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mardi 24 janvier 2012

Grand Camée de France


Grand Camée de France. Camée en sardonyx à cinq couches, œuvre romaine, deuxième quart du Ier siècle ap. J.-C. H. 31 cm (12 in.), W. 26.5 cm (10 ¼ in.) Département des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de FranceLink back to Museum infobox template Marie-Lan Nguyen (User:Jastrow), 2008-04-07

Le Grand Camée de France est un camée aux dimensions exceptionnelles en sardonyx à cinq couches. Il mesure 31 cm de hauteur et 26,5 cm de largeur. C’est le plus grand camée antique connu.
Le sardonyx est une variante d'onyx dans laquelle les bandes colorées sont de couleur sard (le sardoine est une variété brun rouge de calcédoine) plutôt que noir. Il a été très utilisé dans l'Antiquité pour la gravure de camées.
Ce camé est conservé au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.

Histoire
La provenance exacte de ce camée est inconnue. Mais il est probable qu’à l’époque romaine il suivit le déplacement du centre du pouvoir de Rome à Byzance. Il a pu être acquis par saint Louis de Baudouin II, empereur de Constantinople. Puis il est cité dans les premiers inventaires du trésor de France avant 1279. Il est mis en gage par Philippe VI en 1343 ; il est récupéré par le dauphin, futur Charles V, avant 1363. Puis il est restitué à la Sainte-Chapelle en 1379. Il fut réclamé par le roi en 1791, qui le remit au cabinet des médailles. Il est volé en 1804, puis restitué en 1805.

Description
Ce camée est une composition complexe de 24 figures réparties en trois registres. Il aurait été commandé par Antonia, la mère de Germanicus. Aujourd’hui encore, la datation et l’identification des personnages n’est pas certaine (surtout pour les femmes). Seule la signification générale et la visée politique sont à peu près sûrs. La scène représenterait l’apothéose d’Auguste. Son but est d’affirmer la continuité et la légitimité dynastique des Julio-Claudiens et l’unité de la famille impériale.

Son état de conservation est bon, mais il y a trois grandes fêlures (faites avant 1480) et deux têtes de prisonniers manquent.

Registre supérieur
Ce registre évoque l’Olympe. C’est la place des morts héroïsés. Au centre, avec la couronne radiée sur la tête, on reconnait Auguste, le fondateur. Il est entouré, à gauche, par Drusus II, au profil caractéristique, et à droite par Germanicus chevauchant Pégase.


Nero Caesar (à gauche), fils aîné de Germanicus, saluant Tibère (assis, à droite), détail du Grand Camée de France. Camée en sardonyx à cinq couches, œuvre romaine, deuxième quart du Ier siècle ap. J.-C.Marie-Lan Nguyen (User:Jastrow), 2008-04-07

Registre médian
C’est le monde des vivants. Au centre de la composition, un personnage à demi nu et recouvert de l’égide de Jupiter tient un long sceptre et un lituus. C’est Tibère. Il est accompagné de Livie, sa mère et la veuve d’Auguste. Il est entouré de ses descendants et de ses héritiers possibles.

De gauche à droite : Caligula enfant, Néron César, Tibère et Livie Drusilla, Drusus Minor et Livilla. Registre médian du Grand Camée de France. Camée en sardonyx à cinq couches, œuvre romaine, deuxième quart du Ier siècle ap. J.-C. Marie-Lan Nguyen (User:Jastrow), 2008-04-07

À gauche, debout devant eux, se tient Nero Drusus, le fils ainé de Germanicus, et Antonia sa grand-mère. À droite, c’est Drusus III, le cadet de Germanicus, qui élève un trophée vers son père. A l’extrême gauche, on voit Agrippine l'Aînée, la femme de Germanicus, avec Caligula, son plus jeune fils, qui foule un tas d’armes avec ses petites caligae (chaussures de soldats).

Registre inférieur
C’est le monde des vaincus. On voit des captifs barbares. Des Parthes avec des bonnets phrygiens et des Germains avec de longs cheveux. Ils paraissent écrasés par la domination romaine. Cela témoigne de la puissance de la dynastie.

De gauche à droite : Livia Drusilla (assise), un prisonnier parthe à ses pieds, Drusus Minor (casqué et cuirassé) et sa femme Livilla (assise); partie droite du Grand Camée de France.Marie-Lan Nguyen (User:Jastrow), 2008-04-07

Sources
Jean-Baptiste Giard, Le Grand Camée de France, Paris, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 1998, 48 p., 15 pl. en couleurs et en noir et blanc. (ISBN 2-7177-2045-6)
Camées et intailles, Volume 2 : Les portraits romains du Cabinet des médailles. Catalogue raisonné. Auteur : médailles et antiques Bibliothèque nationale de France. Département des monnaies. Éditeur : Bibliothèque nationale de France, Paris

Wikipédia

dimanche 13 novembre 2011

Symbolisme des gemmes

Symbolisme des Gemmes. - Les pierre sont souvent chargées de symbolisme, mais c'est encore plus vrai pour celles que l'on appelle des gemmes.
Ainsi, les douze pierres du Rational hébraique correspondent dans la Bible aux douze tribus d'lsraël.
Au Moyen âge, elles symbolisent, les douze apôtres, les douze mois de l'année.
Chez les Hindous, les sept pierres de Bouddha, l'or, l'argent, la perle, le iavakit (le corindon), l’œil de chat, le diamant, le corail, répondent aux sept planètes;
dans l'école d'Alexandrie, aux vingt-quatre lettres de l'alphabet sont attachées les vingt-quatre pierres de l'Hermès; aux quinze étoiles, les quinze pierres du Livre d'Enoch.
Guillaume Durand, dans son Rational, développa singulièrement ces idées et, à cette époque, le symbolisme prend toute son extension.

La médecine et la magie, dans l'Antiquité comme au Moyen âge, se tiennent étroitement. Il ne doit pas être ici question des électuaires de poudre de pierres précieuses, tel qu'il s'en rencontre dans les Comptes d'Isabeau de Bavière, en 1420, par exemple; ils rentrent dans le domaine de la médecine pure; mais les plus grandes vertus médicales et magiques étaient attribuées à la seule possession des gemmes. on peut ainsi les résumer :

L'agate donne de la vigueur aux vieillards, étanche le sang, rend éloquent et invisible;


l'améthyste donne du courage, empêche l'ivresse;

le balais (rubis) défend contre les ennemis et les bêtes malfaisantes;

le béryl guérit les échauffements du foie, la fièvre, donne au mari de l'amour pour sa femme;

la calcédoine rend vigoureux, éloquent, fait gagner les procès;

la chrysopade rend aimable et gai;
le corail est le préservatif de la grêle et de la foudre;

la cornaline arrête le flux du sang, le flux du ventre;

le diamant empêche les mauvais rêves, chasse les fantômes, empêche de se casser les membres;

l'émeraude, recommandée pour les yeux, doit être portée contre la goutte; elle accroît les richesses, rend éloquent, protège contre les tempêtes;

la chrysolithe rend les puissants favorables, combat le diable;



l'héliotrope étanche le sang, défend contre le venin, fait bouillir l'eau et rend invisible;

la jargonce est rafraîchissante, rend heureux, prudent et vous fait faire bon accueil ; elle guérit de la peur;



le jais, qui est excellent pour les bosses, pour les dents, pour les maux de ventre, défend contre les enchantements;


le jaspe étanche le sang, guérit la fièvre, l'hydropisie, facilite les accouchements, écarte les fantômes;
le ligure est excellent contre la jaunisse, les douleurs, pour les yeux, rend les femmes aimables;


l'onyx fait saliver, accroît les richesses, fait rêver aux amis morts;
le rubis rend vigoureux, est excellent pour les yeux, pour le coeur, combat la paralysie, l'hydropisie, rend éloquent, met la concorde dans les ménages;

le saphir guérit les enflures, la jaunisse, fortifie les yeux, fait tomber les murs des prisons;


la topaze, enfin, combat la luxure. (A19).