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dimanche 6 novembre 2011

Hugo Van der Goes


La Mort de Marie. Hugo van der Goes (vers 1440-1482) c. 1480 147 × 121 cm Bruges L'œuvre d'art représentée dans cette image et sa reproduction sont dans le domaine public mondialement. La reproduction fait partie des 10 000 peintures compilées par le Yorck Project. Cette compilation est gérée par Zenodot Verlagsgesellschaft mbH et mise sous licence GNU Free Documentation License.

Hugo Van der Goes (1440-1482) est un peintre flamand des Pays-Bas Bourguignons..
Les premières informations certaines sur le peintre le situent en 1468 à Bruges, où il collabore à la décoration des fêtes en l'honneur des noces du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Entre 1476 et 1477, il exécute pour Tommaso Portinari, représentant des Médicis à Bruges, son œuvre la plus importante : le triptyque Fortinari (Florence, Offices), dont les grandes dimensions sont tout à fait insolites pour la peinture de l'époque.

Le Retable de la Trinité Oil on panel; Each panel: 202.00 x 100.50 cm National Galleries of Scotland Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Les quatre panneaux représentent les sujets suivants :
La Sainte Trinité.
Un religieux en prière, probablement Edward Bonkil, le prévôt de la Trinity College Kirk au moment de la réalisation de la peinture accompagné par deux anges jouant sur une orgue.
Le Roi Jacques III d'Écosse en prière aidé de saint André avec - à ses côtés - un jeune garçon, peut-être le futur Roi Jacques IV d'Écosse1. Les armoiries de la famille royale d'Écosse sont peintes sur un mur.
La Reine Marguerite d'Écosse en prière avec saint Michel. Ses armoiries décorent son lutrin.
À côté de cette œuvre, qu'on lui attribue sans hésitation, l'analyse stylistique ne permet d'attribuer que peu de tableaux illustrant la culture de l'artiste, influencée par Jan Van Eyck et Rogier Van der Weyden, comme dans le diptyque de Vienne (Vienne, Kunsthistorisches Museum). Plus tard, Hugo Van der Goes connaît sans aucun doute certaines œuvres italiennes contemporaines, et ce contact l'influence dans le sens qu'il aboutit à une ordonnance plus monumentale de l'espace, telle qu'on la reconnaît par exemple dans l'Adoration des Mages (Berlin, Gemäldegalerie).


L'Adoration des Mages Hugo van der Goes (vers 1440-1482) vers 1470 huile sur panneau Hauteur : 150 cm. Largeur : 247 cm.Gemäldegalerie, Berlin Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré

En 1477, frappé par une maladie mentale, l'artiste se retire comme frère convers à l’Abbaye du Rouge-Cloître près de Bruxelles, mais n'interrompt pas complètement son activité. C'est en effet de cette période que date la Mort de la Vierge (Bruges, Groeningen Museum), où transparaît une tension dramatique plus aiguë, traduite par l'irréfrénable animation expressive des personnages. Il mourra en 1482

Diptyque de Vienne Hugo van der Goes (vers 1440-1482) v. 1475 Huile sur panneau 32,3 × 21,9 cm (gauche) 34,4 × 22,8 cm (droite) Kunsthistorisches Museum, Vienne Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré

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triptique de l'Adoration des Mages, Hugo van der Groes


Triptyque Portinari Vue du triptyque Hugo van der Goes (circa 1440-1482) 1476-1478 color on wood 253 × 141 cm Uffizi Gallery Florence The work of art depicted in this image and the reproduction thereof are in the public domain worldwide. 



Symboles et références bibliques :
Dans ce triptyque, Hugo van der Goes a introduit de nombreux symboles et références bibliques :

la sandale aux pieds de Joseph est une allusion au chapitre 3.5 de l’Exode quand Dieu dit à Moïse : « N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. »

les neuf anges agenouillés correspondent aux neuf chœurs angéliques : les séraphins, les chérubins, les trônes, les dominations, les puissances, les vertus, les principautés, les archanges et les anges ; différemment habillés, ils portent les vêtements liturgiques propres aux ordres majeurs et mineurs en vigueur avant la réforme issue du concile Vatican II.
la harpe sculptée au-dessus de la porte d’entrée du bâtiment situé à l’arrière plan du panneau central rappelle la lignée de David, dont est issu Joseph ; David avait apaisé Saül, selon le chapitre 16.23 du premier livre de Samuel: « Et lorsque l’esprit de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et jouait de sa main ; Saül respirait alors plus à l’aise et se trouvait soulagé, et le mauvais esprit se retirait de lui. »

la gerbe d’épis de blé évoque Bethléem, la « maison du pain » en hébreu et plus probablement l’ Eucharistie.
les lis et œillets rouges sont une allusion, respectivement, au sang du Christ et à sa passion.
les iris blancs symbolisent la pureté, la virginité de la Vierge et les bleus sa douleur.
les ancolies sont le symbole du Saint-Esprit et les violettes représentent l’humilité.

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