Affichage des articles dont le libellé est Écritures. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Écritures. Afficher tous les articles

samedi 22 juin 2013

Les années 390 (de 390 à 399) Culture

Inventions, découvertes, introductions

Entre 392 et 406, le savant Mesrop (Mesrob Machtots) crée un alphabet arménien qui lui permet de traduire la Bible.
Saint Mesrop (prononcé Mesrob en arménien occidental), dit aussi Machtots, né en l'an 362 dans le village de Hatsekats (région de Taron) en Arménie occidentale et mort le 17 février 440, est un moine arménien également créateur en 405 de l'alphabet arménien.

Il occupe d'abord des fonctions administratives et militaires à la chancellerie des Arsacides. Il se consacre ensuite à l'état religieux et entreprend d'évangéliser la région de Goght'en. Convaincu que la conversion des païens serait facilitée par la traduction arménienne des Évangiles, il s'en ouvre au catholicos Sahak. L'alphabet inventé par un évêque syrien appelé Daniel ne lui semblant pas adéquat, Machtots se livre lui-même à des recherches en Syrie dans le but de concevoir un meilleur système. Les spécialistes placent la date de cette invention entre 392 et 406.


Exemple d'écriture en alphabet arménien Attribution: Author Bart133/Wikimédia Commons.

Selon le poète moderne Parouir Sévak, Mesrop Machtots fut « le plus grand homme politique que l'Arménie ait connu ». En créant l'alphabet arménien, ce fondateur sauva non seulement la langue arménienne, mais aussi la culture. Sans aucun doute, Machtots pour les Arméniens d'hier et d'aujourd'hui, représente la plus éminente figure ; c'est l'homme qui sauva son peuple en sauvant sa langue. Il fut, par l'envergure de son esprit, dans le domaine des lettres, ce que Tigrane II le Grand fut dans le domaine de la guerre.
   
Selon la Notitia Dignitatum, il y a vers 394 200 000 hommes aux frontières de l'empire romain et une armée de manœuvre de 50 000 hommes. Le soldat romain est souvent un barbare germanique.

Dux Mesopotamiae from Notitia dignitatum http://www.ne.jp/asahi/luke/ueda-sarson/DuxMesopotamiae.html Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

La Notitia Dignitatum est un document administratif romain de l'extrême fin du IVe siècle-début du Ve siècle. Ce document présente, sous la forme d'une liste, toutes les dignités tant civiles que militaires de l'Empire romain, dans ses deux parties, occidentale et orientale.

Page d'une copie médiévale de la Notitia Dignitatum, représentant des boucliers de diverses unités de l'armée romaine. Certains auteurs voient dans le troisième insigne de la quatrième ligne une des premières représentations d'un symbole connu aujourd'hui sous le nom de Yin et Yang1,2.Domaine public

Cette liste permet d'avoir un bon aperçu de l'état de l'armée romaine et de l'administration du Bas Empire. Néanmoins, elle doit être considérée avec prudence, puisqu'elle a subi, au moins dans sa partie occidentale, des mises à jour partielles.

Page from the Notitia Dignitatum, displaying the insignia and items associated with the office of castrensis palatii, a late Roman palace official responsible for the emperor's quarters and provisioning.XVe siècle http://www.hs-augsburg.de/~harsch/Chronologia/Lspost05/Notitia/not_doc2.html Peronet Lamy (died 1453), based on Roman originals Domaine public 

Le document original a été transmis par le biais de copies médiévales, qui ont également conservé les nombreuses illustrations d'origine

Religion et philosophie

391-394 : Théodose Ier impose une législation abolissant les cultes païens et interdisant tout comportement païen dans l'Empire. Il interdit toutes les manifestations religieuses païennes (écoles philosophiques d’Athènes, Jeux olympiques, mystères d'Éleusis, etc.).
   
392-404 : à Bethléem, Jérôme de Stridon (voir liste des saints) traduit l'Ancien testament en latin à partir du texte hébreux (Vulgate).

Prologue de l'évangile selon saint Jean, Vulgate clémentine éditée par le P. Michael Hetzenauer, O.M.Cap. Biblia Sacra, vol. V, éd. Friedrich Pustet, Ratisbonne, 1922, p. 197.Attribution: Jastrow/Wikimédia Commons    

393-394 : Jean Chrysostome (voir les années 380 histoire) écrit un traité Sur la vaine gloire et l'éducation des enfants (De inani gloria et educandis a parentibus liberis).
   
397 :
     
Sulpice-Sévère écrit sa Vie de Saint Martin (Vita Martini), première vie d'un saint.
Saint Sulpice-Sévère (Sulpicius Severus), né en Aquitaine vers 363 et décédé au cours du premier quart du Ve siècle est un historien et un ecclésiastique de langue latine.

Page de la Vita Sancti Martini de Sulpice Sévère ; manuscrit composé en minuscule caroline.8 siècle Manuscrit enluminé de la BnF  Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Les détails de sa vie nous sont principalement connus par sa correspondance avec Paulin de Nole et Gennadius de Marseille. Il suivit d'abord la carrière du barreau, devint avocat à Bordeaux, séjourna à Toulouse et à Elusa, près de Carcassonne. Après la mort de sa femme, vers 392, il se retira, en ascète, aux environs de Biterrae (Béziers) ; vers 409, il aurait vécu dans un couvent de Marseille. Gennadius donne à entendre qu'il a été ordonné prêtre et qu'il fut disciple de saint Martin de Tours, dont il rédige une hagiographie, la Vita Sancti Martini (Vie de saint Martin). Il serait mort en 410 ou en 429.
Il est parfois fêté le 29 janvier.
Œuvres
Son ouvrage principal est une chronique appelée aussi l’Histoire sacrée, en deux livres (Chronicorum Libri duo ou Historia sacra), qui s'étend de la création du monde à l'an 410, et dont le style élégant et concis lui a valu le nom de Salluste chrétien. Cet ouvrage constitue une source importante sur l'affrontement entre l’arianisme et le priscillianisme dans les Gaules.

      
Fondation du monastère syriaque orthodoxe de Mor Gabriel.

Photographs from Deyrulumur (Mor Gabriel Monastery) , Midyat, Turkey. Attribution: Auteur Nevit Dilmen (d)

Le monastère Mor Gabriel (en syriaque : Dayro d-Mor Gabriel, en turc : Deyrulumur Manastırı) est un monastère syriaque orthodoxe situé près de la ville de Midyat, dans la province de Mardin en Turquie. Il est parfois appelé Monastère de Qartamin.

Photographs from Deyrulumur (Mor Gabriel Monastery) , Midyat, Turkey. Attribution: Auteur Nevit Dilmen (d)

 Fondé en 397 par Mor Shmuel et Mor Shemun de Qartmin sur les ruines d'un ancien temple païen. Il tira son nom actuel au VIIIe siècle de l'évêque Mor Gabriel de Qartmin (593-668)3, consacré évêque monophysite par le Patriarche Athanase. Environ 12000 ecclésiastiques y seraient inhumés.
Photographs from Deyrulumur (Mor Gabriel Monastery) , Midyat, Turkey. Attribution: Auteur Nevit Dilmen (d)

Au XIVe siècle, l'invasion des Mongols de la Horde d'Or entraîna la mort de quarante moines et quatre cents autres Chrétiens par suffocation. Pendant le Génocide arménien, l'ensemble des moines fut massacré par des Kurdes, et le monastère occupé pendant quatre ans. Il a connu une certaine renaissance à partir de 1970. Il est aujourd'hui le siège de l'évêché du Tur Abdin et la résidence de son évêque, Mor Iwannis Ephrem Bilgic, et il abrite une petite communauté de sept sœurs et quatre moines.
   
397-401 : Augustin écrit ses Confessions.
Augustin d’Hippone (latin : Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain latino-berbère romano-africain. Il est né d’un père romano-africain (africain romanisé) citoyen romain et d’une mère berbère chrétienne non romanisée, sainte Monique.

Le baptême d'Augustin par Ambroise de Milan, toile de Benozzo Gozzoli (1420–1497) XVe siècle.between 1464 and 1465 fresco Height: 220 cm. Width: 230 cm. Apsidal chapel, Sant'Agostino, San Gimignano Domaine public 

Il est l’un des quatre Pères de l'Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier) et l’un des 35 docteurs de l’Église. Les catholiques le fêtent le 28 août, anniversaire de sa mort, alors que les orthodoxes le fêtent le 15 juin. En tant que philosophe, on le considère comme un platonicien chrétien, souvent proche de Plotin. Mais il rejette les notions de transmigration des âmes et de réminiscence. Surtout, chez Plotin, Dieu créait le monde involontairement, ce qui n'est pas compatible avec la conception juive et chrétienne de la création.

Michael Pacher (1430–1498) Les quatre pères de l'Église : Augustin, Jérôme de Stridon, Ambroise de Milan,Grégoire Ier 1471-1475 103 × 91 cm Alte Pinakothek Munich The work of art depicted in this image and the reproduction thereof are in the public domain worldwide.

Son tombeau se trouve à Pavie. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental. Il a été également le penseur le plus lu au Moyen Âge.
Son influence est marquée depuis le Haut Moyen Âge jusqu’à la plupart des théologiens chrétiens contemporains… Elle a influencé toute l’histoire de l’Église médiévale, puis alimenté les débats lors de la Réforme protestante, puis encore le jansénisme. Les débats suscités par l’interprétation de l’augustinisme ont contribué aux conceptions modernes de la liberté et de la nature humaine, de la foi et de la raison, mais aussi à la réflexion sur la nature du langage et à son apprentissage par les enfants.
Augustin d'Hippone a été un inspirateur majeur de Thomas d'Aquin, autre Docteur de l'Eglise.
   
Vers 397 : l'évêque briton Ninian fonde l’église de Candida Casa, à Whithorn en Écosse, première mission chrétienne au-delà du mur d'Hadrien.
Ninian (3?? - 432) est le premier évêque connu à avoir visité l'Écosse. Il est considéré comme saint par les églises chrétiennes catholiques et orthodoxes.

 Saint Ninian prêche auprès des Pictes (du livredes Heures de la Vierge et de Saint Ninian). Book of the Hours of the Virgin and Saint Ninian (Polylerus) This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Des communautés chrétiennes avaient existé dans le sud du Galloway dès la fin de l’époque romaine avec selon Bède le Vénérable la fondation de Candida Casa par le Breton saint Ninian :
…les Pictes du Sud qui résident dans ces mêmes montagnes avaient rejeté depuis longtemps, disaient-ils, leurs erreurs de l’idolâtrie et embrassé la vérité grâce à la prédication de Ninias, un vénérable évêque et saint homme né en Bretagne, qui avait été instruit à Rome dans la foi et les mystères de la vérité. Son siège épiscopal - qu’avait rendu célèbre le nom et l’église de l'évêque saint Martin – existe toujours chez les Angles. Cet endroit qui appartient à la province des Berniciens est généralement appelé la Maison Blanche, parce qu’il y construisit une église en pierre ce qui n’est pas l’usage des Bretons.
Cette première implantation peut être datée de l’extrême fin du IVe siècle. La vie de saint Ninian (vers 360-432) qui nous apporte au demeurant peu d’information sur le personnage a été écrite par Ailred élu en 1160 troisième abbé de l’abbaye cistercienne de Rievaulx mort en 1166, et également biographe du roi David Ier d'Écosse le Saint.

Rédaction du Kâmasûtra à la fin du IVe siècle, attribué à Vâtsyâyana.
Le Kâmasûtra (du sanskrit कामसूत्र Kāmasūtra, composé de काम Kâma, « le désir », et de सूत्र sûtra, « l’aphorisme », soit littéralement « les aphorismes du désir ») est un recueil indien traitant des diverses activités de ce que recouvre l'expression « vie privée » aujourd'hui, écrit entre les VIe et VIIe siècles, attribué à Vâtsyâyana.

One of the famed Erotica sculptures at the World Heritage Temple of Khajuraho, Madhya Pradesh, India originally posted to Flickr as "Kamasutra 106"Auteur: Sankara Subramanian Attribution: Flickr upload bot le 11:40, 11 December 2009 (UTc) Pauk 

Traduit pour la première fois en anglais en 1876 par Richard Francis Burton, le livre ne devint légal au Royaume-Uni qu'en 1963. Il est principalement connu dans le monde pour ses 64 positions sexuelles, bien qu'elles ne constituent qu'une petite partie de l'ouvrage.


Art et culture

« Res Gestae », de l’historien Ammien Marcellin (voir les années 370 histoire), sur la période de 96 à 378.
   
La représentation d'anges ailés s'introduit dans le christianisme dans dans la mosaïque absidale de Sainte-Pudentienne à Rome.
The Late Roman Empire apsidal mosaic from the Church of Santa Pudenziana Photo by Sixtus, This version digitally enhanced TTaylor, for better reproduction in small format and inclusion on Wikipedia page Poor Man's Bible.This work is in the public domain in the United States, and those countries with a copyright term of life of the author plus 100 years or less.    

Construction de la voie arcadienne à Éphèse (395-408).

Voie arcadienne.Tetrakionion on Arcadian Avenue, Ephesus. Graphical reconstruction.Wilberg, W. and Heberdey, R. (1906). "Der Viersäulenbau auf der Arkadianestrasse". Forschungen in Ephesos (Bd. I). Vienna: Österreichisches Archaeologisches Institut. Rudolf Heberdey (1864–1936)  public domain

Wikipédia

jeudi 20 juin 2013

Les années 370 (de 370 à 379) Culture

Inventions, découvertes, introductions

370 : les mariages entre étrangers et habitants des provinces romaines sont interdits.
   
370 ou 373 : un édit interdit l’exportation de vin et d’huile de l’empire romain vers le monde barbare.
   
378-379 : le savant coréen Wani apporte l'écriture chinoise au Japon.

漢字, hànzì (écriture traditionnelle) et 汉字, hànzì (écriture simplifiée).Author     User:Kjoonlee, User:Tomchen1989 File:Hanzilead.png by en:User:Naus Wikimédia Commons

Les sinogrammes (ou caractères chinois) sont les unités de l’écriture logographique chinoise han.
L’effectif précis des sinogrammes existants est sujet à débat. Les estimations vont de 40 000 à plus de 60 000 si on prend en considération leur nombre sur la durée totale d’existence de l’écriture chinoise (les 3⁄4 sont des variantes graphiques (異體字) qui ne sont plus utilisées), le chinois courant requiert la connaissance de 3 000 à 5 000 sinogrammes et le japonais de 2 000 à 3 000. Le nombre de graphèmes (筆素, bǐ sù) par sinogramme est compris entre un (一/乙) et trente six (齉, Nàng) pour ce qui est de l’écriture simplifiée (簡體字, jiǎntǐzì) en usage en République populaire de Chine et à Singapour. Taïwan et Hong Kong, quant à eux, utilisent toujours l’écriture que les occidentaux appellent « traditionnelle » et que les Chinois désignent soit par le terme 繁體字, fántǐzì, « caractères compliqués » soit par le terme 正體字, zhèngtǐzì, « caractères corrects » (cette deuxième appellation est principalement utilisée a Taïwan).

Les Huns introduisent en Europe des arcs réflexes composites en bois renforcés par des plaques d'os.
   
Arc réflexe '''hun bow''' from en.wikipedia length 125cm strung, 132 cm unstrung. picture taken by User:ulv {{GFDL}}

Inde : Œuvres importantes rédigées en sanskrit dans les domaines des mathématiques et de l’astronomie sous le règne de Chandragupta II.
Chandragupta porte l'empire à son apogée territorial et culturel. Il s'entoure d'un cercle de poètes d'expression sanskrite surnommés les "neuf joyaux", dont le plus célèbre serait Kalidasa.
Kâlidâsa (en écriture devanāgarī : कालिदास, littéralement « serviteur de Kâlî ») fut un poète et dramaturge sanskrit que l'on situe entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ve siècle. Réputé pieux adorateur de Shiva, ses écrits s'inspirent largement de la mythologie et philosophie hindoues. Son immense célébrité lui a valu le titre de Kavikoula-gourou « précepteur de tous les poètes ».

Religion et philosophie

371 ou 372 : Martin devient évêque de Tours (fin en 397). Il fonde l’abbaye de Marmoutier et organise l’évangélisation des campagnes.

Plan de l'ancienne abbaye de Marmoutier (Tours) Attribution: Guill37/Wikimédia Commons 

L'abbaye de Marmoutier fut une abbaye bénédictine importante, dont les dépendances s'étendaient dans une bonne partie de la France médiévale. Elle était située au nord de la Loire, face à la vieille ville de Tours. Elle correspond à un terrain de plusieurs hectares, sur lesquels subsistent les vestiges de l'ancienne église abbatiale monumentale.
   
Tour des cloches à Marmoutier (Tours) Attribution: Guill37/Wikimédia Commons 

 372-373 : Augustin, âgé de 19 ans, adhère au manichéisme (fin en 381-382).
Augustin d’Hippone, ou saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie)1, est un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain latino-berbère romano-africain, né d’un père romano-africain citoyen romain et d’une mère berbère chrétienne non romanisée, sainte Monique.
Il est l’un des quatre Pères de l'Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier) et l’un des 35 docteurs de l’Église. Les catholiques le fêtent le 28 août, anniversaire de sa mort, alors que les orthodoxes le fêtent le 15 juin. En tant que philosophe, on le considère comme un platonicien chrétien, souvent proche de Plotin. Mais il rejette les notions de transmigration des âmes et de réminiscence. Surtout, chez Plotin, Dieu créait le monde involontairement, ce qui n'est pas compatible avec la conception juive et chrétienne de la création.

Augustin à l'école de Thagaste par Benozzo Gozzoli (1420–1497) www.backtoclassics.com The work of art itself is in the public domain

Son tombeau se trouve à Pavie. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental. Il a été également le penseur le plus lu au Moyen Âge.
Son influence est marquée depuis le Haut Moyen Âge jusqu’à la plupart des théologiens chrétiens contemporains… Elle a influencé toute l’histoire de l’Église médiévale, puis alimenté les débats lors de la Réforme protestante, puis encore le jansénisme. Les débats suscités par l’interprétation de l’augustinisme ont contribué aux conceptions modernes de la liberté et de la nature humaine, de la foi et de la raison, mais aussi à la réflexion sur la nature du langage et à son apprentissage par les enfants.
Augustin d'Hippone a été un inspirateur majeur de Thomas d'Aquin, autre Docteur de l'Eglise.
   
375-378 : Jérôme de Stridon (347-420) (années 370 et liste des saints) se retire au désert de Chalcis, en Syrie.
   
375 : Rav Ashi devient Amora (v. 352-427). Selon la tradition il commence la rédaction du Talmud de Babylone, continuée par ses successeur à l’académie de Sura jusqu’à Rabbina II (mort en 499). Commentaire de la Mishnah, il contient environ 2,5 millions de mots sur 5894 pages.

La page de garde du Talmud Originally from fr.wikipedia; description page is/was here. Original uploader was Jonat at fr.wikipedia This image is in the public domain.

Rav Achi (ou Rav Ashi) (hébreu & judéo-araméen :?? ???) est l'un des derniers, et plus éminents, Amoraïm (docteurs du Talmud) babyloniens (352–427). Il rétablit l'académie talmudique de Soura à Mata Mehassia, et la dirige pendant 60 ans. Il y réalise avec ses disciples, au cours de cette période d'activité inhabituellement longue, la compilation de la Guemara (étude de la Mishna) babylonienne, à l'origine du Talmud de Babylone.

Le rituel orthodoxe est fixé dans les Constitutions apostoliques.
Les constitutions apostoliques sont un recueil de doctrine chrétienne, de liturgie et de discipline ecclésiastique écrit vers la fin du IVe siècle, destinés à servir de guide pour les œuvres du clergé ainsi que pour une partie du laïcat.
Les constitutions prétendent être l'œuvre des douze apôtres, dont les instructions sont censées avoir été transmises par le pape Clément de Rome au début du IIe siècle. Elles ont été fréquemment lues et relues au long de l'histoire, et pour cela, leur valeur historique est non négligeable
Les six premiers livres sont inspirés de la didascalie des apôtres. Le septième livre est tiré de la Didachè. Le huitième livre est une composition mixte, issue du travail des synodes et des conciles. Leur canonicité fut rejetée par le Décret de Gélase mais plus tard acceptée par Jean Damascène et l'Église éthiopienne.
   
D'après Basile de Césarée (années 370), la propriété privée est un vol fait à la communauté8.

Art et culture

Vers 370-371 : le poète latin Ausone (années 370) évoque un voyage sur le Rhin et la Moselle dans son œuvre La Moselle.
   
Vers 375 : apparition d’une forme originale de fibules en forme de cigales dans les vestiges du Nord Caucase et de Crimée.
Fibule romaine dite « en Oméga », construite sur le principe de la boucle de ceinture Fondos arqueológicos del centro de interpretación de Julióbriga. Author :Jesús Ángel García Arnay.

Fibule aquiliforme, wisigothique Made with bronze and glass paste by the cloisonné technique. 6th century National Archaeological Museum of Spain Attribution: Luis García

Elles se répandent ensuite jusqu’à la mer Baltique par la vallée de la Vistule ou jusqu’à la plaine de Moravie dans la vallée du Danube.

Construction de l'église San Lorenzo de Milan.

Marc'Antonio Dal Re (1697-1766), San Lorenzo in Milan. This engraving is # 19 from a set of 88 Vedute di Milano ("Views of Milan") published by Del Re around 1745.The whole series of 88 engravings is online here: http://www.storiadimilano.it/repertori/pres_dalre/dalre.html Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

La basilique Saint-Laurent de Milan (en italien, Chiesa di San Lorenzo Maggiore) est une église construite entre 364 et 402 et remaniée au XVIIIe siècle, dédiée à Laurent de Rome, située dans la ville de Milan en Italie.
   
Le peintre chinois Gu Kaizhi (Ku Kai-Chih ou Kou Kai-tche) peint son œuvre La Déesse du Fleuve Lo.
Mort vers 406. IVe siècle, est un peintre chinois.
   
Luoshenfu, par Gu Kai Zhi "Nymph of the Luo River", 13th century Song Dynasty copy of original by Gu Kaizhi; ink and colours on silk, 21,7 x 572,8cm. Palace Museum at Beijing, China. Gu Kaizhi (near 345-406), copy : VI - VIIIe s. This is a 13th century Song Dynasty copy of the original by Gu kaizhi [1]. Domaine public

A la cour de Chandragupta II, le poète indien Kâlidâsa aurait écrit son œuvre Meghaduta, Le Nuage messager.
Kâlidâsa fut un poète et dramaturge sanskrit que l'on situe entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ve siècle. Réputé pieux adorateur de Shiva, ses écrits s'inspirent largement de la mythologie et philosophie hindoues. Son immense célébrité lui a valu le titre de Kavikoula-gourou « précepteur de tous les poètes ».

Wikipédia