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dimanche 23 juin 2013

Les années 400 (de 400 à 409) Culture

Inventions, découvertes, introductions

Mesrob invente l'alphabet arménien (date officielle 405).(voir les années 390 culture)

Géographie et voyages

399 - 413 : voyage du religieux bouddhiste chinois Faxian (Fa-Hsien) en Inde, qu'il atteint en 402. Venu pour obtenir des copies authentiques des écritures bouddhiques, il atteste de la puissance de l’empire Gupta. Il note que le crime est rare et que l’administration est efficace. Il rapporte que tous les gens respectables sont végétariens, alors que les basses castes et les intouchables consomment de la viande. Selon Faxian, l’Empire Gupta compte plusieurs provinces divisées en districts, eux-mêmes subdivisés en arrondissement. La prospérité repose pour une large part sur l’initiative privée ; des guildes sont chargées de construire et d’entretenir les ouvrages d’art, les temples, les fondations charitables ou culturelles ainsi que la gestion d’établissement comparables aux banques.

Religion et philosophie

400 : Stilicon ordonne la destruction des Livres Sibyllins.
Les Livres Sibyllins sont un recueil d'oracles conservés à Rome dans l'Antiquité. Selon une tradition ancienne, ils furent achetés à une sibylle par le roi Tarquin le Superbe.
Les livres sibyllins ne sont consultés qu'à la suite d'un prodige (ou présage) grave. Il s'agit de savoir quel dieu apaiser et par quels rites. Ils furent d’abord confiés à un collège de deux prêtres, nombre qui s’accrut par la suite pour atteindre quinze membres sous l’Empire, qu'on appela alors les quindecemviri sacris faciundis. La réponse était d'abord lue au Sénat, qui statuait ensuite sur l'opportunité de sa publication.
Pendant la guerre sociale (entre 91 et 89 av. J.-C.), un incendie au Capitole détruisit les exemplaires des livres sibyllins. Pour les reconstituer, on fit rechercher les prophéties de la Sibylle enregistrées à Samos, à Ilion, à Érythrée, dans les colonies grecques d’Italie, en Afrique et en Sicile. Les prêtres firent ensuite un tri pour ne retenir que celles qui leur paraissaient véritables.
À la fin de l’Empire romain d'Occident, probablement lors des mesures antipaïennes promulguées par Honorius à partir de 404, les chrétiens s’emparèrent des Livres sibyllins et les brûlèrent. Rutilius Namatianus, préfet de Rome en 417, dénonce Stilicon comme l’instigateur de cette action sacrilège. Comme il l’accuse aussi de trahison et d’avoir introduit les barbares dans le Latium, reproches historiquement injustifiés, les historiens modernes sont dubitatifs sur cette responsabilité.

   
Vers 405 : Jérôme de Stridon (voir les anées 370 histoire et liste des saints) achève la traduction de la Bible en latin (Vulgate).
   
Avant 411, Irlande : à l'âge de seize ans, Maewyn Succat, plus tard saint Patrick (voir liste des saints) est enlevé par des pirates irlandais, parmi lesquels Niall de neuf otages, qui le vendent comme esclave.

Dans la région de Kutai dans l'est de Bornéo en Indonésie, le roi Mulawarman observe les rites brahmaniques.
Un brahmane (brāhmaṇa, ब्राह्मण, lié au sacré) est un membre d'une des quatre castes (en sanskrit : varṇa, वर्ण, « couleur »), regroupant notamment : les prêtres, les enseignants et les hommes de loi. Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres disposant de connaissances importantes sur le Monde.
Aux Indes, les Brahmanes combattaient les maladies qui étaient considérées comme des punitions divines : pour cela, ils interprétaient les pensées des dieux.
Époque védique
Originellement, le brahmane est un officiant du sacrifice védique. Il surveille en silence le déroulement du sacrifice alors que l´udgātar est le chanteur et que l´adhvaryu est l'officiant manuel, tous trois représentant la pensée (silencieuse), la parole (chantée) et l'action (matérielle)1.
Références
   
Algasie, dame gauloise de Cahors écrit une lettre à Jérôme de Stridon qui séjourne à Bethléem. Dans cette lettre elle lui pose onze questions sur les passages des Saintes Écritures qu'elle n'a pas compris. Hédibie, dame de Bayeux, fait de même et pose douze questions.
   
Le moine Honorat (voir les années 400 histoire), futur évêque d’Arles, fonde le monastère de Lérins dans le diocèse de Grasse où se fait ressentir l’influence de l’ascétisme égyptien. Il publie la Règle des Quatre Pères ou Règle des Pères, la plus ancienne Règle monastique connue en Occident.

 Icône de saint Honorat d'Arles, fondateur du monastère de Lérins.http://www.france-orthodoxe.net/photo/?x=gaule&id=21

Le monastère de Saint Honorat sur l'île de Saint Honorat (Iles de Lérins, baie de Cannes, Alpes-Maritimes) Attribution: Hermes from mars

Art et culture

L’épopée indienne du Mahâbhârata trouve sa forme définitive.

 Arjun hits the target: Daswant, described by Abul Fazl as the greatest Indian painter in Akbar's court, depicts in Persian style a scene from the pre-Islamic Indian epic, the Mahabharata 16th century Source/Photographe :Razmnama Public Domain INDIA.

Le Mahābhārata est un livre sacré de l'Inde, qui relate la « Grande Geste » des Bhārata, grand poème épique datant des derniers siècles avant l'ère commune.

 Illustration from Persian Mahabharata mughal period http://www.harekrsna.com/sun/features/12-09/features1568.htm This work is in the public domain in India because its term of copyright has expired.

C'est une saga mythico-historique, contant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l'ère chrétienne, entre deux branches d'une famille royale : les Pândava et leurs cousins, les Kaurava, pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange. C'est l'un des deux grands poèmes épiques de l'Inde, fondateur de l'Hindouisme avec le Rāmāyaṇa. On peut penser que la date de l'épopée primitive du Mahābhārata est bien antérieure à celle du Rāmāyaṇa, comme les faits eux-mêmes qui sont la matière de l'un et de l'autre poème.

402-403 : érection de la Colonne d'Arcadius à Constantinople pour commémorer la victoire sur les Goths de Gainas.

Colonne d'Arcadius, érigée en 402-403 pour commémorer la victoire sur les Goths de Gaïnas (reconstitution hypothétique). This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

La colonne d'Arcadius est une colonne triomphale érigée en 401 sur le forum d'Arcadius à Constantinople pour commémorer le triomphe de cet empereur sur le parti goth de Gaïnas en 400.
Le décor ne fut achevé qu'en 421, bien après la mort d'Arcadius en 408, et le monument fut alors dédié au nouvel empereur, Théodose II.

Base de la colonne d'Arcadius (dessin allemand, anonyme, XVIe s.)1574 Source : Frühbizantinische Kultur This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Fortement inspirée de la colonne de Théodose dressée par cet empereur sur le forum Tauri dans les années 380, ce monument poursuit la tradition des colonnes triomphales de Rome, comme la colonne Trajane et la colonne de Marc-Aurèle.
La colonne a été détruite au XVIe siècle et il n'en subsiste plus que le massif de maçonnerie du socle ainsi que la base. Le détail de sa décoration est toutefois conservé par une série de dessins réalisés en 1575. Elle était faite de serpentine et le socle de granite rouge.

   
Le mausolée de Galère à Thessalonique est transformé en église au début du siècle, la rotonde Saint-Georges.
   
Construction du Gymnase des Géants sur l'Agora d'Athènes.

Le Trésor d'Airan, une parure de princesse barbare datée de la fin du IVe, début Ve siècle, découvert en 1876 à Moult-Argence en Normandie, est enfouit.

Certains des éléments du trésor d'Airan  Category:Musée de Normandie Attribution: Pascal Radigue

Le Trésor d’Airan est le nom donné aux objets précieux découverts fortuitement en 1876 à Moult-Argences près d'Airan en Normandie. Il est actuellement conservé au Musée de Normandie à Caen.
La pièce maîtresse est une paire de fibules à pierre précieuses, liées par une chaîne, semblable à celles exhumées à Untersiebenbrunn et Rábapordány, dans l’aire danubienne.
Ces objets ont été trouvés dans la tombe d’une jeune femme de 20 à 40 ans, qui pourrait être une Gothe ou autre germaine orientale, d'ailleurs le toponyme Airan est germanique (Heidram 843), ou encore d’origine sarmate ou alaine. Il s'agit d'une parente, fille ou épouse, d'un soldat romain d'origine barbare, peut-être stationné dans la région dans le cadre du tractus Armoricanus et Nervicanus (litus Saxonicum) : défense frontalière maritime contre les Saxons et les Frisons ou encore dernier rempart de l'« Etat Romain » de Syagrius contre les Francs. Étant donné l'analogie du matériel archéologique de la tombe d'Airan (notamment les bijoux du costume féminin « princier »), d'autres tombes de Bourgogne (Balleure), d'Alsace (Hochfelden), d'Allemagne (Fürst, Altlußheim) et même du Portugal (Beja) avec celui d'Untersiebenbrunn (Autriche), les spécialistes parlent de « groupe Untersiebenbrunn ». L'origine ethnique des inhumés de ce groupe est difficile à déterminer, car le mobilier funéraire, comme c'est le cas ici, est de factures diverses. À Airan, on dénombre des éléments romains, alano-sarmates et germaniques. Pour ce faire, il faudrait réaliser une analyse approfondie des ossements.

Wikipédia

samedi 8 juin 2013

Les années 260 (de 260 à 269) Culture

Inventions, découvertes, introductions

263 : le mathématicien chinois Liu Hui termine un commentaire détaillé des Neuf Chapitres sur l'art mathématique.
Liu Hui était un mathématicien chinois qui vivait au IIIe siècle après J.C.
En 263 il publie un livre avec des solutions aux problèmes présentés dans le célèbre livre chinois de mathématiques connu sous le nom Jiuzhang Suanshu ou Les neuf chapitres sur l'art mathématique, traduit en français par Guo Shuchun, de l'Académie chinoise des sciences.

Les Neuf Chapitres sur l'art mathématique Transfered from en.wikipedia Transfer was stated to be made by User:Otso Huuska. Original uploader was HELLO, WORLD! at en.wikipedia Domaine public

Dans ces commentaires, il présente :
une estimation de p à 3,14162 et suggère que 3,14 est une bonne approximation ;
la méthode d'élimination de Gauss ;
le principe de Cavalieri pour trouver le volume du cylindre.
Il présente aussi, dans une annexe séparée appelée Haidao suanjing ou Le manuel mathématique de l'île de la mer, plusieurs problèmes d'arpentage.

Art et culture

Plotin

Plotin Philosophe alexandrin Antiquité tardive Ostiense Museum, Ostia Antica - ROME, Italy Domaine public

Plotin (205 - 270 après J.-C.) était un philosophe grec de l'Antiquité tardive. Il fut le fondateur d'un courant philosophique appelé « néoplatonisme », qui influença de manière profonde la philosophie occidentale. Il installa son école à Rome en 246, et son premier disciple fut Amélius. Sa relecture des dialogues de Platon fut une source d'inspiration importante pour la pensée chrétienne, en pleine formation à l'époque, puis pour saint Augustin. L'intégralité de ses écrits a été publiée, par un autre disciple fidèle, Porphyre de Tyr, dans les Ennéades.

Plotin et ses disciples. http://www.crystalinks.com/plotinus.html Domaine public

La pensée de Plotin est originale en ce qu'elle approfondit la réflexion de Platon et d'Aristote sur la nature de l'Intelligence, mais aussi et surtout en ce qu'elle pose un au-delà de l'intelligence, à savoir l'Un. Pour Plotin, l'univers est composé de trois réalités fondamentales : l'Un, l'Intelligence et l'Âme. L'homme qui fait partie du monde sensible doit, par l'introspection, remonter de l'Âme à l'Intelligence, puis de l'Intelligence à l'Un et accomplir ainsi une union mystique avec le dieu par excellence.

Sources sur Plotin
Porphyre, Vie de Plotin
Porphyre, Contre les chrétiens, fragment 39 (éd. Harnack) (= Eusèbe, Histoire ecclésiastique, VI, 19).
Longin
Eunape de Sardes, Vies des sophistes, chapitre II (vers 395).

Le roi de Perse Chahpuhr Ier semble avoir encouragé la doctrine de Mani. Il fonde une capitale, GundeShâhpuhr près de Suse et bâtit sans doute le palais de Ctésiphon.
L’Académie de Gundishapur à l'ouest de l'Iran, était une célèbre Académie universitaire de la ville de Gundishapur qui fut, au cours de l’Antiquité tardive, le centre intellectuel de l’empire sassanide. Ainsi que l'explique la Chronique de Séert, cette ville est la conséquence de la déportation de la population chrétienne d'Antioche et de leur évêque Demetrianos en 270 par le roi Shapur Ier, mais l'école a commencé ses activités beaucoup plus tard. L'hôpital de Gundishapur est le plus ancien hôpital d'enseignement connu. L'Acadèmie comprenait aussi une bibliothèque et un observatoire. Elle était située dans l'actuelle province du Khuzestan, dans le sud-ouest de l'Iran, près de la rivière Karoun. Elle proposait l’enseignement de la médecine, de la philosophie, de la théologie et des sciences. Le corps professoral était versé non seulement dans les traditions zoroastriennes et perses, mais enseignait aussi les langues grecques et indiennes. Selon les historiens le Cambridge de l'Iran, était le centre médical le plus important de l'ancien monde (défini comme le territoire de l'Europe, de la Méditerranée et du Proche-Orient) au cours des VIe et VIIe siècles.

Ctésiphon (Tâgh-i Kasrâ). Dessin du capitaine Hart, 1824.Domaine public

Ctesiphon. Iraq 3-anna stamp of 1923, scanned by User:Stan Shebs Category:Stamps Domaine public


Wikipédia

mardi 31 juillet 2012

Les années 680 (de 680 à 689) Histoire et Culture

Événements

Résistance berbère à la conquête musulmane du Maghreb à partir de 683. Le chef berbère Koceila (mort en 688) et la reine Kahina (morte en 702 ou 704) dirigent la résistance contre l’occupation arabe dont les premiers raids en Afrique du Nord on débuté en 642.

Second empire Köktürks. Qutlugh reconstitue le khanat des Turcs orientaux autour de l'Orkhon, détruit jadis par l'empereur chinois Taizong. Les Turcs envahissent la Chine du Nord. Le second empire turc procède d’un profond nationalisme anti-chinois. Le peuple rejette le bouddhisme et retourne à la religion traditionnelle. La langue turque remplace le sogdien dans les textes officiels. Sous les règnes de Qutlugh puis de son frère Bek Tchor, la féodalité se développe dans l’empire. Les sodats-pâtres libres tombent de plus en plus sous la dépendance de l’aristocratie tribale. Appelés « tats », ils sont astreint à la corvée pour les seigneurs, payent un tribut ou font le service militaire.

Bataille de Kerbala. Fondation du chiisme. Révoltes dans l'empire omeyyade.
La Bataille de Kerbala eut lieu le 10 octobre 680 en Irak. Dans le calendrier musulman c'est le 10 de muharram 61 A.H.. La commémoration de cette bataille est le deuil chiite d'Achoura. Cette commémoration se célèbre tous les 10 muharram, c’est-à-dire en suivant le calendrier lunaire et non pas le calendrier julien. La bataille opposa la puissante armée du calife omeyyade Yazîd Ier contre l'armée des partisans de l'imam Husayn, petit-fils de Mahomet, qui se réduisait à 72 hommes et enfants.
La théologie chiite va développer un martyrologe complètement étranger au sunnisme. Durant le mois de Mouharram, une forme de mortification va s’installer dans le chiisme qui peut être rapprochée de certaines formes d’ascèse catholique : auto-flagellation, souffrances auto-infligées.
Une forme théâtrale originale, le tazieh, va se développer aussi autour du « massacre » de Kerbala. Ce théâtre peut être comparé aux passions qui se jouaient sur les parvis des églises au moment de Pâques au Moyen Âge.

Europe
Bataille de Tertry. Pépin de Herstal gouverne toute la Gaule.
La bataille de Tertry en juin 687 dans le cadre des luttes de clans francs (les Faida germaniques) vit la victoire de l'Austrasie (nord est), capitale Metz, contrôlée par Pépin de Herstal, sur la Neustrie (ouest), capitale Paris et Soissons, sous les ordres de Berchaire, maire du palais du roi mérovingien Thierry III.
En 687, Pépin franchit le fleuve Somme et les marais de l'Omignon pour affronter et vaincre les troupes de Berchaire. Pépin n'ose s'emparer de la couronne. Il laisse donc le roi de Neustrie qu'il vient de battre sur le trône de manière symbolique et prend les titres de Dux et Princeps Francorum - duc et prince des Francs. La famille carolingienne prend ainsi le pouvoir 64 ans avant de s’emparer de la couronne.

Des missionnaires anglo-saxons évangélisent le continent.

Les Bulgares passent le Danube et s’installent en Mésie.

Peuple turc, les Khazars atteignent la mer Noire et s’installent durablement entre la taïga, le Caucase, l’Oural et le Don. Leur sédentarisation (Samandar sur la Caspienne puis Itil sur la Volga) contribue à ralentir l’avance de nouvelles populations turques.

Personnages significatifs

Abd Allah ben az-Zubayr (voir les années 650 Histoire)

Abd al-Malik (Omeyyade)

Dinars omeyyades à l'époque de ʿAbd Al-Malik Attribution: Photograph by Mike Peel (www.mikepeel.net).

Abd Al-Malik ou ʾAbū Al-Walīd ʿAbd Al-Malik ibn Marwān (en arabe : أبو الوليد عبد الملك بن مروان), né en 646 à La Mecque et mort en 705, est le cinquième calife omeyyade. Il succède à son père Marwān Ier en 685. Connu pour sa bonne éducation et sa compétence, il pacifie le Califat omeyyade en matant la rébellion de ʿAbd Allāh ibn Az-Zubayr, et étend ses frontières, en Afrique du Nord et en Inde notamment. Le règne de ʿAbd Al-Malik est également marqué par l'apparition des premières pièces de monnaie omeyyades, ainsi que par différentes réformes, notamment dans les domaines de l'agriculture et du commerce.

Al-Hajjaj ben Yusef
Al-Hajjaj ben Yusef Ath-Thaqafy ou Al Hajjaj ben Yusuf (juin 661 à Taïf, 714 à Wasît la ville qu'il avait fondé en 702 en Irak) (الحجاج بن يوسف الثقفي) fut un gouverneur important pendant le califat omeyyade de Damas.
Il fut gouverneur de l'Irak durant les règnes d'`Abd al-Malik et de son fils Al-Wâlid Ier connu pour ses talents d'orateur, d'administrateur, de commandant et de fervent défenseur de la cause omeyyade, il reprit la Mecque à Abd Allah ben az-Zubayr, agrandit le domaine des omeyyades jusqu'aux frontières de l'Inde, et ordonna une modernisation de l'écriture arabe afin de faciliter aux fidèles la lecture du Coran par la différentiation des lettres qui s'écrivaient de la même manière par des points et autres mesures.
Il élimina tous les ennemis des omeyyades jusqu'à sa mort en 714 à Wasît (Irak), durant le règne du califat Al-Wâlid Ier.
Des histoires sur son art de manier la langue arabe sont à ce jour dans les manuels scolaires.

Asparoukh

Statue of Asparukh, Khan of Bulgaria (Reign 679–700) Attribution: I, Peter80

Asparoukh ou Isperikh (en bulgare: Аспарух-Asparuh, Исперих-Isperih, Испор-Ispor, ou encore Есперих-Esperih : faucon hobereau), khan des Bulgares, déplace puis sédentarise son peuple pendant la période tardive des Grandes invasions en Europe orientale.
Asparoukh a été une personnalité historique qui a vécu à une époque de crise et de menaces pour les Bulgares, et il a réussi à repousser les dangers extérieurs, à élargir le territoire sous son contrôle, à renforcer le rôle de son peuple sur la scène régionale. Son armée comptait quelque 50 000 combattants et a souvent mené des actions militaires énergiques sur deux fronts à la fois.
Généralement, Asparoukh est considéré comme le facteur fondamental de la stabilisation et du renforcement de la Bulgarie et son influence a joué un grand rôle pendant les 1300 années qui suivirent en affirmant l'identité nationale. Du temps d'Asparoukh, la Bulgarie est une force avec laquelle il faut compter dans l'Europe du sud-est, surpassée dans la région seulement par Byzance et la Khazarie.


Part of the monument of Khan Asparuh - Isperih in Isperih Attribution : Bativo7/Wikimédia Commons

Asparoukh participait personnellement à certaines batailles, et il a perdu la vie en 701 sur les bords du Dniepr, lors d'un affrontement contre les Khazars. Il est enterré sur la rive, près du village de Voznesenka (en Ukraine actuelle). Le tombeau porte une inscription en caractères runiques qui dit: "Vainqueur céleste".

Benoît II


Benoît II This image is a faithful representation of an icon inside the Basilica of Saint Paul Outside the Walls: the author(s) is unknown and the image itself is centuries old. As such it falls in the public domain.

Benoît II (° ? – † 8 mai 685), né et mort à Rome, fut pape de 684 à 685. C'est un saint chrétien fêté le 7 mai en Orient et le 8 mai en Occident.
Selon la tradition, il est né à Rome et a pour père un dénommé Jean. Après une éducation à la Schola cantorum, il devient prêtre. Élu pape le 26 juin 684, il obtient que la confirmation soit donnée non plus par l'empereur, mais par l'exarque de Ravenne. Le calcul est simple : faible politiquement, l'exarque approuverait toujours les décisions de Rome.
Le pontificat de Benoît II est marqué par son attention envers les pauvres, confinant au populisme. Benoît II renforce également la position du pape en présidant toutes les cérémonies civiles de Rome.

Constantin IV (voir les années 650 Histoire)

Jitô

L'impératrice Jitō, illustration du Ogura Hyakunin Isshu.http://www.asahi-net.or.jp/~sg2h-ymst/yamatouta/sennin/100i_edo1.html Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

L'impératrice Jitō (持統天皇, Jitō Tennō?, 645 - 13 janvier 703) était le quarante-et-unième Empereur du Japon, selon l'ordre traditionnel de la succession, et la quatrième femme à occuper cette position. Elle a régné de 686 à 697.
Durant son règne, elle promulgue le code des lois appelé code Asuka Kiyomihara (collection de règles de gouvernement compilées et promulguées en 689).
Jitō était aussi une poétesse de waka (différentes sortes de poèmes) reconnue, et l'un de ses poèmes de 31 syllabes sera choisi par Fujiwara no Teika en tant que premier dans la très populaire anthologie Hyakunin Isshu(( de 794 à 1185/1192).
Sur sa demande, à sa mort, elle est le premier dirigeant du Japon à se faire incinérer à la manière bouddhique.

Justinien II

Monnaie à l'effigie de Justinien II English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Justinien II (latin : Justinianus II, grec : Ιουστινιανός Β΄), (né v. 668, mort en novembre ou décembre 711), dit Rhinotmetus (ὁ Ῥινότμητος « Nez coupé »), est empereur byzantin de 685 à 695, puis de 705 à 711. Il est le fils de Constantin IV et de sa femme Anastasie, et le dernier représentant ayant régné de la dynastie héraclide.

Kahena

Statue de la Reine guerrière Kahena à Khenchela en Algérie Attribution : Mascula_mai_2009_081.jpg/Wikimédia Commons

Kahena (signifiant "prêtresse" , "devineresse" en arabe), de son vrai nom Dihya ou Damya (en tifinagh : ⴷⵉⵃⵢⴰ), est une reine guerrière berbère zénète des Aurès qui combattit les Omeyyades lors de l'expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle.
Plusieurs femmes ont écrit des romans sur la Kahena au XXe siècle et plusieurs penseurs disent que c'est une des premières féministes bien avant le Moyen Âge et une des premières reines guerrières de l'Histoire. De nombreux auteurs la considèrent comme juive, d'autres comme chrétienne et Ibn Khaldoun lui attribue des pouvoirs surnaturels.

Kusayla

Aksil (Koceila), chef de la tribu berbère Awraba. Idir Aït Arezki/Wikimédia Commons

Koceila (ou Kusayla), chef de la tribu berbère Awraba au VIIe siècle. Les Amazighs (berbères) l'appellent Aksil. Chrétien, Koceila fut chef de la résistance à la conquête musulmane du Maghreb. Ensuite, il se convertit à l'islam, puis il s'oppose radicalement à Oqba Ibn Nafi Al Fihri, le chef Amazigh prend Kairouan des mains omeyyades. Il serait tué lors d'une bataille contre les Omeyyades.

Léon II (pape)

Le pape Léon II Auteur http://atheism.about.com/library/glossary/western/bldef_leoii.htm User Jim62sch on en.wikipedia Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Léon II, né en Sicile à une date inconnue, mort le 3 juillet 683 à Rome, fut pape de 682 à 683.
Fils d'un certain Paul, il étudie à la Scola cantorum de Rome. À la mort d’Agathon le 10 janvier 681, il est élu pape, sans doute au courant du mois de janvier. Cependant, l'empereur Constantin IV refuse de reconnaître l'élection et demande, en échange, la condamnation du pape Honorius Ier, considéré comme partisan du monothélisme au troisième concile de Constantinople qui se déroule alors. Les tractations se poursuivent jusqu'en 683. Constantin obtient la condamnation du feu pape et en échange, accorde à Léon II, entre autres :
la reconnaissance de l'élection pontificale ;
la présence d'un apocrisiaire permanent du pape à Constantinople ;
le transfert à Rome des monothélistes condamnés par le concile, pour y être jugés par la papauté
la reconnaissance de la suprématie du pape sur l'exarque de Ravenne ;
la diminution des versements de la Sicile et de la Calabre au Trésor impérial.
Le corps repose à la basilique Saint-Pierre. Il est considéré comme saint et son culte est attesté dès les martyrologes de Bède le Vénérable et d'Adon. Il est fêté le 28 juin.

Marwan Ier
Marwān Ier ou ʾAbū ʿAbd Al-Malik Marwān ibn Al-Ḥakam (en arabe : أبو عبد الملك مروان بن الحكم), né en 623 et mort en 685, est le quatrième calife omeyyade. Il succède à Muʿāwiya II en 684. Marwān Ier descend d'une autre branche omeyyade, à laquelle il donne son nom.
Marwān Ier établit les poids et mesures standards.

Muawiya II (voir les années 640 Histoire)

Oqba Ibn Nafaa (voir les années 670 Histoire)

Pépin de Herstal (voir les années 670 Histoire)

Radbod

Broderie représentant la légende dans laquelle le roi frison Radbod est prêt à être baptisé par Wulfram (ici remplacé par Willibrord), mais au dernier moment, refuse. Catharijneconvent Museum, Utrecht Sonty567/Wikimédia Commons Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Radbod, Ratbod ou Redbad est un roi ou duc des Frisons qui a régné sur la Frise de 679 environ à sa mort en 719.
Radbod contrairement à son père reste fidèle au paganisme et tente de gagner son indépendance vis-à-vis des Royaumes francs, à la faveur des guerres civiles qui les déchirent. Mais en 689, il est battu par le maire du Palais d'Austrasie Pépin de Herstal lors de la bataille de Dorestad2 et doit lui céder la Frise occidentale, de l'embouchure de l'Escaut à la Vlie. Utrecht tombe sous influence franque en 690 et devient le siège d'un évêché dirigé par Willibrord, qui continue l'évangélisation des Frisons.
Après la mort de Grimoald et de Pépin en 714, Radbod attaque de nouveau les Francs. Il chasse Willibrord et ses moines et avance jusqu'à Cologne, où il bat les troupes de Charles Martel, fils naturel de Pépin, en 716. Radbod meurt en 719. Son successeur Poppa (Hrodbad) (719-734), contine la lutte mais Charles Martel parvient à soumettre les Frisons par des expéditions en 725, 734 et 736.

Wilfrid d'York (voir les années 650 Histoire)

Wu Zetian (voir les années 650 Histoire)

Yazid Ier
Yazīd Ier ou ʾAbū Ḫālid Yazīd ibn Muʿāwiya (en arabe : أبو خالد يزيد بن معاوية), né en 645 et mort en 683, est le deuxième calife omeyyade. Il succède à son père Muʿāwiya Ier en 680. L'événement le plus important de son règne est la bataille de Kerbala, au cours de laquelle Al-Ḥusayn (as), fils de ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib (as) et petit-fils du prophète Mahomet, est tué par l'armée omeyyade. Nombreux sont les musulmans qui condamnent Yazīd Ier et le considèrent comme responsable direct de la mort d'Al-Ḥusayn, mais certains contestent l'authenticité des faits qui lui sont attribués.

Inventions, découvertes, introductions

Réforme agraire au Japon conçue selon le principe chinois de l’alternance : les terres affectées à la culture des plantes annuelles tournent régulièrement, afin que les mêmes agriculteurs ne bénéficient pas toujours des meilleurs champs. Des cadastres sont établis à l’échelle du village, la population est recensée et des lots précaires sont attribués en fonction du nombre de bouches à nourrir. Ce système permet une meilleure rentabilité de l’impôt, les hommes devant fournir des céréales et les femmes des rouleaux de soie.

Pendant l’époque omeyyade se constitue un régime de la propriété qui place la campagne dans la dépendance de la ville.

Sous Abd Al-Malik sont effectués de nouvelles interventions sur le texte du Coran.

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lundi 16 juillet 2012

Les années 410 (de 410 à 419) Architecture

Le roi Gupta Kumarâgupta Ier (415-455) fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand véhicule bouddhique.

Pièce en argent de Kumaragupta (414-455). Buste du roi Kumaragupta avec une cape décorée avec des croissants (dérivés des monnaies des satrapes de l'ouest). Rev: Garuda bird, avec la légende Brahmi « Parama-bhagavata rajadhiraja Sri Kumaragupta Mahendraditya » (« Le plus dévoué des rois des rois Kumaragupta Mahendraditya »).Attribution: Per Honor et Gloria Wikimédia Commons

Nālandā est une ville de l'état du Bihar, en Inde du nord, près du Népal, ancien siège d'un important centre universitaire bouddhiste, comptant à son apogée jusqu'à 10 000 moines.

Ruines de l'université de Nālandā Attribution: This image was originally posted to Flickr by Prince Roy at http://www.flickr.com/photos/princeroy/93462777/. Wikimédia Commons

L'université de Nālandā fut un centre majeur de la pensée indienne dont l'influence s'étendit sur une grande partie de l'Asie: asie centrale, Himalaya, asie du sud est, Chine et Japon.

Stūpas de Sariputta, dans l'ancienne université de Nālandā Wikimédia Commons 

Le bouddhisme mahāyāna est un terme sanskrit ( महायान ) signifiant « grand véhicule » (chinois : 大乘, dàchéng ; japonais : 大乗, daijō ; vietnamien : Đại Thừa ; coréen : 대승, dae-seung). Le bouddhisme mahāyāna apparaît vers le début de l’ère commune dans le Nord de l’Inde et dans l'Empire kouchan, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient. Le Vajrayāna, sa forme tantrique, apparaît en Inde avant le IVe siècle, pénètre au Tibet entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle, puis en Mongolie, et, via la Chine où il laisse peu d'influences, en Corée et au Japon à partir du VIIIe siècle.
  
Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople arrive à Marseille vers 415 où il fonde l’abbaye Saint-Victor.

L'abbaye à la fin du XVIIIe siècle Joseph Marchand crayon 30 × 45 cm Archives de fr:Bouches-du-Rhône Transferred from fr.wikipedia; transferred to Commons by User:Coyau using CommonsHelper.This image is in the public domain due to its age.

l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille en fr:1818. Lithographie de C. de Last (25 × 35 cm) Bibliothèque des Amis de Saint-Victor Original uploader was Christophe.moustier at fr.wikipedia Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

L’abbaye Saint-Victor de Marseille a été fondée au Ve siècle par Jean Cassien, à proximité des tombes de martyrs de Marseille, parmi lesquels saint Victor de Marseille († en 303 ou 304), qui lui donna son nom. L'abbaye prit une importance considérable au tournant du premier millénaire par son rayonnement dans toute la Provence. L'un de ses abbés, Guillaume de Grimoard, fut élu pape en 1362 sous le nom d'Urbain V. À partir du XVe siècle, l'abbaye entama un déclin irrémédiable.

Art et culture

412 : construction de la basilique Saint-Démétrios à Thessalonique.
L'église Hagios Demetrios (en grec moderne : Άγιος Δημήτριος, Ayos Dhimitrios) est le principal sanctuaire dédié à Saint Dimitrios, le patron de Thessalonique.
C'est une basilique à cinq travées avec un narthex et un transept, la plus grande église de Grèce : la façade fait 47 mètres de largeur (33 mètres pour la nef), et le bâtiment 68 mètres dans sa plus grande longueur. Sous le sanctuaire et le transept se trouve une crypte. Une petite chapelle dédiée à saint Euthymios (XIVe siècle) est attachée au bâtiment au sud-est.

Église Hagios Demetrios The Church of Saint Demetrius(Hagios Dimitrios) in Thessaloniki, Greece. Photo taken in 2007. Wikimédia Commons

La première église fut un petit oratoire construit peu après 313, date de la légalisation du christianisme dans l'Empire romain, sur les ruines d'un ancien établissement de bains, lieu du martyre de Démétrios (l'actuelle crypte). 

Church of Saint Demetrius Patron Saint of Thessaloniki. Mosaic above the Cenotaph of Saint Demetrius.Attribution: Ωριγένης Wikimédia Commons

Au Ve siècle, un préfet de l'Illyricum nommé Léontios remplaça ce premier édifice par une basilique à trois travées, qui subit un grand incendie vers 626, sous le règne d'Héraclius. Une reconstruction eut lieu dans les années suivantes (jusqu'en 634), sous forme d'une basilique à cinq travées, qui est fondamentalement le bâtiment actuel. Après la conquête ottomane en 1430, l'édifice fut converti en mosquée en 1493. Il retrouva sa fonction d'église après la conquête de la ville par la Grèce en 1912.

Mosaïque avec saint Démétrios et deux donateurs Meister der Demetrius-Kirche in Saloniki The work of art depicted in this image and the reproduction thereof are in the public domain worldwide.  

Il a terriblement souffert du grand incendie de la ville en 1917, qui a détruit le plafond, la partie supérieure des murs et une grande partie des mosaïques, qui ne sont plus connues que par des photographies antérieures (il en reste principalement quatre, datant du VIIe siècle, montrant saint Démétrios avec les reconstructeurs de l'époque et avec des enfants). Il n'a été rouvert au culte, après une restauration très importante, qu'en 1949. Ces travaux ont été l'occasion d'importantes fouilles archéologiques, et les trouvailles sont exposées dans un musée installé dans la crypte.
L'église est inscrite depuis 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du bien intitulé « Monuments paléochrétiens et byzantins de Thessalonique ».
   
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mardi 24 janvier 2012

Saint Jean, l'aumônier

CRESPI Giuseppe Maria (attribué à) Un intérieur avec une femme, une mendiante, un enfant et un chien 17e siècle ; 18e siècle Paris ; musée du Louvre département des Arts graphiques

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Jean l'Aumônier, Jean V d'Alexandrie et Jean de Chypre, né dans la seconde moitié du VIe siècle et mort en novembre 619 ou 636, est patriarche d'Alexandrie de 610 au 11 novembre 619.

Saint patron de la ville de Casarano, il est fêté le 23 janvier en Occident et le 11 novembre en Orient.

La Légende Dorée de Jacques de Voragine
I. Jean, patriarche d’Alexandrie, une nuit qu’il était en prière, vit une jeune fille merveilleusement belle qui se tenait debout près de lui et qui avait sur la tête une couronne d’olivier. Jean, stupéfait, lui demanda qui elle était, et la jeune fille lui répondit : « Je suis la miséricorde, c’est moi qui ai amené sur la terre le Fils de Dieu. Prends-moi pour femme et tu t’en trouveras bien ! » Et en effet, Jean devint depuis lors si miséricordieux qu’il fut appelé « Eleymon », c’est-à-dire l’aumônier. Il avait l’habitude d’appeler les pauvres « ses maîtres » ; et c’est à son exemple que les hospitaliers donnent aux pauvres le titre de « seigneurs ». Un jour, ayant rassemblé ses serviteurs, il leur dit : « Allez par toute la ville, et dressez-moi une liste de tous mes seigneurs. » Et comme on ne comprenait pas ce qu’il voulait dire, il reprit : « Ceux que vous appelez indigents et mendiants, je les appelle, moi, nos maîtres et seigneurs. Ce sont eux, en effet, qui, seuls, peuvent nous donner le royaume des cieux. » Et pour exhorter les fidèles à l’aumône, il avait l’habitude de leur raconter l’histoire que voici :

Un jour, des mendiants se chauffaient au soleil, et s’amusaient à comparer le mérite des riches de la ville, louant les bons et blâmant les méchants. Vint à passer par là un receveur d’impôts nommé Pierre, homme riche et puissant, mais sans pitié pour les pauvres, et qui faisait chasser brutalement ceux qui mendiaient à sa porte. Les mendiants se trouvèrent d’accord pour constater que pas un d’entre eux n’avait jamais reçu de lui une aumône. Alors l’un d’entre eux dit à ses compagnons : « Voulez-vous gager avec moi que, aujourd’hui même, je me ferai donner une aumône par lui ? » La gageure fut tenue, et le mendiant, s’avançant vers Pierre, lui demanda l’aumône. Or le receveur marchait accompagné d’un esclave qui portait des pains de seigle dans un panier ; et, dans sa colère, ne trouvant pas de caillou sous la main, il prit un pain dans le panier et le lança sur le mendiant. Celui-ci saisit le pain, et courut montrer à ses compagnons l’aumône qu’il avait reçue. Deux jours après, Pierre tomba malade et eut une vision. Il se vit comparaissant devant le tribunal suprême, et, sur l’un des plateaux de la balance, des diables tout noirs déposaient ses péchés, tandis que de l’autre côté se tenaient tristement des anges vêtus de blanc, ne trouvant rien à mettre pour faire contre-poids. Et l’un de ces anges dit : « En vérité nous n’avons rien à mettre sur ce plateau, si ce n’est un pain de seigle qu’il a donné au Christ il y a deux jours, et encore malgré lui ! » Et les anges mirent ce pain sur le plateau, et Pierre vit qu’il faisait contrepoids à tous ses péchés. Et les anges lui dirent : « Ajoute quelque chose à ce pain de seigle, si tu ne veux pas tomber entre les mains de tous ces méchants diables ! » Alors Pierre, s’éveillant, dit : « En vérité, si un seul pain de seigle, jeté par colère à un pauvre, m’a été d’un tel profit, combien davantage me profitera de donner tous mes biens aux pauvres ! » Donc, le jour suivant, comme il allait dans la rue, vêtu de son meilleur manteau, et qu’un naufragé lui demandait de quoi se couvrir, il se dépouilla de son manteau précieux et le lui donna ; mais le naufragé, aussitôt, courut le vendre à un brocanteur. Et Pierre, en voyant son manteau à l’étalage du brocanteur, s’affligea fort, se disant : « Je ne suis pas digne, même, qu’un mendiant garde rien en souvenir de moi ! » Mais la nuit suivante, il vit en rêve un inconnu qui brillait plus que le soleil, et qui avait une croix sur sa tête ; et il vit que cet inconnu portait sur ses épaules le manteau que lui, Pierre, avait donné au naufragé. Et l’inconnu lui dit : « De quoi t’affliges-tu ? » Pierre lui raconta alors la cause de sa peine. Et l’inconnu, qui était Jésus, lui dit : « Reconnais-tu ce manteau ? » Et lui : « Oui, Seigneur ! » Et le Seigneur : « Je m’en revêts parce que tu me l’as donné ! J’avais froid et tu m’as couvert. Merci de ta bonne volonté ! » Alors Pierre, se réveillant, commença à bénir les pauvres, et dit : « Vive Dieu, je ne mourrai pas avant d’être devenu l’un d’entre eux ! » Il donna donc aux pauvres tout ce qu’il avait. Puis, appelant son notaire, il lui dit : « Emmène-moi à Jérusalem et vends-moi comme esclave à quelque chrétien, après quoi tu distribueras aux pauvres le prix de la vente ! » Et comme le notaire s’y refusait, Pierre lui dit : « Fais ce que je te demande, et voici de l’argent pour te récompenser ! Mais si tu ne le fais pas, c’est moi qui te vendrai aux barbares. » Alors le notaire le revêtit de haillons, le conduisit à Jérusalem, et le vendit à un argentier, moyennant trente pièces d’or qu’il distribua aux pauvres. Et Pierre, devenu esclave, se chargeait spontanément des tâches les plus viles, au point que les autres esclaves eux-mêmes se moquaient de lui, le battaient, et le méprisaient comme un fou. Mais le Seigneur lui apparaissait souvent, et le consolait en lui montrant les vêtements et tous les autres dons qu’il avait reçus de lui. Cependant, à Constantinople, qui était la patrie de Pierre, l’empereur et les citoyens déploraient sa disparition. Or, un jour, des habitants de Constantinople, venus à Jérusalem pour visiter les lieux sacrés, furent invités à dîner chez le maître de Pierre ; et ils se dirent à l’oreille : « Combien cet esclave que voici ressemble au noble Pierre, le receveur d’impôts ! » Et l’un d’eux, l’ayant bien observé, dit : « En vérité, c’est le seigneur Pierre lui-même ! Je vais aller à lui et je le ramènerai de force à Constantinople ! » Aussitôt l’esclave, se voyant découvert, s’enfuit. Le portier de la maison était sourd et muet ; mais Pierre, dès qu’il fut arrivé près de la porte, lui parla afin qu’il lui ouvrît. Et aussitôt le sourd-muet retrouva l’ouïe et la parole. Il ouvrit à Pierre, puis, abordant les autres esclaves, il leur dit : « L’esclave qui faisait la cuisine vient de s’enfuir ; mais c’était sans doute un esclave de Dieu et non de notre maître, car lorsqu’il m’a ordonné de lui ouvrir la porte, une flamme a jailli de sa bouche qui, touchant ma bouche et mes oreilles, m’a aussitôt rendu la parole et l’ouïe. » Et tous, sortant de la maison, se mirent à la recherche du fugitif, mais sans pouvoir le retrouver. Sur quoi ils firent tous pénitence d’avoir traité avec mépris un homme de Dieu.

Saint Jean l'Aumônier, de Titien. Église San Giovanni Elemosinario.

II. Un moine nommé Vital eut l’idée d’éprouver saint Jean, pour voir si cet homme, d’ailleurs parfait, se laissait persuader par les on-dit, et était facilement accessible au scandale. Il se rendit donc à Alexandrie et se fit donner la liste de toutes les courtisanes. Puis, entrant chez elles tour à tour, il leur disait : « Donne-moi cette nuit, et, en échange de l’argent que je t’offrirai, consens à t’abstenir jusqu’à demain de toute fornication ! » Et il passait toutes les nuits chez ces courtisanes, mais agenouillé dans un coin de la chambre et priant pour elles ; et, le matin, il s’en allait en leur défendant de révéler ce qu’il avait fait. Il y eut cependant une de ces femmes qui divulgua la chose : et, en punition, un démon s’empara d’elle. Et tous lui disaient : « Tu n’as que ce que tu mérites, menteuse ! car ce mauvais moine est allé chez toi pour forniquer, et non pour autre chose ! » Et, tous les soirs, le moine Vital disait à ceux qui l’entouraient : « Il faut maintenant que je m’en aille, parce que telle ou telle courtisane m’attend ! » Et à ceux qui lui faisaient des reproches, il répondait : « N’ai-je pas un corps, comme tout le monde ? Et les moines ne sont-ils pas des hommes comme les autres ? » Alors on lui disait : « Défroque-toi plutôt, l’abbé, et prend une femme chez toi, afin de ne pas scandaliser les autres ! » Mais Vital, feignant la colère, leur répondait : « Laissez-moi tranquille, vous m’ennuyez ! Dieu vous a-t-il constitués mes juges ? Occupez-vous donc de vous-mêmes ! Personne ne vous demandera de rendre compte de moi ! » Il criait cela très haut, pour que le bruit en revînt à saint Jean ; et l’on pense bien que celui-ci ne fut pas longtemps à connaître le scandale de la ville. Mais, avec l’aide de Dieu, il sut endurcir son cœur au point de ne prêter aucune créance à tout ce que l’on disait de Vital.

Et celui-ci, tout en continuant son manège, priait Dieu que, après sa mort, le vrai sens de sa conduite pût être révélé à saint Jean et aux autres hommes. Il y eut une foule de courtisanes qui, grâce à lui, se convertirent et se vouèrent à la vie religieuse. Mais un matin, comme il sortait de chez l’une d’elles, il rencontra quelqu’un qui se rendait chez elle pour forniquer ; et cet homme donna au moine un soufflet, en disant : « Misérable, ne te corrigeras-tu donc jamais de ton immondice ! » Et Vital : « Mon ami je te revaudrai ce soufflet ! » Et en effet, quelques heures plus tard, voici qu’un diable, sous la forme d’un nègre, applique sur la joue de cet homme un terrible soufflet, en lui disant : « Reçois ce soufflet de la part de l’abbé Vital ! » Et ce diable s’empara de lui et le tourmenta si fort que la foule s’amassait à ses cris. Mais Vital, voyant son repentir, pria pour lui et obtint qu’il fût délivré. Puis, sentant approcher la mort, ce bon moine laissa un papier où était écrit : « Gardez-vous de juger personne trop tôt ! » Et, quand il fut mort, toutes les courtisanes révélèrent la pureté de sa conduite et tous, dans Alexandrie, glorifiaient Dieu à cette occasion, mais surtout saint Jean, qui disait : « Combien j’aurais voulu mériter de recevoir, à la place de Vital, le soufflet qu’il a reçu ! »

III. Un pauvre vint à Jean en habit de pèlerin et lui demanda l’aumône. Jean dit à son économe : « Donne-lui six pièces d’argent ! » L’homme s’en alla alors changer d’habit et revint demander l’aumône au patriarche. Et celui-ci dit à son économe : « Donne-lui six pièces d’or ! » L’économe les lui donna, mais, quand le mendiant fut parti, il dit à Jean : « Père, cet homme est venu deux fois aujourd’hui sous des habits différents, et deux fois a reçu l’aumône ! » Mais saint Jean feignit de ne pas l’avoir reconnu. Et le mendiant, ayant changé d’habit une troisième fois, revint de nouveau lui demander l’aumône ; alors l’économe fit signe à saint Jean que c’était le même mendiant. Mais saint Jean lui répondit : « Va et donne-lui douze pièces d’or ; car qui sait si ce n’est pas mon Seigneur Jésus-Christ qui veut me tenter, pour voir qui se fatiguera le premier, lui de demander ou moi de donner ? »

IV. Un jour le patrice voulut employer à des achats une somme qui appartenait à l’église, et que le patriarche voulait faire distribuer aux pauvres. Les deux hommes discutèrent longtemps, et se séparèrent fâchés l’un contre l’autre. Mais, à l’approche de la neuvième heure, saint Jean fit dire au patrice par son archiprêtre : « Seigneur, le soleil va bientôt se coucher ! » Et le patrice, entendant ces paroles, fondit en larmes, et courut demander pardon à saint Jean.

V. Un neveu de saint Jean avait été insulté par un boutiquier et était venu se plaindre à son oncle. Celui-ci lui répondit : « Comment est-ce possible que quelqu’un ait osé te contredire et ouvrir la bouche contre toi ? Mon fils, fie-toi à moi : je ferai aujourd’hui quelque chose dont la ville entière sera étonnée ! » Ce qu’entendant, le jeune homme fut consolé, croyant que son oncle allait faire fouetter l’impertinent. Mais saint Jean, le voyant consolé, lui dit : « Mon fils, si tu es vraiment le neveu de Mon Humilité, prépare-toi à recevoir le fouet en présence de tous ! Car la vraie parenté ne vient pas de la chair et du sang, mais se reconnaît à la vertu de l’âme. » Et il envoya chercher le boutiquier, et l’affranchit de tout tribut. Et tous comprirent ce qu’il avait voulu dire en annonçant qu’il ferait quelque chose dont la ville entière serait étonnée.

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VI. Apprenant que, dès qu’un empereur était couronné, on commençait à lui construire un tombeau de marbre et de métal, saint Jean se fit construire, lui aussi, un tombeau ; mais il ordonna qu’on le laissât inachevé, et que tous les jours, pendant qu’il officierait à la tête de son clergé, on vînt lui dire : « Hâte-toi de faire achever ta tombe, car tu ne sais pas à quelle heure la mort viendra te prendre ! »

Statue à Budapest Photo Google
VII. Un homme riche fût peiné de voir que saint Jean couchait dans des draps grossiers ; et il lui fit don d’une couverture de grand prix. Mais le saint, ayant mis cette couverture sur son lit, ne put dormir de toute la nuit, tant le tourmentait la pensée que trois cents de ses « seigneurs » auraient eu de quoi se couvrir avec le prix de cette couverture. Et il se disait en pleurant : « Combien d’hommes se sont couchés cette nuit sans avoir dîné, combien d’hommes sont exposés à la pluie, sur les places, et claquent des dents, au froid de la nuit ! Et toi, après avoir mangé d’excellents poissons, tu t’es couché avec tous tes péchés dans un lit, sous une couverture qui vaut trente-six deniers ! Non, non, le misérable Jean ne se couvrira plus de cette façon-là ! » Et, dès que le jour parut, le saint fit vendre la couverture, et en donna le prix aux pauvres. Et le riche, à cette nouvelle, acheta une seconde couverture et la donna au saint, le priant, cette fois, de la garder pour lui. Le saint prit la couverture, mais aussitôt la fit vendre, et en fit distribuer le prix aux pauvres. Le riche la racheta, la rapporta au saint et lui dit : « Nous verrons qui se fatiguera le premier, toi de revendre ou moi de racheter ! » Et le saint se complaisait à vendanger ainsi le riche, disant que ce n’était point pécher, mais bien agir, de dépouiller des riches avec l’intention de donner aux pauvres.

VIII. Voulant engager les fidèles à l’aumône, saint Jean leur racontait souvent l’histoire de saint Sérapion. Celui-ci, ayant donné son manteau à un pauvre, rencontra un autre pauvre, qui souffrait du froid. Il lui donna alors sa tunique, et resta tout nu, tenant en main l’Évangile. Alors un passant lui demanda : « Abbé, qui t’a dépouillé ? » Et l’abbé, montrant l’Évangile, répondit : « Voici celui qui m’a dépouillé ! » Mais, voyant ensuite un autre pauvre, il alla vendre son Évangile pour lui en donner le prix. Et comme on lui demandait ce qu’il avait fait de son Évangile, il répondit : « Cet Évangile me disait : vends ce que tu possèdes et donnes-en le prix aux pauvres ! Or je n’avais que lui ! Pour lui obéir, je l’ai vendu ! »

IX. Un mendiant à qui saint Jean avait fait donner cinq deniers, se fâcha de n’avoir pas reçu davantage, et se mit à insulter publiquement le patriarche. Les serviteurs de celui-ci voulaient le chasser ; mais saint Jean le leur défendit en disant : « Laissez-le, frères, laissez-le me maudire ! J’ai pu, moi ; pendant soixante ans, insulter le Christ par mes péchés : de quel droit m’opposerais-je à ce que cet homme m’insultât un moment ? » Et il fit apporter le petit sac où était son argent, et ordonna que le mendiant y prît autant qu’il voudrait.

X. Le peuple ayant pris l’habitude de sortir de l’église, après l’évangile, pour aller bavarder vainement sur la place, le patriarche sortit un jour de l’église avec eux, après l’évangile, et s’assit au milieu d’eux sur la place. Et comme tous s’en étonnaient, il leur dit : « Mes chers enfants, la place du berger est au milieu de son troupeau. Ou bien donc vous rentrerez dans l’église et j’y rentrerai avec vous pour achever ma messe, ou bien vous resterez ici, et j’y resterai comme vous ! » Deux fois il fit de même, et ainsi il habitua le peuple à ne plus sortir de l’église pendant les offices.

XI. Un jeune homme avait enlevé une nonne, et le clergé l’accusait devant saint Jean, demandant qu’il fût excommunié : car il avait perdu deux âmes, la sienne et celle de sa maîtresse. Mais saint Jean se refusait à rien faire contre lui, disant à son clergé : « Non, mes fils, pas du tout ! Et c’est vous qui, en ce moment, commettez deux péchés. Vous péchez d’abord en allant contre le précepte du Seigneur, qui a dit : Ne jugez pas, vous ne serez pas jugés ! Et puis, vous péchez aussi par présomption, car vous ignorez si ces deux malheureux continuent à pécher, ou si, au contraire, ils ne commencent pas déjà à se repentir. »

XII. Souvent, pendant ses prières, le bienheureux saint Jean avait des extases où on l’entendait s’entretenir familièrement avec le Seigneur. Et quand, saisi de fièvre, il comprit qu’il allait mourir, il s’écria : « Je te remercie, mon Dieu, de ce que ta bonté ait exaucé le vœu de ma faiblesse, qui souhaitait de ne rien posséder en mourant qu’un seul drap de lit ! Et maintenant ce drap, va pouvoir, lui aussi, être donné aux pauvres ! » Après quoi il mourut, et son corps vénérable fut placé dans un tombeau où se trouvaient déjà les corps de deux évêques ; et voici que ces corps s’écartèrent miraculeusement, pour faire une place, au milieu d’eux, au bienheureux Jean.

XIII. Peu de jours avant sa mort, une pécheresse vint lui dire qu’elle avait commis de tels péchés qu’elle n’osait s’en confesser à personne. Le saint lui conseilla d’écrire sur un papier ses péchés, de cacheter le papier, et de le lui apporter, ajoutant qu’il prierait pour elle. Et la femme fit tout cela ; mais quand, quelques jours après, elle apprit la mort du saint, elle s’épouvanta à la pensée que sa confession pourrait tomber entre des mains étrangères. Elle se rendit donc au tombeau du saint, et supplia celui-ci de lui faire savoir où se trouvait son papier. Et voici que saint Jean sortit de son tombeau, en habit pontifical, s’appuyant sur l’épaule des deux évêques qui gisaient près de lui. Et il dit à la femme : « Pourquoi nous importunes-tu dans notre repos, moi et ces deux saints hommes qui me tiennent compagnie ? » Et il lui tendit son papier avec le cachet qu’elle y avait mis, disant : « Ouvre ton cachet, et lis ta confession ! » Mais elle, ayant brisé le cachet, vit que la liste de ses péchés avait été effacée, et remplacée par l’inscription suivante : « Je te remets tes péchés en considération de la prière de Jean, mon serviteur. » Et la femme rendit grâces à Dieu ; et saint Jean, avec ses deux compagnons, rentra dans son tombeau.