Affichage des articles dont le libellé est 1440. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1440. Afficher tous les articles

dimanche 12 février 2012

Maître de Dunois

Le Maître de Dunois est un nom de convention pour désigner un peintre de miniatures et de panneaux actif entre 1435 et 1466 à Paris. Il doit son nom au premier manuscrit qui lui a été attribué, le Livre d'heures de Jean de Dunois (British Library). Il est aussi appelé « Principal associé du maître de Bedford ». Plusieurs enluminures de manuscrits ainsi que des panneaux peints lui sont attribués par les historiens de l'art. Selon François Avril, son véritable nom serait Jean Haincelin, peut-être le fils d'un autre miniaturiste, Haincelin de Haguenau.

Miniature extraite du Livre d'heures de Dunois, représentant le commanditaire agenouillé devant la Vierge à l'Enfant. (British Library, British Library, Yates Thompson 3 f. 22v) 1440-1450 Domaine publique

Le Maître de Dunois est repéré pour la première fois en tant que collaborateur d'un autre maître anonyme, le Maître de Bedford, l'un des artistes les plus en vue à Paris dans les années 1420-1430. Il collabore notamment aux Heures du duc de Bedford dans les années 1430. Après le départ des Anglais de Paris en 1436, le maître de Dunois se tourne vers une nouvelle clientèle, l'entourage du roi Charles VII. C'est à cette époque qu'il réalise pour Jean de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc, un livre d'heures qui lui a donné son nom.
François Avril, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, identifie le maître anonyme à Jean Haincelin. En effet, celui-ci travaille aussi pour de nombreux commanditaires proches de Charles VII exactement à la même époque, tels que le duc d'Orléans et l'amiral Prigent de Coëtivy. Les textes signalent qu'il réalise pour ce dernier une version de Lancelot et un Guiron le Courtois aujourd'hui disparus. Sa carrière s'achève dans les années 1460 et il confie sans doute son atelier au Maître de Jean Rolin.

Dunois Master (illuminator) Water-based pigments, gilding and ink on parchment http://collections.vam.ac.uk/item/O90849/manuscript/
Tableaux
Le Jugement dernier, en collaboration avec le Maître de Bedford, années 1440, musée des Arts décoratifs de Paris
La Trinité aux chanoines de Notre-Dame de Paris, panneau peint (Retable peut-être commandé pour l’autel des Ardents, qui était situé derrière le maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris), Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, inv. Mu. 1261

Bibliographie
F. Avril and N. Reynaud, Quand la peinture était dans les livres. Les Manuscrits à Peintures en France 1440-1520, Paris, 1993, p. 38
Dominique Thiébaut (dir.), Primitifs français. Découvertes et redécouvertes : Exposition au musée du Louvre du 27 février au 17 mai 2004, Paris, RMN, 2004, 192 p. (ISBN 2-7118-4771-3), p. 89-92
Nicole Reynaud, « Les Heures du chancelier Guillaume Jouvenel des Ursins et la peinture parisienne autour de 1440 », Revue de l'Art, 1999, n°1. pp. 23-35 [lire en ligne]

Wikipédia

dimanche 6 novembre 2011

L'imprimerie de Gutenberg

Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg, dit Gutenberg (on trouve également parfois l'orthographe francisée Gutemberg), né vers 1400 à Mayence dans le Saint-Empire romain germanique et mort le 3 février 1468 dans sa ville natale, était un imprimeur allemand dont l'invention des caractères métalliques mobiles a été déterminante dans la diffusion des textes et du savoir.

Buste de Johannes Gutenberg situé dans la cour d'une imprimerie tourangelle.Travail personnel de Céréales Killer sur Wikimédia Commons

Alors que son invention est considérée comme un événement majeur de la Renaissance, Gutenberg connut une existence difficile. Il sera spolié de son matériel par l'un de ses associés, Johann Fust, et ne sera sauvé de la misère que grâce à Adolphe II de Nassau qui lui accorda une pension à vie et le titre de gentilhomme de sa cour.
Formation :
Johannes Gutenberg, né entre 1397 et 1403 (comme souvent à cette époque, sa date de naissance ne peut être établie précisément) est le troisième enfant issu d'une famille aisée, celle de Friele Gensfleisch zur Laden. Les lieux de séjour, et les activités de Gutenberg, ne sont pas connus entre 1400 et 1420. En regard de ses activités ultérieures et du niveau social de sa famille, des études universitaires sont probables5.
Entre 1434 et 1444, la famille Gutenberg s'installe à Strasbourg. Jean Gutenberg fait son apprentissage pour devenir orfèvre. Il se forme notamment à la ciselure et à la maîtrise des alliages, qui constitueront les bases de son futur métier, lui permettant de concevoir des caractères d'imprimerie résistants et reproductibles à l'infini.
On trouve sa trace dans les registres de la ville jusqu'en 1444. Il n'existe rien sur les quatre années suivantes. De retour à Mayence en 1448 au plus tard, il poursuit les travaux commencés à Strasbourg et emprunte de l'argent à son cousin Arnold Gelthus pour construire une presse.
Invention de l’imprimerie typographique
En 1450, Johannes Gutenberg persuade le riche banquier Johann Fust de l'aider à financer son projet. Fust prête 800 florins - somme considérable pour l'époque - à Gutenberg et 300 florins par an pour les frais généraux. Il devient de fait son associé.
En homme d’affaires avisé, Fust rédige un contrat particulièrement contraignant pour Gutenberg. En garantie d’hypothèque, Gutenberg devra engager sa presse et les outils et réglera 6 % d’intérêt l’an. Fust se montrera magnanime et ne lui réclamera pas les intérêts, du moins dans un premier temps.
Pour espérer des revenus suffisants, Fust et Gutenberg doivent choisir d'imprimer un livre dont le tirage permettra de couvrir les sommes engagées. À l’époque, le seul livre capable d’un succès immédiat est la Bible dans sa version en latin de saint Jérôme, la Biblia Latina. L'idée première de Gutenberg pour imposer son invention sera d'imiter parfaitement les livres manuscrits (codex). À ce jour, on n’a pas trouvé le modèle précis de Bible utilisé par Gutenberg.
C'est à cette époque que Gutenberg perfectionne simultanément ce qui constitue la globalité de son « invention » :
  • la technique de production des caractères en métal échangeables et égaux (alliage de plomb, fer, étain et antimoine) à l'aide de timbres d'acier coupés, des matrices de cuivre et d'un instrument à couler,
  • la presse à bras,
  • l'encre d'impression (à l'époque l'encre utilisée par les copistes était à base d'eau).
Premières impressions
Les nouveaux outils mis au point par Gutenberg et ses ouvriers lui servent d'abord à imprimer des petits documents, poèmes, la grammaire latine de Donat, des lettres d’indulgence pour l'Église, etc. Les lettres d'indulgence à trente et une lignes (dont la plus vieille, datée du 22 octobre 1454, est le premier spécimen d'une œuvre d'imprimerie venant de Mayence) et les petits ouvrages connus (Fragmente vom Weltgericht, Calendrier turc de 1455 - sous presse peu avant Noël 1454, Calendrier astronomique, etc.) ont semble-t-il été produits par un apprenti de Gutenberg.
La mise au point de la presse prend plus de temps que prévu, les frais courent et les premiers investissements de Fust ne suffisent plus pour financer l'entreprise. En 1454, Fust avance à nouveau huit cents florins pour poursuivre l’impression des bibles sur vélin et, sans doute par économie, sur papier.
Impression de la Bible
Gutenberg et ses ouvriers, dont Pierre Schoeffer impriment la Bible en six cents quarante et un feuillets répartis en soixante-six cahiers.
Composée à partir de la Vulgate de saint Jérôme, la Bible de Gutenberg est considérée comme l'œuvre la plus technique et la plus esthétique de l'imprimerie de Gutenberg. Chaque page, présentée comme une page manuscrite et composée de caractères gothiques textura, se divise en deux colonnes de quarante-deux lignes chacune. Entre 1452 et 1455, la Bible à quarante-deux lignes a été imprimée à environ cent quatre-vingts exemplaires. Quarante-huit d'entre eux sont conservés et douze sont imprimés sur parchemin.


Bible de Gutenberg, Bibliothèque du Congrès, Washington D.C.Attribution: Raul654

Le procès et la ruine.
Malheureusement pour Gutenberg, l'impression des livres connaît un succès mitigé. Dans l’inventaire de son atelier, les bibles resteront en rayonnage quelque temps.
Fust, qui a investi plus de 2 500 florins dans l'entreprise, est furieux contre Gutenberg qui lui avait promis un succès rapide. Gutenberg refusant de payer - ou ne le pouvant pas - les intérêts et le capital qu'il lui avait prêtés, il décide de porter l'affaire en justice. Le tribunal tranche en faveur de Fust, en reconnaissant toutefois qu'il ne s'agissait pas d'un prêt mais d'un investissement, et que Fust n'était pas prêteur mais associé.
Fust obtint alors la gestion de l'atelier et la presse mise en gage. Il continua l'entreprise d'imprimerie sous son propre nom. Dans la plus vieille édition du Psalmorum Codex, paru pour la première fois le 14 août 1457, seuls les noms de Fust et Schoeffer sont mentionnés. Ce livre, remarquable par sa qualité d’impression, par son texte imprimé en noir et rouge, la régularité de la fonte des caractères, décoré de lettrines ornées filigranées, apporte alors une certaine notoriété aux deux hommes.
Pour élargir leur clientèle et dépasser le petit cercle des bourgeois cultivés et des universitaires, Fust et Schoeffer orientent rapidement leur production vers des éditions de moindre ampleur mais plus faciles à vendre. Ils s’installent pour vendre des livres à Paris en 1463, à une date où l’imprimerie n’existe pas encore en France. Fust n’en profitera pas longtemps : il meurt à Paris en 1466, mais il aura tout de même le temps de voir s'installer une quantité d'imprimeurs d'origine germanique rue saint Jacques.


Presse xylographique à bras en bois Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Insolvable, Gutenberg tente de relancer un atelier d'imprimerie et participe en 1459 à une édition de la Bible dans la ville de Bamberg. Ses travaux ne portant ni date ni nom, il est encore difficile d'identifier avec certitude les documents provenant de son atelier. Il est possible que le dictionnaire Catholicon de sept cent quarante-quatre pages, imprimé à trois cents exemplaires à Mayence en 1460, soit de sa composition.
En janvier 1465, Gutenberg fut nommé gentilhomme auprès de l'archevêque de Mayence Adolphe II de Nassau. Il bénéficia alors d'une rente et de divers avantages en nature. Il mourut en 1468, largement méconnu par ses contemporains, et fut enterré à Mayence dans un cimetière qui sera détruit plus tard. Sa tombe est aujourd'hui perdue.

Caractères mobiles http://www.sxc.hu/photo/238776 Attribution: Willi Heidelbach

Wikipédia


Hugo Van der Goes


La Mort de Marie. Hugo van der Goes (vers 1440-1482) c. 1480 147 × 121 cm Bruges L'œuvre d'art représentée dans cette image et sa reproduction sont dans le domaine public mondialement. La reproduction fait partie des 10 000 peintures compilées par le Yorck Project. Cette compilation est gérée par Zenodot Verlagsgesellschaft mbH et mise sous licence GNU Free Documentation License.

Hugo Van der Goes (1440-1482) est un peintre flamand des Pays-Bas Bourguignons..
Les premières informations certaines sur le peintre le situent en 1468 à Bruges, où il collabore à la décoration des fêtes en l'honneur des noces du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Entre 1476 et 1477, il exécute pour Tommaso Portinari, représentant des Médicis à Bruges, son œuvre la plus importante : le triptyque Fortinari (Florence, Offices), dont les grandes dimensions sont tout à fait insolites pour la peinture de l'époque.

Le Retable de la Trinité Oil on panel; Each panel: 202.00 x 100.50 cm National Galleries of Scotland Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Les quatre panneaux représentent les sujets suivants :
La Sainte Trinité.
Un religieux en prière, probablement Edward Bonkil, le prévôt de la Trinity College Kirk au moment de la réalisation de la peinture accompagné par deux anges jouant sur une orgue.
Le Roi Jacques III d'Écosse en prière aidé de saint André avec - à ses côtés - un jeune garçon, peut-être le futur Roi Jacques IV d'Écosse1. Les armoiries de la famille royale d'Écosse sont peintes sur un mur.
La Reine Marguerite d'Écosse en prière avec saint Michel. Ses armoiries décorent son lutrin.
À côté de cette œuvre, qu'on lui attribue sans hésitation, l'analyse stylistique ne permet d'attribuer que peu de tableaux illustrant la culture de l'artiste, influencée par Jan Van Eyck et Rogier Van der Weyden, comme dans le diptyque de Vienne (Vienne, Kunsthistorisches Museum). Plus tard, Hugo Van der Goes connaît sans aucun doute certaines œuvres italiennes contemporaines, et ce contact l'influence dans le sens qu'il aboutit à une ordonnance plus monumentale de l'espace, telle qu'on la reconnaît par exemple dans l'Adoration des Mages (Berlin, Gemäldegalerie).


L'Adoration des Mages Hugo van der Goes (vers 1440-1482) vers 1470 huile sur panneau Hauteur : 150 cm. Largeur : 247 cm.Gemäldegalerie, Berlin Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré

En 1477, frappé par une maladie mentale, l'artiste se retire comme frère convers à l’Abbaye du Rouge-Cloître près de Bruxelles, mais n'interrompt pas complètement son activité. C'est en effet de cette période que date la Mort de la Vierge (Bruges, Groeningen Museum), où transparaît une tension dramatique plus aiguë, traduite par l'irréfrénable animation expressive des personnages. Il mourra en 1482

Diptyque de Vienne Hugo van der Goes (vers 1440-1482) v. 1475 Huile sur panneau 32,3 × 21,9 cm (gauche) 34,4 × 22,8 cm (droite) Kunsthistorisches Museum, Vienne Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré

Wikipédia