Affichage des articles dont le libellé est Grandes Chroniques de France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grandes Chroniques de France. Afficher tous les articles

dimanche 7 juillet 2013

Les années 510 (de 510 à 519) Histoire

Événements

Concile d'Orléans.
En juillet 511, Clovis réunit un concile des Gaules à Orléans, qui prend fin le dimanche 10 juillet. Le concile rassemble trente-deux évêques, et est présidé par l'évêque métropolitain Cyprien de Bordeaux ; la moitié viennent du « royaume des Francs ». Les évêques métropolitains de Rouen et Tours sont présents mais pas celui de Reims. Les évêques de Gascogne sont absents à cause de troubles dans leur région mais également ceux de Belgique et de Germanie du fait du manque de pénétration de l'Église catholique romaine dans ces régions. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus fils de la Sainte Église catholique », par tous les évêques présents.(...)
Ce concile vise à remettre de l’ordre dans l’épiscopat du royaume des Francs, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.(...)
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdure près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque-là païennes, de plus en plus christianisées, lui font davantage confiance.

Partition du royaume de Clovis.

Partage du royaume franc entre les quatre fils de Clovis. Grandes Chroniques de saint-Denis. Toulouse, bibliothèque municipale, France. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired. 

À la mort de Clovis, ses fils Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire se partagent, conformément à la tradition franque, le royaume qu'il avait mis une vie à réunir.

La Gaule en 511, après le partage du royaume des Francs entre les fils de Clovis.Travail personnel sur un fond de carte de historicair : Image:Blank map of Gaul 1st century BC.svg. D'après Paul Vidal de La Blache, Monarchie franque à la mort de Clovis (511) Image:Division_of_Gaul_-_511.jpg et Bruno Dumézil, La reine Brunehaut, éditions Fayard, 2008, p. 536. Attribution: Romain0 Domaine public

L'essentiel de la Gaule ayant été soumis, sauf la Provence, la Septimanie et le royaume des Burgondes, son royaume peut donc être découpé en quatre parts, dont trois à peu près équivalentes. La quatrième, entre Rhin et Loire, est attribuée à Thierry, l'aîné des fils de Clovis, qui avait été compagnon des combats de son père et était né d'une union païenne avant 493. Elle est plus grande, puisqu'elle couvre environ un tiers de la Gaule franque.

Fin de la crise du monophysisme.
Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au Ve siècle dans l'Empire byzantin en réaction au nestorianisme, et ardemment défendue par Eutychès et Dioscore d'Alexandrie. Elle affirme que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine.

Les Slaves sont mentionnés par Procope de Césarée en Bohême et en Moravie (496-512). Vers 560, ils dominent le pays, sans doute avec des restes de populations germaniques et celtes.
Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois dès le Ier siècle apr. J.-C., Pline l'Ancien et Tacite parlent de Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains. Au IIe siècle, Claude Ptolémée, tirant des informations des voisins méridionaux des Slaves, fait mention de Suovenoî, première apparition de la racine du mot « slave ». Il désigne des peuples Indo-Européens du Nord, proches des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique. Il est également possible que les Protoslaves aient été apparentés aux peuples Scythes. Avant cette date, ils n'étaient pas directement en contact avec l’Europe méditerranéenne : on suppose cependant que ce sont eux que Pline mentionne sous le nom de Vénèdes, probablement une forme latine du nom de Wendes que leur donnaient les Germains1. Mais les mentions sont très rares avant qu’ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie soit « les glorieux » (de Slava), soit « ceux qui parlent » (de Slovo).

Inde :

Mihirakula, fils de Toramâna, chef des Huns Blancs (Hephtalites) envahit l’Inde du Nord, ruine le royaume kusâna de Gandhara et détruit le royaume Gupta.

Mihiragula ou Mihirakula (Chinois: 大族王, japonais: Daizoku-o) est un souverain des Huns Hephthalites. Fils de Toramâna, c'est le fondateur du pouvoir des Huns en Inde. Il arrive au pouvoir vers 502. Son nom signifie « fleur du Soleil » en sanscrit classique.
Mihiragula est décrit dans le Voyage en Occident de Xuanzang (VIIe siècle) comme un bon dirigeant qui étend son pouvoir sur les royaumes environnants. Il est cité comme adorateur du dieu hindou Shiva dans une inscription du temple du soleil situé dans le territoire de Gwâlior. D'après la Râjataranginî, c'est un tyran d’une grande cruauté. En 528 il est vaincu par une coalition de royaumes indiens dirigée par Yashovarman (en), roi de Mâlvâ, il se réfugie alors au Cachemire dont il disparaît vers 542. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.

Le royaume Vakataka du Dekkan est démembré entre 515 et 550. Son pouvoir prend fin avec l'établissement de la dynastie Chalukya.
La dynastie Chalukya est une dynastie royale indienne qui règne sur une grande partie de l'Inde du Sud et centrale entre le VIe et le XIIe siècle.
La domination des Chalukyas marque une étape importante dans l'histoire de l'Inde du Sud et un âge d'or dans l'histoire du Karnataka. La carte politique de l'Inde du Sud passe d'une mosaïque de petits royaumes à un grand empire organisé avec l'ascension des Chalukyas Badami. Pour la première fois, un seul royaume contrôle la région entre les fleuves Kâverî et Narmadâ. La grandeur de cet empire entraîne la création d'une administration efficace, le développement du commerce intérieur et des échanges outre-mer et d'un nouveau style architectural dit « architecture Chalukya ». La littérature kannada, déjà soutenue par les rois Rashtrakuta au IXe siècle, trouve de nouveaux mécènes dans les Chalukyas occidentaux, notamment pour les traditions Jaïn et Veerashaiva. Le XIe siècle voit la naissance de la littérature Télougou sous le patronage des Chalukya orientaux.

Personnages significatifs

Amalaric (voir les années 500)

Anastase Ier (voir les années 490)

Cassiodore (voir les années 490)

Césaire d'Arles (voir les années 490)


Childebert Ier, « Combat brillant  » en vieux francique, (né vers 497 à Reims - mort le 13 décembre 558 à Paris), fut Roi de Paris de 511 à 558 et roi d'Orléans de 524 à 558.

 
Statue de Childebert Ier au Louvre. Le roi Childebert, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés Attribution: Jebulon
 Childebert était le quatrième fils de Clovis et le troisième des quatre que ce dernier eut avec Clotilde.
À la mort de son père, en 511, le royaume est divisé en quatre : l'aîné, Thierry en a la moitié et les trois fils de Clotilde se partagent la moitié restante. Childebert devient roi de Paris. Son royaume comprenait les cités de la future Normandie avec le Maine et le Bordelais au sud de la Loire. (à suivre...)


Clodomir ou Clodomer « Glorieux et grand », chlod (gloire) et mir, mer (grand) en vieux francique, est roi des Francs du royaume d'Orléans de 511 à 524. Il est né vers 495 et mort le 25 juin 524 à Vézeronce.À la mort de son père Clovis, en 511, Clodomir partage le royaume des Francs avec ses trois frères Thierry, Childebert et Clotaire. Thierry, l'aîné, bien que né d'une épouse de second rang, fut largement avantagé en raison du droit de la mère (Mutterrecht), une princesse franque rhénane. Clodomir partagea la moitié du royaume de Clovis avec ses deux autres frères. C'est le royaume d'Orléans, taillé dans l'ancien royaume de Syagrius qui lui échoit. Ce royaume fut le seul composé d'un seul bloc situé à cheval sur la Loire avec comme capitale Orléans, ville conciliaire en 533, 541, 549 et comportant notamment les évêchés de Tours, Poitiers, ainsi que les villes de Bourges et le Limousin. (à suivre...)


Clotaire Ier dit le Vieux, né vers 4981, mort le 29 novembre ou le 31 décembre 561, est un roi franc de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, roi des Francs, mort en 511. Clotaire devient roi de Soissons en 511, roi d'Orléans en 5243, roi des Burgondes en 534, roi de Metz en 555, roi de Paris en 558 ; de 558 à 561, il est seul à la tête du royaume des Francs réunifié comme sous le règne de Clovis.
Après la mort de Clovis survenue le 27 novembre 511, le royaume des Francs est partagé entre Clotaire et ses trois frères : Thierry Ier, Clodomir et Childebert Ier.

Tête de Clotaire Ier provenant de la crypte de l'abbaye Saint-Médard. Musée municipal de Soissons. Roi des Francs This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

En raison du droit de la mère (Mutterrecht), les différentes reines se voient accordées pour leurs fils une portion de royaume en tenant « la balance égale ». Clovis ayant eu deux épouses, le royaume est d'abord divisé en deux. L'aîné, Thierry, fils de la première épouse, est largement avantagé en recevant le royaume de Reims. Le royaume de Clotaire se compose de deux parties, l'une en Gaule belgique, correspondant au royaume des Francs Saliens, où il établit sa capitale à Soissons et qui comprend les diocèses d'Amiens, d'Arras, de Saint-Quentin et de Tournai, l'autre en Gaule aquitaine comprenant les diocèses d'Agen, Bazas et Périgueux. (à suivre...)


Saint Hormisdas, né à Frosinone près de Rome, mort à Rome, le 6 août 523, fut pape du 20 juillet 514 jusqu'à sa mort le 6 août 523.

Hormisdas Le 52e pape Hormisdas Pape de l’Église catholique http://www.fatimachurchkodambakkam.org/pope-6century.html This media file is in the public domain in the United States. This applies to U.S. works where the copyright has expired, often because its first publication occurred prior to January 1, 1923

L'Église catholique le vénère comme saint et le célèbre localement le 6 août.
Il se fit remarquer par son zèle contre les Eutychéens.
En matière de discipline ecclésiastique, il décréta que les charges d'Église ne devaient pas être attribuées en échange de privilèges ou de dons.
Son inhumation se fit dans l'ancienne basilique Saint-Pierre, à la suite de 9 ans et 15 jours de pontificat. Il est fêté le 6 août.

Justin Ier
Fondateur de la dynastie justinienne, Justin Ier dit le Grand est né en 450 ou 452 près de Niš; il devint empereur à un âge avancé le 9 juillet 518 et mourut le 1er août 527.

Justin Ier Empereur byzantin Profil de Justin Ier sur une pièce de monnaie Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Grâce à son neveu et fils adoptif, Justinien, il parvint à mettre un terme au conflit qui opposait partisans du concile de Chalcédoine et monophysites. Son zèle pour l’orthodoxie le fit toutefois entrer en conflit avec Théodoric, le chef des Goths ariens qui régnait sur une bonne partie de l’Italie. Les relations avec les Perses sassanides, cordiales au début du règne, dégénérèrent en une guerre qui se poursuivit sous Justinien.
Avec le règne de Justin s’éteint le vénérable empire romain d’Orient; avec celui de Justinien, nous assistons à une renaissance qui marque la naissance de l’empire byzantin.


Sigismond, fils de Gondebaud, vénéré comme saint, fut roi des Burgondes de 516 à 523.
Attaché à l'arianisme par sa famille, il se convertit au catholicisme entre 502 et 506 sous l'influence d'Avit, évêque de Vienne.

Sigismond, fresque sur le mur nord de la nef de l'église de la Trinité de Constance, peinte entre 1417 et 1437 Attribution: User:Fb78 This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il devient roi à part entière après la mort de Gondebaud au printemps 516.
Marié vers 494 à Ostrogotha, fille du roi Ostrogoth Théodoric le Grand et devenu veuf, il se remarie dit-on, avec la servante de sa défunte femme dont le nom est inconnu en 518.
Ségéric, son fils a une violente dispute avec la nouvelle femme de son père. Elle va se plaindre à Sigismond en lui disant que son fils projette de le tuer, afin de joindre son royaume à celui de Théodoric dont il est le petit-fils par sa mère. Sigismond le fait étrangler pour l'éliminer de la succession royale. Mais, pris de remords, il s'enferme, dit-on, dans le monastère d'Agaune en Valais, pour prier et jeûner.


Clodomir supervise l'execution de Sigismond, roi de Burgondie (?). . Valenciennes, bibliothèque municipale, Manuscrit 637, fol. 14v. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Lorsque trois des fils de Clovis envahissent la Burgondie, sur les encouragements de leur mère Clotilde, Sigismond est battu et se réfugie de nouveau au monastère d'Agaune. Il est livré à Clodomir par l'aristocratie burgonde, qui place son frère Godomar III sur le trône. Le 1er mai 524, Clodomir le fait décapiter avec sa femme et ses deux fils, Gistald et Gondebald, puis leurs corps sont jetés dans un puits dans un lieu nommé Columna (Coulmier) près d'Orléans, aujourd'hui Saint-Sigismond-du-Loiret.

Thierry Ier ou Théodoric, né entre 485 et 490 et mort en 534, est le fils aîné du roi des Francs Clovis. Lors du partage du royaume des Francs qui suit la mort de son père, en 511, il hérite du nord-est et de l'Auvergne, avec Reims pour capitale.

« Thierri I. roy de France » par Jean Dassier (1676-1763). Buste du roi à gauche ceint d'une couronne. Bibliothèque nationale de France. Attribution: User Rinaldum on fr.wikipedia
Dans le partage de 511, bien que les sources insistent sur la caractère égalitaire des lots, en raison du droit de la mère (Mutterrecht), Thierry obtint « la part du lion ». Son Teilreich comprend l'ancienne Belgique première (avec Trèves), une partie de la Belgique seconde (avec Reims et Châlons), les deux Germanies (avec Cologne et Mayence) et, par-delà, une large ouverture sur les territoires alamans sur lesquels les Francs, depuis les campagnes de Clovis et la chute du royaume de Cologne, exercèrent une sorte de protectorat. Au nord, l’ancienne cité de Tongres parut constituer une sorte de zone-tampon où l’influence des Francs rencontra celle des Thuringiens et probablement celle des Warnes. S’y ajoutent l’Auvergne et une frange orientale de l’Aquitaine, conquises par Thierry pour son père lors de la guerre contre les Wisigoths en 507/508, avec les cités de Clermont, Le Puy, Cahors, Albi, Rodez, sans doute Limoges, peut-être Javols.(à suivre...)

Wikipédia

jeudi 4 juillet 2013

Les années 480 (de 480 à 489) Histoire et Culture

Événements

Début de la formation des Royaumes francs.

481 : Clovis Ier devient roi des Francs vers cette date, et vainc Syagrius cinq années plus tard.

This is a simple non-creative scan of an old pre-1923 coin. Guanaco 23:07, 22 Sep 2004 (UTC) Source: en:Image:CLOVISRoydeFrance.JPG Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Syagrius (v. 430- v. 486/487) est un général romain qui a régné en Gaule du Nord. Il fut défait par Clovis qui annexa son Royaume et le mit à mort.


The captured Syagrius is brought before Alaric II who orders him sent to Clovis I XIX sentury Auteur de l'illustration inconnu Source: Crop of http://en.wikipedia.org/wiki/File:Syagrius_brought_before_Alaric_II.jpg Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Après la mort du comte Paul, Syagrius hérite de son père une partie de la Gaule (entre la Somme et la Loire : le domaine gallo-romain), hors du contrôle du royaume wisigoth et des royaumes francs en nette expansion sur ses terres. Syagrius gouverne en utilisant le titre de dux, mais ses pairs, les rois des Francs, rois des Burgondes, et rois des Wisigoths font référence à lui comme « Roi des Romains ».

481 : en Corée, Paekche, Silla et Daegaya s'allient contre Koguryo.
Baekje est un royaume qui se développa dans le sud-ouest de la Corée durant la période des Trois Royaumes. Il fut détruit par une alliance entre l'empire chinois des Tang et le royaume de Silla (신라) en 660, et annexé par ce dernier.
Le royaume de Silla ou Shilla est un des royaumes historiques de Corée, remontant à la période des Trois Royaumes de Corée. Créé en 57 av. J.-C. dans le sud de la péninsule, il dura jusqu'en 935 après avoir unifié la péninsule coréenne sous son autorité.
Daegaya était un chef lieu majeur de la Confédération de Gaya durant la période des Trois Royaumes de Corée. L'endroit se situe actuellement dans le district de Goryeong, dans la province du Gyeongsang du Nord, en Corée du Sud.
Koguryŏ était un empire coréen durant la période des Trois Royaumes de Corée, (les deux royaumes coréens voisins étant Paekche et Silla). Durant cette période, qui s'étend du Ier siècle av. J.-C. au VIIe siècle ap. J.-C., il fut le plus grand des trois, occupant le nord de la péninsule, une partie de la Mandchourie ainsi que de l'actuel Extrême-Orient russe4.

484 : schisme d'Acace.
Acace de Constantinople ou Acacius (en grec Akakios) fut patriarche de Constantinople entre 471 et 489. Il se distingua en s'opposant à l'usurpateur Basiliscus, partisan du monophysisme, en drapant entièrement Sainte-Sophie de noir.
Après la chute de Basiliscus et le retour de l'empereur légitime Zénon, Acacius travailla, à la demande de ce dernier, sur un texte capable de mettre un terme, ou tout du moins d'apaiser la querelle monophysiste. En 482, Acacius termina l'Henotikon, texte que le pape Félix III trouvait trop influencé par le monophysisme. Après deux années de querelles, le pape lança l'anathème contre Acacius, qui réagit en effaçant le nom du pape des diptyques liturgiques (484).
Le schisme acacien dura trente-cinq ans, jusqu'au règne de Justin Ier, qui révoqua l’Henotikon au temps du pape Hormisdas (519).

486 : bataille de Soissons. Le domaine gallo-romain de Syagrius est conquis par les Francs.
La bataille de Soissons oppose, en 486, Clovis, roi des Francs, à Syagrius, maître d'un domaine s'étendant de la Loire à la Somme. Ce dernier est vaincu et s'enfuit à Toulouse chez les Wisigoths ; leur roi Alaric II le livre enchaîné aux envoyés de Clovis venus le réclamer, et il est exécuté sur l'ordre de ce dernier. Cette bataille marque la fin du dernier vestige du pouvoir romain en Gaule.

Battle of Soissons.jpg Siège de Soissons. Grandes chroniques de France, livre I, chapitre 15. MS M.0536, fol. 007r. Nord de la France, 1410-1412.Maître de la Cité des dames Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Voici ce qu'en dit Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs, la principale source pour le règne de Clovis :
« Après ces événements, Childéric étant mort, son fils Clovis régna à sa place. Dans la cinquième année de son règne, Syagrius, roi des Romains et fils d'Ægidius, résidait dans la ville de Soissons, dont Ægidius s’était autrefois emparé, comme nous l’avons raconté plus haut. Clovis, ayant marché contre lui avec Ragnacaire, son parent, qui était aussi en possession d’un royaume, lui fit demander de choisir un champ de bataille. Celui-ci ne différa point, et ne craignit pas de lui résister. Le combat s’engagea donc. Syagrius, voyant son armée rompue, prit la fuite et se réfugia avec une extrême promptitude auprès du roi Alaric, à Toulouse. Clovis envoya prier Alaric de le remettre entre ses mains, disant qu’autrement, s’il le gardait, il lui déclarerait la guerre. Celui-ci, craignant de s’attirer la colère des Francs, car la crainte est ordinaire aux Goths, livra aux députés Syagrius chargé de fers. Clovis, l’ayant reçu, ordonna de le garder ; et, s’étant emparé de son royaume, il le fit égorger secrètement. »
— Grégoire de Tours, Histoire des Francs, Livre II

Clovis Ier et le vase de Soissons. Grandes Chroniques de France, XIVème siècle. Bibliothèque nationale de France.Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

C'est après cette bataille que se serait déroulé l'épisode du vase de Soissons.

488 : Théodoric le Grand roi des Ostrogoths, envahit l'Italie.

488 : Kavadh Ier succède à Valash en Perse.

Les Bulgares sont installés entre la Caspienne et le Danube. Les Bulgares (du turc bulga, les Mélangés) seraient formés des groupes de Huns refluant vers l’est et d’autres éléments venus d’Asie auparavant.

Personnages significatifs

Alaric II
Alaric II est roi des Wisigoths de 484 à 507; il appartient à la dynastie royale gothique et sacrée des Balthes. Il succède à son père Euric.

« Alaricus Rex Gothorum ». Anneau sigillaire d'Alaric II. Vienne, Kunsthistorisches Museum.     This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il règne sur la presque totalité de l'Espagne (seule la partie nord-ouest manquait à ses possessions), sur l'Aquitaine et sur la plus grande partie de la Provence. Alaric est un chrétien de confession arienne. Il est moins intolérant vis-à-vis des catholiques que son père Euric. Il les autorise d'ailleurs à tenir en 506 un concile à Agde.

Clovis Ier
Clovis Ier, né vers 466 et mort à Paris le 27 novembre 511, est roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511.
Détail du baptème de Clovis, il est représenté ici avec une livré de trois crapeaux. Attribution: G.Garitan/Wikimédia Commons

Issu de la dynastie des Mérovingiens, il est le fils de Childéric Ier, roi des Francs saliens de Tournai, et de la reine Basine de Thuringe. Brillant chef militaire, il accroît considérablement le territoire du petit royaume des Francs saliens dont il hérite à la mort de son père pour unifier une grande partie des royaumes francs, repousser Alamans et Burgondes et annexer les territoires des Wisigoths dans le sud de la Gaule.


Blason de Clovis à Tolbiac, tapisserie du XVII présente au palais du Tau de Reims. Attribution: Garitan/Wikimédia Commons

La conquête du royaume de Syagrius
À partir de 486, Clovis mène l'offensive vers le sud.
En 486, il emporte les villes de Senlis, Beauvais, Soissons et Paris dont il pille les alentours. Il livre la bataille de Soissons contre Syagrius. Syagrius, fils de Ægidius, s'intitule « Roi des Romains » et contrôle une enclave gallo-romaine entre Meuse et Loire, dernier fragment de l'Empire romain d'Occident. La victoire de Soissons permet au royaume de Clovis de contrôler tout le nord de la Gaule. Syagrius se réfugie chez les Wisigoths qui le livrent à Clovis l'année suivante. Le chef gallo-romain est discrètement égorgé.
 

La légende du vase de Soissons
C'est après cette bataille, qu'a lieu – selon Grégoire de Tours – l'épisode du vase de Soissons, où, contre la loi militaire du partage, le roi demande de soustraire du butin un vase liturgique précieux pour le rendre à l'église de Reims, à la demande de Remi, évêque de cette dernière cité.


Saint Remi, évêque de Reims demandant à Clovis la restitution du vase de Soissons.St. Remy, Bishop of Rheims, begging of Clovis the restitution of the Sacred Vase taken by the Franks in the Pillage of Soissons.--Costumes of the Court of Burgundy in the Fifteenth Century.--Fac-simile of a Miniature on a Manuscript of the "History of the Emperors" (Library of the Arsenal).     This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Une fois sur place, après avoir réuni le butin, il demande à ses guerriers d'ajouter le vase à sa part du butin. Mais un guerrier s'y oppose en frappant le vase de sa hache. Clovis ne laisse pas transparaître ses émotions et en garde ressentiment. Il réussit malgré tout à rendre l'urne à l'envoyé de Remi.
L'épilogue de l'histoire se produit le 1er mars 487. Clovis ordonne à son armée de se réunir au Champ-de-Mars pour, selon une pratique romaine, examiner si les armes sont propres et en bon état. Inspectant les soldats, il s'approche du guerrier qui avait frappé l'urne et sous prétexte que ses armes sont mal entretenues, il jette alors la hache du soldat à terre. Au moment où celui-ci se baisse pour la ramasser, Clovis abat sa hache sur la tête du malheureux. Le soldat tombe sans vie, et sur ordre de Clovis, l'armée doit se retirer en silence, laissant le corps exposé au public.
 


Ainsi as-tu fait au vase à Soissons ! 1883 François Guizot (1787-1874), The History of France from the Earliest Times to the Year 1789, London : S. Low, Marston, Searle & Rivington, 1883, p. 130 (1835–1885) This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Le testament de saint Remi fait mention d'un vase d'argent que lui aurait donné Clovis. Mais ce serait Remi qui l'aurait fondu pour fabriquer un encensoir et un calice

Le règne de Clovis est connu à travers la description qu'en fit l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, et dont l'Histoire des Francs est riche d'enseignements, bien que ce texte semble essentiellement à visée édifiante.


Clovis Ier et sa famille. Grandes Chroniques de France, XIVème siècle.Fol. 13v Source: http://gallica.bnf.fr/Catalogue/NoticesInd/MAN00765.htm Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Clovis est considéré dans l'historiographie comme un des personnages historiques les plus importants de l'histoire de France ; la tradition républicaine reconnaît en lui le premier roi de ce qui devint la France, et la tradition royale voit en lui le premier roi chrétien du royaume des Francs.

Félix III
Félix III est un aristocrate romain, fils du prêtre Félix, il fut bisaïeul du futur saint Grégoire le Grand. Veuf et père de famille (il a deux enfants), il est élu pape à la succession de Simplice le 13 mars 483.

Félix III Gravure du 48e pape Félix III Pape de l’Église catholique This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il arrive sur le trône de Pierre avec l'appui évident du roi des Hérules, Odoacre, mais la forte personnalité du pape parvient rapidement à faire oublier ce soutien embarrassant. Félix III est confronté rapidement d'ailleurs en 488 à l'invasion de l'Italie par Théodoric le Grand et à la chute de son ancien protecteur. C'est la rupture avec Constantinople qui occupe surtout son pontificat. En effet l'empereur Zénon, sous l'influence du patriarche de Constantinople Acace, a tenté d'apaiser le conflit monophysite en publiant un texte, l'Henotikon (ou « acte d'union »), supposé trouver un compromis entre monophysisme et orthodoxie. Mais Félix III y décèle une trop forte influence du monophysisme et lance l'anathème (484) contre Acace. Le patriarche réagit en rayant le nom de l'évêque de Rome des diptyques liturgiques, ce qui revient à l'excommunier.
Cette rupture va durer jusqu'au règne de Justin Ier en 519, soit 35 ans de schisme. Félix III parvient cependant, avec l'aide de Zénon qui signe une trêve avec les Vandales, à mettre un terme aux persécutions contre les catholiques africains. Il se trouve alors confronté au problème des catholiques devenus ariens sous les persécutions de Genséric et de son fils Hunéric et qui souhaitent redevenir catholiques. Ceux qui sont restés fermes dans leur croyance sous la persécution refusent ce retour et Félix III doit envoyer une lettre aux évêques d'Afrique exposant sous quelles conditions ils peuvent recevoir dans l'Église ces « brebis égarées ».
Félix III meurt à Rome le 25 février 492. Il est considéré comme saint par l'Église catholique romaine, qui le fête le 1er mars. Ses reliques se trouvent dans la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome.

Gondebaud
Gondebaud ou Gondovald, né avant 455, mort en 516, est roi des Burgondes à partir des années 470, d'abord avec ses frères, Godégisile, Gondemar et Chilpéric, puis seul à partir de 501.
Il s'est efforcé d'unir les Burgondes et les Gallo-Romains et a réussi à créer une entité et une identité commune à ces deux peuples, forgeant un particularisme burgonde, qui se perpétuera même après l'intégration au royaume franc des Mérovingiens, dans le regnum Burgundiae (royaume de Bourgogne ou de Burgondie), à côté de la Neustrie et de l'Austrasie.
L'action législatrice de Gondebaud laisse son nom à la loi Gombette, élément de cohésion pour les habitants de la Burgundia.
Voulant éviter les inconvénients du système germanique de succession, qu'il a connu au début de son règne, Gondebaud applique le système de la primogéniture. Quelques années avant sa mort en 516, il fait reconnaître par les grands du royaume son fils aîné Sigismond comme son successeur présomptif.

Gunthamund
Gunthamund, fut roi des Vandales et des Alains d'Afrique (« Rex Wandalorum et Alanorum ») de décembre 484 (ou janvier 485) à 496.
Fils du prince Gento, l'un des fils du roi Genséric, il devint à la mort du roi Hunéric le 23 décembre 484, le membre mâle le plus âgé de la famille royale hasding, bien qu'il ne soit âgé que d'une trentaine d'années lors de sa montée sur le trône.

Gunthamund Gunthamund lors du sac de Rome en 455 Roi des Vandales et des Alains Karl Briullov (1799–1852) 1833-1836 This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Il dut faire face aux incursions des bandes de pillards berbères qui menacent toujours un peu plus le royaume vandale de Carthage, se faisant de plus en plus pressant.
En 491, il fut battu en Sicile par les Ostrogoths du roi Théodoric le Grand.
Il poursuivit les persécutions de chrétiens, initiées par son père et son grand-père.
Il meurt précocement en 496 ou 4973 lors d'une partie de chasse au cerf. Son frère, Thrasamund, lui succède.

Hunéric
Hunéric, né avant 430 et mort le 23 décembre 484, est roi des Vandales et des Alains d'Afrique (« Rex Wandalorum et Alanorum ») de 477 à 484. Il est le fils aîné et successeur du roi Genséric.
Encore prince, il épouse une première fois (avant 450) une princesse wisigothe, fille du roi Théodoric. Cette dernière, accusée de complot, sera en 442 sauvagement mutilée au visage (dont le nez et les oreilles coupés) avant d'être renvoyée en Gaule chez son père. Vers 460, il épouse une princesse romaine captive, Eudoxie, fille de l'empereur d'Occident Valentinien III, ramenée comme otage à Carthage après le sac de Rome de 455, et gardée sept années prisonnière de Genséric. De cette union, nait le futur roi Hildéric.
Les historiens catholiques ont laissé un portrait accablant du roi Hunéric : Victor de Vita le qualifie de « lion rugissant », de « dernier des scélérats », insistant sur la maladie épouvantable du roi à la fin de sa vie qui a « putréfié son corps grouillant de vers » (probablement la gangrène de Fournier), un « châtiment divin » selon lui.
Hunéric accuse les catholiques de comploter avec Byzance contre lui. Il déchargea également le poids de sa fureur sur les Vandales qui avaient abjuré l'arianisme et les rues de Carthage n'offraient partout que de tristes spectacles de sa cruauté. Selon Victor de Vita, on voyait partout des hommes mutilés, sans mains, sans yeux, sans nez ou sans oreilles; d'autres avaient la tête enfoncée dans les épaules pour avoir été suspendus en l'air par les mains au haut des maisons où ils servaient de jouets aux barbares. Sa tyrannie atteint son paroxysme lorsqu'il oblige toutes les personnes s'adonnant au commerce à recevoir la baptême arien. Lorsqu'il ne fait pas torturer et jeter aux flammes ou aux bêtes sauvages ses opposants, il fait exiler ou emprisonner de nombreux prêtres qu'il parque dans de véritables camps de concentration situés dans le Sud de son royaume.
Atteint par la peste à la fin de l'année 484, il meurt le 23 décembre de la même année, mettant ainsi fin à une persécution d'une rare violence, jamais atteinte dans les autres royaumes romano-barbares et sous ses successeurs. Son neveu, Gunthamund, fils de Gento, lui succède.

Kavadh Ier
Kavadh Ier né vers 449 mort le 13 septembre 531 est un roi sassanide de Perse ayant régné de 488 à 496 et de 499 à 531.
Politique intérieure
Il raffermit le pouvoir royal en réformant certaines fonctions palatines. Les pillages et les jacqueries suscités par les mazdakites le conduisent à la fin de 528 ou au début de 529 à une sévère répression contre Mazdak, qui entraine son exécution mais lui vaut l’appui du clergé zoroastrien et prélude à la désignation de son fils Khosrô comme successeur.
Politique extérieure
Après le refus en 502 des Grecs de payer leur contribution annuelle destinée à la défense des « Portes de la Caspienne » et l'édification près de Nisibis d'une nouvelle cité nommée Dara, la première campagne de Kavadh Ier contre l'Empire byzantin à partir de 503/505 met fin au traité de paix de 50 ans conclu entre Yazdgard Ier et Théodose II en 440.
Il obtient quelques succès contre l’empereur Anastase en Arménie en s'emparant de Théodosiopolis (août 502) et en Mésopotamie en prenant Amida le 10 janvier 503, reprise par les Byzantins dès 504. Mais son empire doit subir les attaques des Khazars, implantés entre le Don et la Volga, qui passent le Caucase et ravagent l'Ibérie, le nord de l'Arménie et l'Aghbanie ; Kavadh Ier doit conclure dès 506 une trève de 7 ans. Au cours d'une seconde campagne contre les Byzantins en 527/531, il est battu par Bélisaire, général de Justinien lors de la bataille de Dara. Les Grecs vaincus à Callinicum le 19 avril 531 ne peuvent prendre Nisibis mais obligent Kavadh Ier à demander la paix.
Il meurt le 13 septembre 531 âgé d'environ 82 ans. Sur son lit de mort, il convoque sa famille, les nobles et les modeds (dignitaires réligieux) et désigne en leur présence comme successeur son troisième fils Khosro au détriment des deux aînés.

Flavius Odoacre (voir les années 470)

Péroz Ier (voir les années 450)

Sidoine Apollinaire (voir les années 470)

Zénon (empereur byzantin) (voir les années 470)

Inventions, découvertes, introductions

L’Église chrétienne de Perse adopte le nestorianisme au concile de Séleucie. Le nestorianisme atteint la côte de Malabar en Inde, apporté par des missionnaires babyloniens après 486.

Intensification du monachisme en Éthiopie avec l'arrivée d'un groupe de moines syriens, les Neuf Saints.
Le monachisme est l'état et le mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion, et font partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune, séparés du monde, les moines (moniales au féminin). Le mot vient du grec ancien monos qui signifie « solitaire » et plus particulièrement « célibataire ». La première institution connue du monachisme est celle du bouddhisme theravada, il y a vingt-cinq siècles. Dans le bouddhisme, le monachisme est l'un des trois refuges, particulièrement propice à la méditation qui constitue le cœur de la pratique.
Dans le christianisme, selon la tradition, le monachisme apparaît autour de Pacôme le Grand, vers 329 en Égypte, à deux pas de Nag Hammadi. Avec la persécution de Dioclétien en 306, nombreux avaient été les Alexandrins à se réfugier dans le désert. Même si elle diffère nettement de la vision chrétienne du monachisme, l'Égypte ancienne connut une tradition de reclus (katochoi) autour du temple de Sérapis. La naissance du monachisme chrétien en Égypte se situerait donc dans la continuité d'une tradition locale d'ascèse.

Les Neuf Saints étaient un groupe de missionnaires qui joua un rôle dans la diffusion du christianisme au Ve siècle dans ce que sont aujourd'hui l'Érythrée et l'Éthiopie. Bien que fréquemment identifiés comme étant syriens, seuls deux ou trois Saints provenaient de cette province. Selon Paul B. Henze, la majorité des Saints serait originaire de Constantinople, d'Anatolie et même de Rome. Leurs noms étaient Za-Mikaél Arègawi, Pantaléon, Garimâ, Aftsé, Goubba, Alef, Yem'ata, Liqanos et Sehma. Tous portèrent le titre "Abba" signifiant père.


Peinture représentant les Neuf Saints dans le monastère d'Abba Pantaléon, près d'Axoum (Tigré, Éthiopie).Attribution: I, Ondřej Žváček

L'historien éthiopien Tadesse Tamrat développa l'hypothèse que les Saints aient pu être liés aux persécutions à l'encontre des monophysites et des miaphysites qui suivirent le concile de Chalcédoine. Selon la tradition, les Saints auraient été accueillis par le roi d'Axoum à leur arrivée en Éthiopie.

Les neuf Saints (7 sur la photo) sur une fresque de l'Église Sainte-Marie-de-Sion, à Axoum.Attribution: Jialiang Gao www.peace-on-earth.org

Leurs activités missionnaires permirent de diffuser la religion chrétienne au-delà du "couloir étroit entre Adoulis et Axoum le long des routes caravanières". Les saints convertirent la population locale et fondèrent de nombreux monastères selon la règle de Pacôme le Grand. Abba Alef fonda le monastère le plus septentrional à Bi'isa sur la rive sud du Mareb tandis qu'Abba Yem’ata fonda le monastère le plus méridional dans le Gar'alta. Abbas Liqanos et Pantaléon bâtirent le monastère de Pantaléon à Axoum, Abba Aftsé celui de Yeha et Abba Aragawi celui de Dèbrè Damo. Enfin, Abba Garimâ édifia un monastère au nord d'Adoua; on lui attribue la traduction des Evangiles en guèze.

Le poète gallo-romain Sidoine Apollinaire, né à Lyon, décrit les mœurs de son pays.

Zénon ferme l’école nestorienne d’Édesse en 489. Les Pères chrétiens nestoriens fondent une Église nationale à Ctésiphon.
Ctésiphon: elle est fondée par les Parthes dont les rois en font leur résidence d'hiver.
Elle fut la capitale des Perses sous les Sassanides. Julien II y remporta une bataille décisive en 363, mais il fut tué peu après. En 637, Ctésiphon tomba aux mains des musulmans durant la conquête de la Perse sous le commandement de Sa`d ibn Abi Waqqas, à l'époque du calife `Omar ibn al-Khattab. L'autodafé des immenses bibliothèques parthes en araméen, par les troupes musulmanes, contenant tout le savoir de l'empire parthe dura plus de 6 semaines, d'un feu continu, nuit et jour. Elle prend alors le nom d'Al-Madâ'in.
La population ne subit pas préjudice mais les palais et les archives furent brûlés. La ville connut ensuite un rapide déclin suite à la chute des Omeyyades et va devenir une ville fantôme. On pense qu'elle servit de référence pour la ville Isbanir (en) dans les contes des Mille et Une Nuits.
En 762, les matériaux de Ctésiphon sont utilisés pour la construction de Bagdad.


Wikipédia

samedi 29 juin 2013

Les années 440 (de 440 à 449) Histoire

Événements

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc.

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc Attribution: HJPD/Wikimédia Commons

440-443 et 447-448 : guerre des Huns contre l’Empire d'Orient.
443 : en août, première paix d'Anatole avec Constantinople.
445 : Attila assassine son frère Bleda (voir les années 430) et devient le seul monarque des Huns.
447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
   
440-441 : guerre entre la Perse et l’Empire d’Orient en Arménie.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
  
441-442 : selon la Chronica Gallica, la Grande-Bretagne est entièrement tombée au pouvoir des Saxons.
La Chronica Gallica de 452 est une chronique historique de l'antiquité tardive.
Elle a été éditée sous le nom de Chronica Gallica par Theodor Mommsen avec la Chronica Gallica de 511 dans les Monumenta Germaniae Historica. Elle est parfois citée comme Chronicon imperiale, car elle indique les années des empereurs ou Chronicon Pithoeanum, du nom de son premier éditeur, Pierre Pithou en 1588.
La Chronique, qui se veut une continuation de la Chronique de Jérôme, débute en 379 et se termine avec l'arrivée d'Attila et des Huns en Italie en 452. L'information concerne essentiellement la Gaule et la partie occidentale de l'Empire. Malgré son nom la date de 452 n'est pas nécessairement la date de rédaction - qui est inconnu - mais seulement la date de rédaction la plus ancienne possible. Son auteur est inconnu, on pense qu'elle fut composée dans la région de Marseille par un clerc.
   
443 : les Burgondes deviennent fédérés de Rome. Création d'un royaume burgonde en Sapaudie.

Kreuzwertheim, lieu d'implantation d'une fortification burgonde élevée vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main Source: Transferred from de.wikipedia; transferred to Commons by User:Nico-dk using CommonsHelper.Author: Original uploader was Elektromann at de.wikipedia Released into the public domain (by the author). 

La période qui suivit la descente du Rhin (370/373) jusqu'à l'invasion de la Gaule par les peuples barbares (406/407) reste une partie obscure de l'histoire burgonde. Katalin Escher écrit que c'est pendant cette période que les Burgondes acquirent de nouveaux territoires et qu'un personnage unique, le roi tribal de la fin du IV siècle Gibica, personnage historique, ou son successeur Gundahar unifia les clans sous son autorité. Gundahar, écrit-elle, pourrait déjà avoir régné en 406.
Du côté de l'Empire, les Burgondes sont à plusieurs reprises en conflit avec Rome à l'occasion de tentatives d'incursion, mais, vers 369-370, ils font alliance avec les Romains contre les Alamans.
L'archéologie a permis de mettre en évidence l'existence d'un établissement fortifié burgonde datant de la fin du IVe siècle à Kreuzwertheim sur l'avancée rocheuse du Wettenburg, dans un méandre du Main.
   
447-449 : des mercenaires saxons puis angles et jutes s’établissent en Grande-Bretagne à l’appel du chef celte Vortigern pour lutter contre les Scots et les Pictes. Suite à l'invasion de la Bretagne romaine par les Angles et les Saxons. Les Bretons s'installent en Armorique où ils effacent toute trace de la civilisation romaine.
À partir du milieu du Ve siècle, de nouveaux envahisseurs germaniques, les Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton fut capturé). Ils finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations celtes peu romanisées établirent de nombreux « royaumes celtiques » dans l'île, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
   
Vers 440 :
       
Les Francs de Clodion le Chevelu prennent Cambrai et Arras et dominent la Somme.

Les Huns Hephtalites, originaires de l’Altaï, libérés de la tutelle des Ruanruan se jettent sur la Sogdiane et la Bactriane.

Personnages significatifs

Aspar (Voir les années 420)
   
Aetius (Voir les années 420)
   
Attila (Voir les années 430)
   
Bleda (Voir les années 430)
   
Clodion le Chevelu (Voir les années 430)
   
Eutychès
Eutychès ou Eutukhès, mort vers 454, était une personnalité du christianisme ancien. Farouchement opposé au nestorianisme, proche de Chrysaphios, l'influent eunuque de Théodose II, sa doctrine s'inscrit à la suite d'Apollinaire de Laodicée et de Cyrille d'Alexandrie, refusant d'envisager dans le Christ deux natures distinctes et décrivant au contraire l'unité du Christ comme la fusion de deux natures en une seule.

Eutychès meurt vers 454. Ses partisans nommés « eutychéens » (partisans d'une seule nature ou monophysites) furent supplantés par les disciples de Dioscore d'Alexandrie et de Sévère d'Antioche qui professaient le miaphysisme. Cette dernière doctrine fut adoptée par les Églises des trois conciles établies en Syrie, en Arménie, en Égypte et en Éthiopie.
   
Genséric (Voir les années 420)
   
Hengist et Horsa
Hengist (ou Hengest en vieil anglais) et Horsa sont deux frères originaires du Jutland (Danemark) qui, selon la tradition, auraient mené leur peuple durant l'invasion de la (Grande-)Bretagne et fondé le premier royaume anglo-saxon sur l'île : le royaume de Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Ces deux rois sont considérés comme semi-légendaires. En langue germanique, Hengest signifie étalon, tandis que Horsa fait référence au cheval.


Hengist Représentation imaginaire d'Hengist John Speed, Saxon Heptarchy, 1611.This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.    

Honoria
Honoria (Justa Grata Honoria), née en 416 ou 417 à Ravenne, morte en 455 ou 457 à Constantinople, est une princesse romaine, sœur de Valentinien III, empereur d’Occident de 425 à 455.  

Honoria couronnée Augusta par les mains de Dieu.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Co-impératrice à Ravenne, elle est forcée par son frère cadet Valentinien III de vivre chastement afin de sauvegarder l’unité du pouvoir. Mais Honoria prend un amant, Eugène, en 449 et le scandale éclate. Elle est envoyée à Constantinople pour y être mieux gardée, tandis qu'Eugène est condamné à mort.
Au printemps 450, Honoria demande secrètement l’aide d’Attila et lui envoie sa bague. Attila prend cela pour un demande en mariage et demande la Gaule pour dot. Honoria est rapatriée d’urgence à Rome où la cour s’est installée en 450, et forcée d'épouser Flavius Bassus Herculanus, un sénateur sans ambition.
En 451, Attila envahit la Gaule (bataille des champs Catalauniques) mais devra battre en retraite. On ne sait rien de la fin d'Honoria.

Mérovée
Mérovée Roy de France - Vue d'artiste (médaille en bronze de Jean Dassier, 1720. Bibliothèque nationale de France)This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.
   
Mérovée (ou encore Merowig, Mérovech), né vers 412 et mort en juillet 457, est considéré comme le second roi des Francs saliens. Son existence est entourée de tant d'obscurité que certains historiens en ont fait un roi légendaire1. Il aurait régné de 448 à 457.
Mérovée a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens. Les rois mérovingiens n'ont jamais contesté son existence et se glorifièrent d'appartenir à sa lignée.

Mérovée sous sa tente - (miniature des Grandes chroniques de France, XIVe siècle). Author: Original uploader was Polmars at fr.wikipedia This image is in the public domain due to its age.

Peu de documents attestent de l'existence de Mérovée. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée [...] ».

Camée du XVIe siècle représentant Mérovée de profil, à droite. Bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Une légende, relatée à une époque plus tardive — la chronique de Frédégaire (III, 9) en parle au VIIe siècle — entretient le doute quant à la réelle existence de Mérovée : sa mère, l'épouse du roi Clodion, déjà enceinte, fut séduite par une "bête de Neptune semblable au Quinotaure" alors qu'elle se baignait dans l'océan. Enceinte une deuxième fois, les deux sangs se mélangèrent pour donner naissance à une nouvelle dynastie dont les membres étaient investis de grands pouvoirs et d'une aura de magie et de surnaturel, caractéristique des Mérovingiens.

Priscus
Priscus (ou : Priscus Panoniensis, Priscus Panita1), né à Panium (actuel village de Rumeli Feneri, dans le district de Sarıyer à Istanbul), est un historien grec originaire de Thrace et un diplomate au service des empereurs d'Orient Théodose II (408-450) et Marcien (450-457).
Dans son œuvre historique, il fournit des informations sur la cour d'Attila où il est présent lors d'une mission diplomatique en 449.

Priscus de Panium (détail du Régal d'Attila de Mór Than) Priscus of Panium (left). Detail from Image:MorThanFeastofAttila.jpg, cropped by Mirv This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Priscus est l'auteur d'un ouvrage d'histoire en huit livres (l'Histoire byzantine), probablement de l'avènement d'Attila à celui de Zénon (433-474). Seule des fragments nous en sont parvenus, en grande partie préservés dans les Getica de Jordanès. La description d'Attila, de sa cour et de la réception des ambassadeurs romains est un aperçu précieux sur l'histoire de l'époque. Le style de Priscus est simple. Son impartialité et sa fidélité l'ont placé parmi les auteurs honorables de son temps.
   
Théodose II (Voir les années 400)
   
Tuoba Tao
Tuoba Tao (ou T’o-pa T’ao) est le nom personnel de l'empereur Taiwudi de la dynastie des Wei du Nord, issue du peuple turc des Tabghatch (ou Tuoba en mandarin). Il est le troisième empereur de la dynastie Wei du Nord et règne de 424 à 451. Il lutte contre les Ruanruan et contre l’empire de Nankin. Il impose progressivement son autorité sur toute la Chine du Nord1.
Tuoba Tao est assassiné à la suite d'intrigues de palais le 11 mars 452.  

Valentinien II (Voir les années 370)

Vortigern
Vortigern (en gallois moderne Gwrtheyrn) fut un roi de l’île de Bretagne du Ve siècle après J.-C. La qualification de « roi » est contredite par Gildas, qui le décrit plutôt soit comme « président », soit comme « principal du conseil ». Si la réalité historique du personnage n’est pas remise en cause, il convient cependant d’être prudent, car ce qui nous a été transmis à son propos relève plus du légendaire de la matière de Bretagne, d’autant qu’on le retrouve associé à la légende arthurienne.


Vortigern Detail from Lambeth Palace Library MS 6 folio 43v illustrating an episode in Geoffrey of Monmouth's Historia regum Britanniae PD-art

On retient l’année 410 pour situer la fin de la présence romaine dans l’île de Bretagne. C'est peu après que Vortigern apparaît, à cette époque que l’historiographie anglaise nomme les Dark Ages (c’est-à-dire les « âges sombres »). Il est considéré comme un notable britto-romain. Selon les sources, il est souverain de toute l’île, vers 425, ou roi des Brittons-romains du Kent (le Cantium antique), vers 450.

Wikipédia

vendredi 20 juillet 2012

Les années 630 ( de 630 à 639) Histoire (1)

Événements
630 - Arrivée de Mahomet à La Mecque. Consolidation du pouvoir musulman, unification de l'Arabie sous l'autorité de Mahomet (630 - 631).

Arrivée de Mahomet à La Mecque - Ishâq al-Nishâpûrî, Qesas al-anbiya (Histoires de prophètes), Iran, Qazwin, 1581. Bibliotéque nationale de France [1] Manuscrits, persan 54 f. 187 (Downloaded on February 23, 2007)Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

632 - Début du califat à la mort de Mahomet. Début de l'expansion de l'islam : Guerre des musulmans contre les Sassanides et les Byzantins.

8 juin : Mort du prophète Mahomet, Ottoman miniature painting from the Siyer-i Nebi, kept at the Topkapı Sarayı Müzesi, Istanbul (Hazine 1222, folio 414a) Bilkent University Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

636 - Bataille du Yarmouk. Byzance perd la Syrie, occupée par les musulmans jusqu'aux Monts Taurus.
La bataille du Yarmouk (en arabe : معركة اليرموك‎, et en grec : , Ἱερομύαξ ou Iermouchas, Ιερμουχάς) est une bataille majeure entre les forces musulmanes conduites par le califat rachidun et les armées de l’Empire romain d'Orient. La bataille consiste en une série d’engagements qui s’étalent sur une durée de six jours en août 636, près de la rivière Yarmouk qui marque aujourd’hui la frontière entre la Syrie et la Jordanie, au sud-est de la mer morte. La bataille est une grande victoire pour les Musulmans qui mettent fin à la domination byzantine en Syrie. Pour certains historiens, la bataille du Yarmouk est l’un des engagements majeurs de l’histoire et marque la première grande vague des conquêtes musulmanes. Elle est notamment à l’origine de l’expansion de l’islam au sein du Levant chrétien.
Les succès arabes sont favorisés par la négligence du basileus qui a refusé de payer ses mercenaires des marches syriennes, et par l’affaiblissement de l’empire perse qui vient d’être envahi par les Byzantins.
La population de la Syrie comprend de nombreux éléments arabes qui se mêlent à l’armée d’occupation et se convertissent. Le pays est divisé en quatre djund dans lesquels les tribus participent à la vie économique. Les gouverneurs décident pour maintenir la stabilité du pays de limiter l’immigration aux clans apparentés aux tribus déjà présentes.
636 ou 637 - Bataille d'al-Qadisiyya. Les Perses perdent la Mésopotamie.
636/640 - Fondation du camp de Basra (636-638) et de la place forte de Kufa (638-640) en Irak. Arrivée de nombreux immigrants de la péninsule arabique.

Personnages significatifs

Abou Bakr
Abû Bakr (v. 573 - 634) de son vrai nom `Abdallah (serviteur de Dieu) Atîq (le libéré) “as-Siddîq” (le véridique) ben Abî Quhâfa1 Abû Bakr, Abû Bakr ou Aboubéker surnommé par les sunnites as-Siddîq, est un dirigeant religieux, politique et militaire. Il fut le premier calife de l'islam, de 632 à 634.

Aidan de Lindisfarne
Aidan de Lindisfarne, Saint Aidan ou Áedán, est le fondateur du monastère de l'île de Lindisfarne en Angleterre. Il est aussi, en 635, le premier évêque du siège établi, selon la coutume irlandaise, dans le monastère. Il est mort le 31 août 651. Fête le 31 août.

Ali ibn Abi Talib

Mausolée d'‘Alî à Nadjaf U.S. Navy photo by Photographer's Mate 1st Class Arlo K. Abrahamson.Cette image est l'œuvre d'un marin ou un d'employé de l'U.S. Navy, créée dans l'exercice de ses fonctions. En tant qu'œuvre du gouvernement fédéral des États-Unis, cette image est dans le domaine public.

Il a été à la fois le protégé, le cousin, le disciple et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima, née de sa première épouse Khadija en 622. Il fait partie des ahlul bayt, la famille du Prophète, qui tiennent une place de haut rang dans l’islam.

Clovis II

Clovis II XV°siècle http://corsair.morganlibrary.org/icaimages/5/m536.060ra.jpg Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Clovis II, dit « le Fainéant », né en 635 et mort le 31 octobre 657, est roi de Neustrie et de Bourgogne de 639 à sa mort.

Hommage à Clovis II Albert Maignan (1845–1908) 1883 Huile sur toile H. 1.090 m x L. 1.400 m Musée des beaux-arts de Rouen Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Clovis II accède au trône à la mort de son père Dagobert Ier, en 639. Il a quatre ans, et sa mère Nantilde assure la régence jusqu'à sa mort, en 642. La suite du règne de Clovis II se déroule sous l'influence des maires du palais de Neustrie Ega et Erchinoald (ou Archambaud). La résidence royale est alors à Clichy.

Clovis II.XV°siècle Jean Fouquet (1420-1480) Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

En 649, Clovis II prend pour épouse une esclave anglo-saxonne nommée Bathilde (626-680). Achetée à York par le maire du palais Erchinoald, elle est emmenée dans le royaume des Francs pour épouser Clovis II. Trois fils naissent de cette union : Clotaire III (652-673); Childéric II (653-675); Thierry III (654-691).


Dagobert Ier

Clotaire II, Dagobert Ier et saint Arnoul. Grandes chroniques de France. Paris, XIVe ou XVe siècle.Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Dagobert Ier, né vers 602/605, mort le 19 janvier 638 ou 639, est un roi des Francs de la dynastie mérovingienne. Fils de Clotaire II (584-629), un arrière-petit-fils de Clovis, il règne sur l'Austrasie de 622 à 632 et est roi des Francs de 629 à 639. Durant cette période, il a sa résidence le plus souvent autour de Paris, notamment à Clichy (actuel département des Hauts-de-Seine).

Dagobert reçoit le royaume Franc par les évêques et les grands de Burgondie. Bibliothèque municipale de Castres. XIVe siècle Grandes chroniques de France Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Le monde à l'époque de Dagobert
Sous le règne de Dagobert, le royaume franc couvre l'ancienne Gaule ainsi que des dépendances en Germanie, notamment la Bavière. Il est ici au contact de peuples encore païens : les Saxons en Germanie, les Avars en Pannonie (actuelle Hongrie). Au nord, l'actuelle Angleterre est divisée entre différents royaumes anglo-saxons (Kent, Mercie, etc.). Au sud-est, l'Italie est aux mains des Lombards (royaume des Lombards, duchés de Spolète et de Bénévent) et de l'Empire byzantin (Exarchat de Ravenne, dont dépend Rome, siège de la papauté ; Sicile et Italie du sud). Au sud, l'Espagne est aux mains des Wisigoths (royaume de Tolède, dont était originaire la reine Brunehilde).


Construction de Saint-Denis. Campagne de Dagobert Ier en Poitou. Robinet Testard, Poitiers XVe siècle. Grandes Chroniques de France. Bibliothèque nationale de France. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

La grande puissance de l'époque est l'Empire byzantin (capitale : Constantinople) qui contrôle, en plus des provinces italiennes, le sud des Balkans, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord. La date de 630 est importante pour l'avenir de ces régions : c'est l'année de la prise de La Mecque par les musulmans de Médine, donc le début des conquêtes musulmanes ; le prophète de l'islam Mahomet meurt en 632.

Mort de Dagobert (639). Chronique des empereurs, XVe siècle, Paris, bibliothèque de l'Arsenal. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Après Dagobert, les maires du palais d'Austrasie, de Neustrie ou de Bourgogne jouent un rôle croissant, au détriment des rois de la famille mérovingienne.

Tombeau de Dagobert Ier dans la basilique Saint-Denis, XIIIe siècle.Cet objet mobilier est classé Monument Historique dans la base Palissy, base de données sur le patrimoine mobilier français du ministère de la Culture, sous la référence PM93000112. Photo: Myrabella / Wikimedia Commons / CC-BY-SA-3.0


Wikipédia

lundi 4 juin 2012

Sainte Clotilde

Clotilde (en latin Crotechildis1), née en 465 ou vers 475, morte autour de 545, est une princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu'elle contribue à convertir au christianisme.


Sainte Clotilde par Louis Desprez (1841), statue refaite d'après un original gothique. Porche de Saint-Germain-l'Auxerrois, Paris. © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons

Elle a été canonisée ; l'Église orthodoxe la fête le 3 juin (dies natalis) et l'Église catholique romaine le 4 juin.
Reine des Francs
Elle épouse Clovis vers 493 à Soissons.

 Le_mariage_de_Clovis_et_Clothilde, tapisserie de lisse, dépot du mobilier de france. XVII siècle Auteur de la photo Garitan

Selon Grégoire de Tours, elle a exercé une influence pour l'amener au baptême. Avant cet évènement, dont la date n'est pas connue avec une absolue certitude, elle prend même l'initiative de faire baptiser ses deux premiers fils contre l'avis de son époux, et ceci, bien que le premier, Ingomer, meure peu après son baptême. Le couple a d'autres enfants, d'abord trois fils, Clodomir, Childebert et Clotaire, puis une fille, Clotilde, qui sont tous baptisés et parviennent à l'âge adulte.


Clovis Ier et sa famille. Grandes Chroniques de France, XIVème siècle.http://gallica.bnf.fr/Catalogue/NoticesInd/MAN00765.htm     Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Clovis et Clotilde résident le plus souvent à Clichy, Épineuil, Chelles, Rueil ou Bonneuil. Après sa victoire de Vouillé sur les wisigoths en 507, le roi fait de Paris sa capitale.

L'évêque de Reims, le futur saint Remi, cherche alors probablement la protection d'une autorité forte pour son peuple, et écrit à Clovis dès son avènement (481 à l'âge de 15 ans). Les contacts sont nombreux entre le roi et l'évêque, ce dernier incitant d'abord Clovis à protéger les Chrétiens présents sur son territoire. Grâce à son charisme et peut-être en raison de l'autorité dont lui-même jouit, Rémi sait se faire respecter de Clovis et lui sert même de conseiller.
À la suite d'ambassades répétées auprès du roi Gondebaud, Clovis choisit de prendre pour épouse Clotilde, une princesse chrétienne de haut lignage, fille du roi des Burgondes Chilpéric II et de la reine Carétène (ce peuple voisin des Francs était établi dans les actuels Dauphiné et Savoie).
Le mariage qui a lieu à Soissons en 492 ou en 493 concrétise le pacte de non-agression avec les rois burgondes. En choisissant une descendante du roi Athanaric de la dynastie des Balthes, Clovis se marie avec une épouse de premier rang qui lui assure un mariage hypergamique (conjoint d'un niveau social plus élevé), lui permettant de hisser les Francs au rang de grande puissance.

Dès lors, selon Grégoire de Tours, Clotilde fait tout pour convaincre son époux de se convertir au christianisme. Mais Clovis est réticent : il doute de l'existence d'un Dieu unique ; la mort en bas âge de son premier fils baptisé, Ingomer, ne fait d'ailleurs qu'accentuer cette méfiance. D'autre part, en acceptant de se convertir, il craint de perdre le soutien de son peuple, encore païen : comme la plupart des Germains, ceux-ci considèrent que le roi, chef de guerre, ne vaut que par la faveur que les dieux lui accordent au combat. S'ils se convertissent, les Germains deviennent plutôt ariens, le rejet du dogme de la Trinité favorisant en quelque sorte le maintien du roi élu de Dieu et chef de l'Église.
Néanmoins, Clovis a plus que tout besoin du soutien du clergé gallo-romain, car ce dernier représente la population gauloise. Les évêques, à qui échoit le premier rôle dans les cités depuis que se sont effacées les autorités civiles, demeurent les réels maîtres des cadres du pouvoir antique en Gaule. C'est-à-dire également des zones où se concentrait encore la richesse. Cependant, même l'Église a du mal à maintenir sa cohérence : évêques exilés ou non remplacés en territoires wisigoths, successions pontificales difficiles à Rome, mésentente entre pro-wisigoths ariens et pro-francs (Remi de Reims, Geneviève de Paris...), etc.

La conversion et la bataille de Tolbiac
C'est en « la quinzième année de son règne », c'est-à-dire en 496, qu'a lieu la bataille de Tolbiac (Zülpich près de Cologne) contre les Alamans, Clovis portant secours aux Francs rhénans dont le roi Sigebert a été blessé au genou. D'après Grégoire de Tours, ne sachant plus à quel dieu païen se vouer et son armée étant sur le point d'être vaincue, Clovis prie alors le Christ et lui promet de se convertir si « Jésus que sa femme Clotilde proclame fils de Dieu vivant » lui accordait la victoire. Il s'agit de la même promesse que fit l'empereur romain Constantin en 312 lors de la bataille du pont Milvius. Grégoire de Tours reprend le modèle constantinien (conversion après une bataille, rôle important d'une femme, Hélène et Clotilde) pour répéter ce qu'il y a eu de plus glorieux et légitimer la royauté franque.
Au cœur de la bataille, alors que Clovis est encerclé et va être pris, le chef alaman est tué d'une flèche ou d'un coup de hache, ce qui met son armée en déroute. La victoire est à Clovis et au dieu des chrétiens. (...) Cette victoire permet au royaume de Clovis de s'étendre jusqu'à la Haute-Rhénanie.
Selon d'autres sources, Tolbiac n'aurait été qu'une étape et l'illumination finale de Clovis aurait en fait eu lieu lors de la visite au tombeau de Martin de Tours.(...)
 Statue de Clotilde dans la série Reines de France et Femmes illustres du Jardin du Luxembourg à Paris.Jean-Baptiste Jules Klagmann (1810–1867) LPLT / Wikimedia Commons

 Le baptême de Clovis selon Grégoire de Tours
Clovis Ier baptisé par l'évêque Remi de Reims, statue du XIXe siècle devant la basilique Saint-Remi de Reims.
    « La reine fait alors venir en secret Remi, évêque de la ville de Reims, en le priant d’insinuer chez le roi la parole du salut. L’évêque l’ayant fait venir en secret commença à lui insinuer qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner les idoles qui ne peuvent lui être utiles, ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier lui répliquait : « Je t’ai écouté très volontiers, très saint Père, toutefois il reste une chose ; c’est que le peuple qui est sous mes ordres, ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole. »
    Il se rendit donc au milieu des siens et avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : « Les dieux mortels, nous les rejetons, pieux roi, et c’est le Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre ». Cette nouvelle est portée au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. […] Ce fut le roi qui le premier demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine pour se guérir de la maladie d’une vieille lèpre et pour effacer avec une eau fraîche de sales taches faites anciennement.
    Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». Remi était un évêque d’une science remarquable et qui s’était tout d’abord imprégné de l’étude de la rhétorique. Il existe de nos jours un livre de sa vie qui raconte qu'il était tellement distingué par sa sainteté qu’il égalait Silvestre par ses miracles, et qu’il a ressuscité un mort. Ainsi donc le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés. […] »

— Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, chapitre XXXI.
Le veuvage à Tours
À la mort de Clovis, Clotilde se retira à Saint-Martin de Tours mais continua vraisemblablement à influencer ses trois fils : Clodomir, Childebert et Clotaire.


La basilique Saint-Martin de Tours, Indre-et-Loire. Vue générale.Guiguilacagouille/Wikimédia Commons

Femme politique, elle les amena à monter une expédition contre le royaume burgonde des fils de Gondebaud, vraisemblablement pour venger ses parents assassinés (selon Grégoire de Tours). Suite à cette guerre, son fils Clodomir fut tué à la bataille de Vézeronce.
Elle tenta de protéger les trois fils de Clodomir, mais ne put sauver que Clodoald, le futur saint Cloud, tandis que les deux autres étaient massacrés par leurs oncles.


Clodoald ou saint Cloud (522-560), petit-fils de Clovis Ier Auteur inconnu Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Pour secourir sa fille envoyée en Espagne dès 511 (et également prénommée Clotilde), elle poussa Childebert à attaquer le mari de celle-ci, le roi wisigoth Amalaric qui la maltraitait. À Tours, elle imposa des évêques burgondes réfugiés auprès d'elle.


Les fondateurs de l'abbaye : Clovis et ClotildeThe image is the illustration labeled as Clovis and Clotilda enthroned in one of the 131 Grandes Chroniques de France, Ms. 637, fol. 14v. at the Bibliothèque Municipale of Valenciennes, Nord-Pas-de-Calais, France.XIV°siècle Auteur Original uploader was Triton at en.wikipedia Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 
Tombeaux de Clovis et de Clotilde 1859 Histoire de France depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours: d'aprés les documents de l'art de chaque époque Henri Léonard Bordier,Édouard Charton Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.



 Statue de Clotilde dans la série Reines de France et Femmes illustres du Jardin du Luxembourg à Paris.

Par ailleurs très pieuse, elle fit ériger un monastère (aux Andelys), agrandir Saint-Pierre de Reims, reconstruire les Saints-Apôtres de Rouen et fut associée à la construction à Paris du monastère des Saints-Apôtres, devenu l'abbaye Sainte-Geneviève (actuel lycée Henri-IV).
Elle termina ses jours dans la piété, auprès du tombeau de saint Martin, à Tours où elle mourut, le 3 juin 545. Elle fut enterrée à Paris aux côtés de son époux Clovis, dans le monastère des Saints-Apôtres qu'elle avait contribué à fonder.


Miniature extraite des « Grandes Chroniques de France », montrant Sainte Clothilde priant Saint Martin.XIV century Le Corpus Etampois     Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.
 
Patronne de l'aviation légère de l'armée de terre
Depuis 1995 l'Aviation légère de l'armée de terre a choisi sainte Clotilde pour patronne. C'est en effet à ses prières que Clovis put être victorieux à Tolbiac en « submergeant l'ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd'hui la fonction des hélicoptères de combat de l'armée française.

Wikipédia