembler dans un ouvrage les constitutions générales émises depuis le règne de Constantin Ier. Le Code fut promulgué à Constantinople le 15 février 438, ainsi qu’en témoigne la novelle De Theodosiani Codicis auctoritate adressée au préfet du prétoire d’Orient Florentius. Le chapitre 3 de cette novelle indique qu’à partir des calendes de janvier personne ne pourrait invoquer des textes ne figurant pas dans le Code ; le chapitre 6 dispose que les lois non référencées dans le Code à la date de sa publication seront rejetées comme fausses, à l'exception des dispositions relatives aux affaires militaires, fiscales et administratives.

Personnages significatifs

Aetius (voir les années 420 histoire)
   
Attila
Attila, roi des Huns, illustration pour les Chroniques de Nuremberg, Hartmann Schedel (1440-1514) This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Attila, né aux alentours de 395 dans les plaines danubiennes et mort en 453 dans la région de la Tisza dans l'Est de la Hongrie actuelle, est le roi des Huns de 434 jusqu'à sa mort en 453, selon l'historiographie romaine. Durant les cinquante années précédant son avènement, l'Empire hunnique s'étend de l'Asie centrale à l'Europe centrale et soumet de nombreux peuples germains. Son règne marque le début d'une grande confrontation avec l'Empire romain. Cette guerre tourne court avec la mort précoce d'Attila au retour d'une campagne victorieuse dans la péninsule italienne. Son empire n'a pas survécu à sa mort, mais il est parfois considéré comme l'évènement déclencheur des « invasions barbares » et indirectement de la chute de Rome et de la fin de l'Empire d'Occident.

Alpin évêque de Chalons arrête Attila avant qu'il ne dévaste la ville. Vitrail de l'église saint-Alpin de Châlons.Attribution: G.Garitan Wikimédia Commons

La culture des Huns et la personnalité d'Attila ont fasciné ses contemporains. L'historiographie chrétienne a créé une légende noire autour du personnage mais d'autres traditions scandinaves et germaniques l'ont érigé en figure positive. Les Hongrois le célèbrent comme un héros fondateur. Ces mythes divergents se retrouvent dans les nombreuses représentations artistiques d'Attila, de l'Antiquité à nos jours.


Fine work of art representing Attila at Badisches Landes museum, Karlsruhe.1856 Source     http://www.dinosoria.com/tragedie/attila_01.jpg Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.    

Boniface (comte)
Boniface, né en Thrace, mort trois mois après sa victoire à Rimini (Italie) en 432, est un général de l'empire romain d'Occident de la première moitié du cinquième siècle, sous les règnes d'Honorius, puis de Valentinien III.

En 413, il s'illustre dans la défense de Marseille face aux assauts du roi wisigoth Athaulf.
Tribun militaire en Afrique et chrétien, il se laisse dissuader par Augustin de se faire moine. On a besoin de lui pour la protection de l'Afrique.
Après la mort de Constance III en 421, il est nommé comte d'Afrique, Il devient de ce fait responsable militaire de la quasi–totalité des provinces d'Afrique, la partie alors la plus riche et la plus fidèle de l'empire d'Occident.
Après la mort d'Honorius en 423, il soutient les intérêts de la dynastie légitime lors de l'usurpation de Jean (423-425). Il bloque l'approvisionnement de Rome en blé africain et contribue ainsi à l'avènement de Valentinien III.
Sous Valentinien III
Après avoir épousé Pélagie, une arienne, il est appelé par Galla Placidia à Ravenne en 427 sur le conseil du maître de la milice Félix, peut-être par l'effet des intrigues d'Aetius. Il refuse d'obéir et la cour de Ravenne le déclare rebelle et envoie des troupes contre lui, qu'il tient en échec. Il se serait vengé en appelant en Afrique Genséric et les Vandales (429). Il veut ensuite s'opposer à leur établissement mais sans succès. Rappelé à la cour, il est envoyé par l'impératrice contre l'ambitieux Aetius : il le bat mais est mortellement blessé, en 432, près de Rimini, dans un combat acharné, et meurt trois mois après.
   
Clodion le Chevelu
Clodion dit le Chevelu (vers 390 - vers 450) était le chef des Francs saliens et le plus ancien roi de la dynastie des Mérovingiens dont l’existence soit certaine.


Clodion« Clodion roy de France » par Jean Dassier (1676-1763) médailleur. Buste du roi à gauche coiffé d'un chapeau garni d'une couronne barbare. Bibliothèque nationale de France. NB : Cette représentation fantaisiste ne correspond à aucune réalité historique.Attribution: User Rinaldum on fr.wikipedia

Légende autour de Clodion : La naissance de Mérovée
Après vingt ans de règne, Clodion meurt vers l'an 450. On ne sait ni le nom de sa reine, ni le nombre de ses enfants. Il serait le père de Mérovée.
Il existe une légende sur Clodion ou plus exactement sur Mérovée. Grégoire de Tours n'a pas voulu la reprendre car elle était trop païenne. Mais la chronique de Frédégaire, au VIIe siècle, moins regardante, nous la donne.

Estampes par Nicolas de Larmessin.f011.Clodion le Chevelu, roi des Francs Nicolas de Larmessin (1632–1694) 1690 Source:Bibliothèque nationale de France Domaine public

La voici résumée par Godefroid Kurth : « Un jour que la reine, femme de Clodion, se baignait dans la mer, un dieu s'unit à elle, et de cette union naquit Mérovée, le héros éponyme de la dynastie franque. » Le dieu en question est une Bistea Neptuni, un Quinotaure, un dieu fluvial cornu. Cette fable semble très ancienne, elle nous dit ce que Grégoire de Tours ne nous dit pas : Mérovée avait pour mère la femme de Clodion.
   
Galla Placidia (voir les années 410 histoire)
   
Hilaire d'Arles
Figure énergique et originale, Hilaire d’Arles (Hilarius Arelatensis, 401 - 5 mai 449) fut de ces moines-évêques qui, à la suite de saint Martin, contribuèrent activement à l'enracinement du christianisme en Gaule. Il fut archevêque d’Arles de 430 à sa mort et saint de l'Église catholique romaine ; il est fêté localement le 5 mai.


Hilaire d'Arles. Manuscrit illuminé du XIVe siècle circa 1340 Source: www.pga.art.edu  This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Consumé par son zèle et ses austérités, Hilaire tombe malade à l'âge de 48 ans et, après avoir désigné son successeur, il remet son âme à Dieu, le 5 mai 449. On rapporte que, pendant ses funérailles, « on entendit chanter les Psaumes seulement en hébreu par les Juifs d'Arles, qui voulaient eux aussi honorer le Saint, car la voix des Chrétiens était étouffée par la douleur ».
Le corps d'Hilaire est enterré dans l’église de Saint-Genès, celle où fut inhumé Honorat, et son sarcophage est conservé
D’après une lettre de Léon du 26 (ou du 22) août 449, Ravennius fut son successeur.
   
Licinia Eudoxia
Licinia Eudoxia (422-462) est la fille de Théodose II et d'Aelia Eudocia.
En octobre 437 à Constantinople, elle épousa son cousin Valentinien III, empereur d'Occident, et le suivit à Ravenne en 438. Elle lui donna deux filles, Eudoxie et Placidie.

Solidus frappé à Thessalonique pour le mariage de Valentinien III avec Licinia Eudoxia, fille de Théodose II. Sur le revers, Théodose réunit les deux époux dans leurs habits de mariage.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Après l'assassinat de son époux, elle fut forcée d'épouser son successeur Pétrone Maxime, qui en était le probable meurtrier. Il aurait voulu lui-même, selon la chronique plus tardive de Jean d'Antioche, se venger du viol de sa précédente épouse par Valentinien.
Pour se venger à son tour, Eudoxie appela en Italie Genséric, roi des Vandales, qui saccagea Rome (455), et qui l'emmena en captivité en Afrique romaine. Elle ne recouvra sa liberté que sept ans après et finit ses jours à Constantinople. Sa fille Eudoxie épousa le fils de Genséric, Hunéric.
   
Pétrone Maxime
Petronius Anicius Maximus dit Petrone Maxime est né vers 396 et est mort à Rome le 31 mai 455. C'est un empereur romain d'occident du Ve siècle. Il reste en place de mars à mai 455.
Sénateur, il complote contre l'empereur Valentinien III qui a violé sa femme. Il le fait assassiner par Optila et Thraustila qui sont des gardes du corps du général Aetius assassiné à Ravenne le 24 septembre 454. Petrone se fait proclamer empereur par ses partisans et il s'empare du Trésor.
Il épouse la femme de Valentinien, Eudoxie, et la princesse Galla épouse Palladius, fils de Petrone. Hypocritique, cruel, il est toutefois intelligent. Il veut restaurer Rome et emploie l'armée. En Gaule, pour apaiser la situation avec les Wisigoths, il décide de nommer un Gaulois à la tête de l'armée, Eparchus Avitus.

Pétrone Maxime Empereur romain d'Occident Pièce à l'effigie de Pétrone Maxime. Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Pour l'historien, il laisse une bonne impression générale. En effet, avec Petrone, Avitus et Majorien, c'est une suite de trois empereurs entreprenants et courageux mais victime de la jalousie des uns ou de la sécession d'une armée affaiblie, corrompue et prête à suivre le plus offrant.
Pétrone Maxime est massacré par la foule, le 31 mai 455, lorsqu'il tente de s'échapper de Rome envahie par les Vandales de Genséric. Cette seconde invasion de Rome est la conséquence d'une machination de l'impératrice Eudoxie qui sera très vite prise au dépourvue par les événements, trahie par Genséric. L'empire d'Occident se retrouve sans Auguste.

  
Philippe de Sidè
Philippe de Sidè est un homme d'Église et un historien grec de la première moitié du Ve siècle.
D'après Socrate le Scolastique, il a entrepris une réfutation des traités de l'empereur Julien contre les chrétiens (un ouvrage dont on ne connaît rien) et surtout une vaste Histoire chrétienne en 36 livres qui allait de la création du monde jusqu'à son époque.
Socrate lui reproche des digressions fastidieuses « pour montrer qu'il était versé en toutes sortes de disciplines philosophiques », son style ornementé et ses confusions historiques. Photius, qui ne connaissait plus que 24 livres sur 36, est encore plus dur : « Il est verbeux et il manque de distinction et de grâce, il est même ennuyeux […] Il est plus pédant qu'instructif. Il insère à qui mieux dans son récit des détails qui n'ont aucun rapport avec lui, si bien que son ouvrage est moins un récit qu'un amalgame de données hétéroclites[…], sa profusion est un défi au bon goût ». Il y a même trouvé la place pour régler ses comptes avec son rival Sisinnius. Socrate trouve que ce qu'il en dit n'est pas répétable.
Ces jugements qui paraissent avoir été partagés, joints aux proportions hors normes de l'ouvrage, expliquent peut-être sa disparition quasi-complète.

   
Sixte III
Sixte III est le 44e pape (432–440).
Il est un membre influent de l'entourage des papes Zosime puis Boniface Ier et Célestin Ier et, après avoir semblé pencher pour le pélagianisme dans sa jeunesse, il s'est rallié à une stricte orthodoxie suite à un échange de lettres avec Augustin d'Hippone. Son élection le 31 juillet 432 n'est donc pas une véritable surprise.

Sixte III 440° pape Pape de l’Église catholique Attribution: Infofiltrage

Son action s'illustre surtout dans la politique de construction d'édifices religieux avec la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure sur l'emplacement de la basilique construite par le pape Libère (352–366), une seconde basilique, celle de Saint-Laurent-la-Grande, à côté de celle construite par l'empereur Constantin Ier pour le même saint, et enfin le baptistère du Latran.
Dans ses rapports avec les Églises d’Orient il cherche l'apaisement surtout après la crise du nestorianisme mais défend avec vigueur ses prérogatives sur l'Illyrie face aux revendications du patriarche de Constantinople.
Il meurt le 19 août 440. Léon Ier lui succède. Sa fête pour l'Église catholique romaine est le 19 août.   

Saint Patrick (voir liste des saints)
   
Théodose II (voir les années 400 histoire)
   
Valentinien III (voir les années 420 histoire)

Wikipédia

vendredi 3 août 2012

Les années 710 (de 710 à 719) Histoire

Événements

Conquête musulmane du Sind en Inde.
Les conquêtes musulmanes des Indes commencent, en 711-712, avec l'invasion du Sind par les Arabes, se poursuivent au XIe siècle et au XIIe siècle avec celle des Turcs et des Afghans attirés par les richesses des hindous1 et s'achève avec l'empire moghol au XVIe siècle.

Mausolée de Mahmoud de Ghaznî, en Afghanistan. Les portes de bois de santal en étaient réputées provenir du pillage du temple hindou de Somnath. 1839 The British Library Auteur Lieutenant James Rattray Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Ces invasions musulmanes successives sont marquées, dès les conquêtes de Mahmoud de Ghaznî et de Muhammad Ghuri, par des massacres de grande ampleur et la destruction des édifices religieux hindous.

Prise de Samarkand par les Arabes.
Le célèbre pèlerin chinois Xuanzang passa vers 631 par Tachkent et Samarcande lors de son voyage en Inde à la recherche de manuscrits sacrés bouddhiques. Voici son témoignage sur Samarcande :
« Sa capitale (de Sogdiane) a plus de 20 li de tour (environ 10 km), excessivement forte avec une importante population. Le pays a un grand entrepôt commercial, est très fertile, abondant en fleurs et en arbres et fournit beaucoup de beaux chevaux. Ses habitants sont des artisans habiles et énergiques. Tous les pays Hou (iraniens) considèrent ce royaume comme leur centre et se font un modèle de ses institutions. Le roi est un homme d'esprit et de courage auquel les États voisins obéissent. Il a une superbe armée où la plupart des soldats sont des chakir. Ce sont des hommes de grande valeur, qui voient en la mort un retour vers leurs parents, et contre lesquels aucun ennemi ne peut tenir au combat. »
Elle fut conquise par les Arabes en 712 et brilla particulièrement sous le règne des Samanides.

Conquête musulmane de l'Hispanie. Bataille de Guadalete.
La bataille du Guadalete se déroule le 19 juillet 711 sur les rives du Guadalete, au sud de la péninsule Ibérique, et oppose le Califat omeyyade au Royaume wisigoth. Les Omeyyades y obtiennent une victoire décisive qui précipite la chute du Royaume wisigoth et permet la conquête de la péninsule Ibérique par les musulmans.

Anarchie dans l’empire byzantin jusqu'en 717.
En 717-718, Constantinople est en grand péril lorsque les Arabes l'assiègent. Seules la compétence de l'empereur Léon III, les succès navals (les Byzantins emploient à nouveau le feu grégeois), l'aide bulgare et un hiver très rude qui paralyse les Arabes sauve la capitale. Enfin, en 740, à la bataille d'Akroinon, les Byzantins remportent une victoire décisive sur les Arabes. Désormais, même si les combats défensifs contre ces derniers se poursuivent, ils ne menacent plus sérieusement l'existence de l'Empire byzantin.
Dans les Balkans, Byzance se trouve aussi engagée dans de durs affrontements avec les Slaves qui, du fait de l'écroulement du royaume des Avars, sont tombés dans la sphère d'influence bulgare. L'intérieur de la presqu'île des Balkans est soustrait au pouvoir byzantin, qui n'en garde que les côtes, Andrinople et Constantinople. Si l'Empire réussit à reprendre la main sur la Grèce qui avait vu aussi s'y constituer des « Sclavinies », le reste de la péninsule des Balkans lui échappe face à ce nouvel adversaire que sont les Bulgares du Danube, qui s'efforcent alors avec succès d'édifier leur propre État.

L’empire byzantin reconnait l'État bulgare.
l'histoire de la Bulgarie en tant que pays indépendant ne date que du VIIe siècle avec la fondation du premier royaume bulgare par Asparoukh. Située à la croisée des influences ethniques, culturelles et linguistiques de la péninsule balkanique, la Bulgarie a connu de nombreux retournements au cours de sa longue histoire. Elle fut à son apogée le premier empire slave, le berceau culturel de l’Europe slave, bénéficiant alors d’un accès à la mer Adriatique et à la mer Égée, avant de subir la domination byzantine puis celle des Ottomans pendant près de cinq siècles.

Siège de Constantinople (718).
Le premier siège de Constantinople par les Omeyyades (674-678) se solde par un échec, les murailles de la ville la rendant imprenable. Une seconde attaque décisive sur la ville est décidée quelques années plus tard.
Le second siège omeyyade de Constantinople est un conflit qui se déroule du 15 août 717 au 15 août 718 et oppose le Califat omeyyade à l'Empire byzantin et la Bulgarie. Malgré leur nombre et l'arrivée de renforts, les Omeyyades ne peuvent ni forcer la chaîne qui barre le port ni détruire la muraille de Théodose. La flotte byzantine inflige de gros dégâts à la flotte omeyyade, notamment grâce au feu grégeois. Cette bataille est très étudiée car elle arrête l'expansion musulmane vers l'Europe de l'Est pendant près de 700 ans.

Troubles dans les Royaumes francs. Bataille de Vinchy.
La bataille de Vinchy a eu lieu à Vinchy, près de Cambrai, dans l'actuel département du Nord. Elle est un affrontement entre Charles Martel et les Austrasiens d'un côté et le roi des Francs, Chilpéric II, et le maire du palais, Ragenfred de l'autre. Chilpéric et Ragenfred sont repartis vaincus en Neustrie après la bataille d'Amblève.
Au lieu de les suivre immédiatement, Charles s'est de nouveau servi de la tactique utilisée pendant sa carrière couronnée de succès. Il a pris le temps de rassembler une grande armée avant d'attaquer en position de force. Il a décidé où provoquer la bataille, et à l'endroit et au moment de son choix, au printemps 717, Charles les a finalement suivis et leur a causé une lourde défaite à Vinchy le 20 ou le 27 mars. Il a poursuivi le roi en fuite et le maire du palais jusqu'à Paris.
Après ce succès, il a proclamé Clotaire IV, roi d'Austrasie, pour l'opposer à Chilpéric, et a destitué l'archevêque de Reims, Rigobert, pour le remplacer par Milon de Trèves. Chilpéric II et le maire du palais, Ragenfred, ont été presque complétement évincés après la bataille.

Personnages significatifs

Anastase II (empereur byzantin)
Anastase II (grec : Ἀναστάσιος Β΄), mort le 1er juin 719, est empereur byzantin de 713 à 715.
Au printemps 714, alors que le général Maslama ben Abd al-Malik envahissait la région d'Ancyre, Anastase II envoya une ambassade auprès du calife Walid Ier pour demander une trève ou plutôt pour sonder ses intentions. Les ambassadeurs revinrent en annonçant que le calife planifiait minutieusement une grande attaque, par terre et par mer, de Constantinople. Anastase s'attacha alors à préparer la capitale pour un long siège : travaux de restauration et d'extension des fortifications (avec sans doute l'achèvement des fortifications complètes du côté de la mer) ; constitution de réserves de nourriture ; fabrication d'armes de siège, et notamment du feu grégeois. Il fit aussi partir des habitants qui ne seraient pendant le siège que des bouches à nourrir.

Anastase II a gardé son nom, Artemius, même sur sa monnaie ; ce solidus porte la légende APTEMIUS ANASTASIUS Source: English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Mais Anastase est en Nicée alors que Constantinople est assiégée. Il doit abdiquer. Il essaie de revenir en 719 mais il est capturé et décapité le Ier juin.

Bilge Kaghan
Mo-ki-lien, connu par les inscriptions de l’Orkhon sous le nom de Bilge Kağan ou Bilgä qaghan (Bilge « le sage »,) (683 ou 684-734), est un kaghan du second empire Turc (Tujue, T’ou-kiue, ou Köktürks) qui règne sur la Mongolie de 716 à 734.
En 718, écoutant son conseiller Tonyukuk , Bilge envoie une ambassade à Chang’an pour négocier la paix avec la Chine. L'empereur Xuanzong refuse et déclare la guerre : les Basmil, établit au nord du Tarim, et les Khitans (Liaoning actuel), alliés de la Chine, doivent prendre les T’ou-kiue en tenaille par le sud-ouest. L’attaque, mal synchronisée, échoue. Pendant que les troupes de Tonyukuk écrasent les Basmil et prennent Bechbalik, les forces de Bilge ravagent la frontière chinoise au Gansu actuel (720) puis se retournent contre les Khitans qui sont battus. Une paix durable est conclue l’année suivante, instituant des échanges commerciaux fructueux pour les Turcs (rouleaux de soie contre chevaux).

Charles Martel

Charles Martel par Jean-Baptiste Joseph Debay (1802-1862). Galerie du château de Versailles.Attribution Arnaud 25/Wikimédia Commons

Charles Martel (né vers 690 et mort le 16 ou le 22 octobre 741 à Quierzy-sur-Oise) fut le duc d'Austrasie, maire du palais de 717 à 741 et le souverain de facto du royaume des Francs (dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs). Il est le fils de Pépin de Herstal, maire du palais d'Austrasie contrôlant les royaumes de Neustrie et de Bourgogne, et de sa concubine Alpaïde. Il est également le grand-père paternel de Charlemagne. Selon une certaine légende, il serait peut-être né à Andenne, ville située à proximité de Namur, en Belgique.

Chilpéric II (roi des Francs)

Sceau de Chilpéric II daté du 5 mars 716. Archives nationales, Paris Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Chilpéric II est le roi des Francs de Neustrie et des Burgondes de 715 à 719 puis de tous les Francs de 719 à 721. Né vers 671, aucune source contemporaine n’indique sa filiation. On sait cependant que c'est un clerc qui se nomme Daniel
Durant son règne, Chilpéric établit un diplôme daté du 29 décembre 716, où il confirme les privilèges d'immunité accordés par ses ancêtres à l'abbaye de Saint-Denis.

Le roi Chilpéric II confirme les privilèges d'immunité accordés par ses ancêtres à l'abbaye de Saint-Denis. Document en latin portant la signature autographe du roi. Dates 29-12-0716 ; 29-02-0716. Parchemin de taille environ 66 x 43 cm. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Entre 719 et 720, lors de son séjour à la cour du duc d’Aquitaine à Toulouse, Chilpéric fait proclamer par sa chancellerie un Edictum, qui fut inséré à la suite de la loi salique. L’article 3 de cet édit modifie le droit de succession franc en accordant aux femmes la possibilité d’hériter de terres patrimoniales.

Clotaire IV
Clotaire IV est le roi des Francs d'Austrasie de 717 à 719. Né vers 685. Son origine est inconnue. Il n'est sans doute pas Mérovingien. Il est choisi par le maire du palais d'Austrasie Charles Martel pour s'opposer au roi Chilpéric et au maire du palais de Neustrie Raganfred. Il meurt en 719.

Dagobert III
Dagobert III est le roi des Francs de 711 à 715.

« Dagobert III roy de France » par Jean Dassier (1676-1763). Bibliothèque nationale de France. NB : Cette représentation fantaisiste ne correspond à aucune réalité historique. Auteur Original uploader was Rinaldum at fr.wikipedia

Né vers 699, fils et successeur du roi Childebert IV, il accède au trône à l'âge de 12 ans, et meurt à 16 ans. Comme il est mineur pendant toute la durée de son règne, ses maires du Palais règnent en son nom. À son avènement, le maire du palais en Austrasie est le puissant Pépin de Herstal. En Neustrie le maire du palais est Grimoald le Jeune, fils cadet de Pépin de Herstal.
Pendant son règne, Grimoald est assassiné par un rebelle frison. Il est remplacé par son fils mineur, le jeune Thibaut. Puis le vieux Pépin de Herstal décède. Plectrude, sa veuve, dirige le royaume au nom du roi Dagobert et du maire du palais Thibaut, tous deux mineurs. Les Francs de Neustrie en profitent pour se révolter. Ils rassemblent une armée dans la forêt de Cuise, et écrasent l'armée austrasienne de Thibaut. La Neustrie reprend alors son indépendance et nomme un nouveau maire du palais en la personne de Raganfred. Celui-ci s'allie avec le duc des Frisons Radbold, et dévaste l'Austrasie. Dagobert meurt en 715 des suites d'une maladie. Il laisse un fils nommé Thierry.

Julien (voir les années 700 Histoire)

Kapaghan (voir les années 690 Histoire)

Léon III l'Isaurien
Léon III l'Isaurien ou le Syrien (grec : Λέων Γ΄ ό Ίσαυρος), né v. 680 à Germaniceia (aujourd'hui Maraş, dans le sud-est de la Turquie), mort le 18 juin 741, est empereur byzantin de 717 à 741. Il fonde la dynastie isaurienne.
Un édit promulgué en 722, mentionné par Théophane, ordonne le baptême forcé des Juifs et des montanistes (sans qu'on soit sûr, d'ailleurs, de ce que recouvre à l'époque ce dernier terme, désignant en principe une secte ancienne et sans doute disparue). La mesure contre les Juifs paraît liée à une situation précise : l'existence à l'époque d'un mouvement messianique très anti-étatique dirigé par un certain Sévéros ou Sérénos, un Juif du nord de la Syrie qui se proclame réincarnation de Moïse, chargé de guider son peuple vers la Terre promise, et qui a des disciples jusqu'en Espagne.

Monnaie de Léon III et de son fils Constantin V.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

L'empereur fait aussi entreprendre l'établissement d'un nouveau code juridique, destiné à remplacer celui de Justinien. Promulgué en 726, il est connu sous le nom d'Ecloga, c'est-à-dire de Sélection. Il est beaucoup plus court que le code Justinien, n'en retenant que ce qui paraît applicable au VIIIe siècle, et il est en grec, achevant l'hellénisation de l'État byzantin dans le dernier domaine où on utilisait encore le latin, le droit. Mais d'autre part, le nouveau code modifie aussi un certain nombre de dispositions et principes du code Justinien, « dans l'intérêt d'une plus grande humanité », est-il précisé dans l'introduction. On note une limitation de la puissance paternelle (patria potestas) d'origine romaine, au bénéfice des femmes et des enfants, une protection accrue de la veuve et de l'orphelin, mais aussi des dispositions inspirées par une lecture très littérale des prescriptions bibliques : importante réduction du nombre de cas d'application de la peine de mort (au nom du commandement « Tu ne tueras pas »), remplacée par un large usage des mutilations (ablation du nez, de la langue, des mains, aveuglement, peines justifiées d'ailleurs par les juristes byzantins au nom de l'Évangile), mais maintien de la peine de mort pour homosexualité ; interdiction de l'avortement ; restriction des motifs légaux de divorce.

Liutprand
Liutprand (c. 685 - mort en 744) est roi des Lombards d'Italie de 712 à 744.
Durant ce long règne de 32 ans, il tente vainement d'unifier la péninsule italienne sous la domination lombarde, entrant régulièrement en conflit avec la Papauté. Il doit également soumettre les duchés lombards semi-indépendants de Spolète et de Bénévent, et tente d'expulser définitivement les Byzantins d'Italie en assiégeant notamment Ravenne en 734, sans succès.

Pavia, San Pietro in Ciel d'Oro, Grabmal des Langobardenkönigs Luitprand, (Bild aus Video) Attribution Welleschik/Wikimédia Commons

Très pieux, poussant quelquefois le zèle religieux un peu trop loin, il poursuivit et interdit avec rigueur les derniers débris du paganisme, les magiciens, les sorciers, les sacrifices au pied des arbres et les prières au bord des sources.

Pavia, San Pietro in Ciel d'Oro, Fassade Attribution Welleschik/Wikimédia Commons

Selon Paul Diacre et son Historia Langobardorum, Liutprand fut un grand roi, pieux et sage dans ses décisions, bon chef militaire, et législateur. Il peut être considéré comme le plus grand des rois lombards, et sous son règne, Ticinum (Pavie) devient un grand centre de culture, capitale lombarde où il est inhumé.

Muhammad ben al-Qasim
Muhammad ben Al-Qasim Al-Thaqafi (681 ou 695-717)1 (arabe : محمد بن القاسم الثقفي), est un commandant arabe qui conquit le Sind en 711 (à l'âge de dix-sept ou vingt ans), sous les ordres de Al-Hajjaj ben Yusef, pendant le règne du calife Al-Walid ben Abd al-Malik. Il devint gouverneur du Sind (l'actuel Pakistan). Il fut convoqué a Bagdad, puis exécuté en prison pour des raisons de conflit politique entre El-Hadjaj Al-thaqafi et le nouveau calife.

Musa ben Nusayr
Moussa Ibn Noçaïr, Mûsâ ben Nusayr ou Musa Ibn Nosseyr (arabe : موسى بن نصير ) est un gouverneur et général musulman sous les Omeyyades, né dans la région du Yémen (640-716). En 698 il fut nommé émir de l'Afrique du Nord. Il était responsable de la répression d'une rébellion marocaine importante. Moussa Ibn Noçaïr avait été un rassembleur du peuple marocain avec l'aide de Tariq ibn Ziyad. Il dut aussi gérer les menaces constantes de la flotte de l'Empire byzantin et construisit une flotte capable de conquérir les îles d'Ibiza, de Majorque et de Minorque. Il a envoyé Tariq ibn Ziyad qui était l'un de ses lieutenants pour conquérir la péninsule Ibérique en 711. L'histoire retient que Moussa était jaloux des conquêtes de Tariq, il tenta de se les approprier à Damas.

Pélage le Conquérant
Pélage (en espagnol : Pelayo ), né à la fin du VIIe siècle, mort en 737 à Cangas de Onís (Asturies), est le premier roi des Asturies (718-737).
Le 26 juillet 711, Pélage est porte-lance du roi Rodéric à la bataille de Guadalete près de Xérès. Après la défaite et la mort du roi, il migre vers le Nord avec 300 guerriers, et se place à la tête des chrétiens réfugiés dans les montagnes de Cantabrie et des Asturies.

Grottes de Covadonga Source Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper The original uploader was Jaume sur Wikipedia français

En 718, il convoque une assemblée de notables, dont des nobles wisigoths, qui le proclame « caudillo » (chef suprême), se conformant ainsi aux traditions wisigothiques et germaniques d'élection des souverains. Prenant alors le titre de roi, il fonde le royaume des Asturies, fixe sa capitale dans la ville de Cangas de Onís et se présente comme le continuateur des rois wisigoths dont le souvenir restera longtemps dans les mémoires des chrétiens du Nord.
Il reste plusieurs années peu actif, ignoré des musulmans avant d'en sortir brusquement et de remporter une première victoire lors de la bataille de Covadonga (grottes) en 722, puis à plusieurs autres occasions.
Considéré comme l'initiateur de la Reconquista, Pélage est l'un des héros de l'Espagne et le titre de « Prince des Asturies » est donné à l'héritier de la couronne.

Philippicos
Philippicos (grec : Φιλιππικός) fut brièvement empereur byzantin de fin 711 au 3 juin 713.
Comme beaucoup d'Arméniens au service des Byzantins, Bardanès était favorable au monothélisme, une doctrine inventée pour réconcilier l'Église orthodoxe grecque avec les monophysites, mais condamnée comme hérétique par le concile œcuménique de 680. En janvier 712, il déposa le patriarche Cyrus et le remplaça par Jean VI, d'accord avec lui. Un concile purement byzantin fut ensuite organisé, annulant celui de 680 et rétablissant le monothélisme comme doctrine officielle ; la majorité des évêques se soumirent et signèrent, y compris le futur patriarche Germain Ier, qui était alors métropolite de Cyzique. Mais cette initiative valait brouille avec la papauté : quand elle fut annoncée à Rome, les représentants de l'empereur furent expulsés de la ville.

Plectrude
Plectrude ou Plectrudis (née vers 650 et morte après 717), fille de Hugobert, sénéchal de Clovis III, et probablement d'Irmina d'Oeren1, fut une épouse de Pépin de Herstal, maire du palais d'Austrasie. Elle était issue des Hugobertides, une puissante famille qui possédait de nombreuses terres entre Cologne et Trèves.

Plectrude XIVe siècle http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/collect/general/index/assoc//ark:/74899/B315556101_MS0450_186R.dir/img0035_screen.jpeg Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

C'est une sainte des Églises chrétiennes célébrée le 10 août.

Radbod (voir les années 680 Histoire)

Rodéric
Rodéric (fr.: Rodrigue; esp.: Rodrigo), est le dernier roi Wisigoth d'Hispanie, mort en juillet 711 près de Jerez de la Frontera dans la province de Cadix (Andalousie).

Title page of La Crónica del Rey don Rodrigo (The Chronicle of the Lord King Roderick) by Alonso de Cartagena (1385-1456) Auteur : Juan Ferrer Biblioteca Nacional, Madrid Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

En 718, les musulmans occupaient toute l'Espagne à l'exception des montagnes des Asturies dans le nord.

Sulayman ben Abd al-Malik
Sulaymān ou ʾAbū ʾAyyūb Sulaymān ibn ʿAbd Al-Malik (en arabe : أبو أيوب سليمان بن عبد الملك), né vers 674 et mort en 717, est le septième calife omeyyade. Il succède à son frère aîné Al-Walīd Ier en 715, puis est remplacé par son cousin ʿUmar II en 717, après un règne de deux ans et cinq mois.
Sulaymān fait construire des puits à La Mecque pour les pèlerins, et organise leur pèlerinage. Il est également connu pour être un orateur hors pair et un amateur du harem et des plaisirs.

Tang Xuanzong

L'empereur Tang Xuanzong Source http://my.chinese.cn/space-86-do-blog-id-366.html Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Li Longji 李隆基, qui est son nom de naissance en 685 à Luoyang où il nait. C'est le troisième fils de Ruizong et petit-fils de l'impératrice Wu Zetian. Sa mère, (en) Consort Dou, est l'une des concubines de l'empereur. Il prend le nom de Tang Xuanzong empereur de la dynastie Tang à son ascension au trône, mais il est plus communément appelé Minghuang (黄明), (Minghuant Empereur Brillant) – (Minghuang le Glorieux Monarque), son véritable nom est Hsüan Tsung. Il meurt en exil en 762, et enterré au mausolée de Tai. Son règne, (712-756), est l'un des plus longs, il dure quarante-trois ans.

Tariq ibn Ziyad
Tariq ibn Ziyad ou Tarik Ibn Ziyâd ou Tarek Ibn Ziyad (en arabe : طارق إبن زياد) né au VIIe siècle, mort à Damas vers 720, est un stratège militaire de l'armée omeyyade d'origine berbère, également décrit comme un affranchi de Moussa Ibn Noçaïr1. Il fut un des principaux acteurs de la conquête islamique de la péninsule ibérique.

Tariq, imaginé par Theodor Hosemann (1807-1875) illustration intended for the mid-nineteenth-century history of the European Middle Ages. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Il est principalement connu pour avoir mené, depuis les rives du nord de l'actuel Maroc, sur les ordres de son supérieur, le général Moussa Ibn Noçaïr, les troupes berbères à la conquête de l'Espagne. Depuis cette victoire, le détroit de Gibraltar porte son nom : le mot Gibraltar est une déformation linguistique de l'arabe Jebel Tariq (en arabe : جبل طارق), qui signifie « montagne de Tariq ».

Théodebald (maire du palais)
Théodebald ou Théodald (v. 708 † 741 ?) est un fils illégitime de Grimoald II, et le maire des palais d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne de 714 à 717.

Théodose III
Théodose III (en grec : Θεοδόσιος Γ΄) est empereur byzantin de 715 au 25 mars 717.

Pièce à l'effigie de Théodose III Source www.roman-emperors.org Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

On sait peu de choses du court règne de Théodose. Il est confronté aux préparatifs de la grande attaque des Arabes sur Constantinople: en 716, deux grandes armées commandées par le prince Maslama ben Abd al-Malik traversent l'Asie Mineure, tandis qu'une immense flotte se constitue en Cilicie. La principale mesure prise par Théodose est apparemment la conclusion d'un traité avec Kormesius, lieutenant (et futur successeur) du khan bulgare Tervel : une frontière est définie sur des bases très avantageuses pour les Bulgares, un tribut fixé, des fugitifs rendus aux Bulgares, et des accords commerciaux signés. Ce traité va permettre un soutien bulgare déterminant pendant le grand siège de Constantinople.

Umar ben Abd al-Aziz
ʿUmar II ou ʾAbū Ḥafṣ ʿUmar ibn ʿAbd Al-ʿAzīz (en arabe : أبو حفص عمر بن عبد العزيز), né vers 682 et mort en 720 à Alep, est le huitième calife omeyyade. Il succède à son cousin Sulaymān en 717. ʿUmar II est parfois considéré comme le cinquième calife bien guidé de l'islam1 pour sa sagesse, sa justesse et sa grande piété.
Il fait appliquer la charia plus rigoureusement, fermant les débits de boissons alcoolisées et les bains publics où les femmes se mêlent librement aux hommes. Il renforce également l'application de l'aumône obligatoire, si bien qu'à la fin de son règne, il n'y a pratiquement plus de pauvre à qui donner de la charité.
Il fait recenser les hadiths (recueil qui comprend l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et de ses compagnons) afin d'éviter qu'ils ne se perdent, et continue la politique d'actions humanitaires et de bienfaisance menée par ses prédécesseurs, ajoutant des programmes spéciaux pour les orphelins et les démunis.


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