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vendredi 5 juillet 2013

Les années 490 (de 490 à 499) Culture

Religion

Selon le pèlerin chinois du VIIe siècle Xuanzang, le roi huns hephtalites Toramâna persécute le bouddhisme au Malwa et Penjab.
Xuanzang ( chinois : 玄奘 ; pinyin : Xuánzàng ; Wade : Hsiuan-tsang1) (602 – 664), moine bouddhiste chinois, est connu pour son énorme travail de traduction des textes bouddhiques indiens en chinois, permettant ainsi la reconstitution de textes indiens perdus grâce à ses traductions. Il est également à l'origine d'une école bouddhique. Son récit de voyage offre une description de l'Inde bouddhique au moment où elle entame son déclin. Il est d'un intérêt majeur pour la connaissance de l'Inde de cette époque. Le Voyage de Xuanzang et les légendes qui ont grandi autour de celui-ci ont inspiré le roman Xiyouji (西游记) ou Le Voyage en Occident.

Xuanzang Peinture représentant Xuanzang en route pour l'Inde.A depiction of the Chinese monk Xuanzang on his journey to India. I'm importing this from the Chinese Wikipedia, where it was uploaded by zh:User:Alexcn. He asserts there that it is public domain art. See zh:Image:Xuanzang_w.jpg for history.

En raison du célèbre roman classique Le Pèlerinage vers l'Ouest (ch. Xīyóujì 西遊記), adapté plusieurs fois au théâtre et sur l'écran, il devient l'un des personnages historiques les plus connus de tous les Chinois.

 
Statue de Xuanzang à Xi'an The statue of Xuanzang at the Great Wild Goose Pagoda in Xi'an, which was built to house the texts he brought back from India. Taken by the uploader July 26, 2005.

Il est né à Luoyang dans le Henan, cadet de quatre fils d'une famille de lettrés. En 629, il part en pèlerinage en Inde d'où il revient en avril 645 ramenant un grand nombre de textes en sanskrit, augmentant ainsi considérablement la quantité de littérature bouddhique disponible en Chine.
 
Le temple de Xuanzang au lac du Soleil et de la Lune à Taiwan Attribution: Bernard Gagnon/Wikimédia Commons

Le Voyage en Occident.
Le Bouddha (釋迦牟尼 Shijiamuni), qui est inquiet des mœurs sauvages de certaines contrées chinoises, va missionner la Grande Bodhisattva (觀音 Guanyin), afin de trouver un bonze éminent, pleins de mérites, qui se rendrait jusque dans l'Ouest (en Inde) pour ramener quelques écrits sacrés (sutras) en Chine, afin de faire bénéficier les peuples chinois de son enseignement : ce sera le moine (玄奘 Xuanzang) qui sera désigné pour accomplir cette tâche.

Xuan Zang, Dunhuang cave, 9th century.Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré. Ceci est valable dans les pays où le copyright a une durée de vie de 100 ans ou moins après la mort de l'auteur.

Comme il n'est qu'un mortel et qu'il ne survivrait pas seul durant un si long et périlleux voyage, la Bodhisattva va lui adjoindre quatre disciples chargés de l'emmener là-bas et de le protéger : un Singe immortel (孫悟空 Sun Wukong), un Dragon (龍王三君 Longwang Sanjun), un être mi homme mi porcin (豬八戒 Zhu Bajie) et un Ogre (沙和尚 Sha Heshang)...
Wu Cheng En Xiyouji la Pérégrination vers l'Ouest (éditions de la Pléïade, 1991)

Construction vers 495 du temple de Shaolin par l'empereur de Chine Xiaowendi, aussi appelé Tuoba Hong II ou Yuan Hong, en l'honneur d'un moine indien nommé Batuo.

L'entrée principale du monastère Shaolin dans la province du Henan.Attribution: Yaoleilei/Wikimédia Commons

Le monastère Shaolin ou temple Shaolin (少林寺; pinyin : Shàolín Sì) est un temple bouddhiste Chan situé sur le mont Song dans la province du Henan (Chine). Fondé au VIIIe siècle, le monastère est depuis longtemps célèbre pour son association avec les arts martiaux chinois, et particulièrement avec le Kung-fu Shaolin. Pour le monde occidental, il est peut-être le monastère bouddhiste le plus connu.

L'empereur Xiaowendi des Wei du Nord (471-499),((北)魏孝文帝), né Tuoba Hong (拓拔宏), plus tard Yuan Hong (元宏) face à l'immigration provenant du Nord à cette époque, fait plusieurs réformes pour conserver la prédominance de la culture des Han. Il interdit les mœurs du peuple Xianbei (vêtements, langue, noms de famille) et encourage la sinisation dans plusieurs domaines, tels que la langue, les noms de famille, les vêtements, et il favorise les mariages inter-ethniques.
Il fait construire, en 495, le monastère Shaolin pour l'Indien Batuo qui prêchait le bouddhisme theravada depuis déjà 30 ans en Chine.


Xiaowendi des Wei du Nord http://cimg2.163.com/tech/2006/8/16/20060816213148c86ba.jpg Transferred from zh.wikipedia; transferred to Commons by User:Shizhao using CommonsHelper.Author: Original uploader was Jason22 at zh.wikipedia Public domain

Batuo (chinois : 跋陀; pinyin: Bátuó) ou Fo Tuo, de son nom indien Buddhabhadra pour les Chinois, est le premier patriarche du Temple de Shaolin. C'est en son honneur que l'empereur Xiaowen Di fit construire en 495 le monastère de Shaolin au pied du Mont Song.
D'après les registres, il arriva en Chine en 464 et prêcha le bouddhisme theravāda pendant 30 ans, jusqu'à la création du monastère.

Hérésie de Mazdak en Perse.
Le mazdakisme est un courant religieux né en Perse, dans l'Empire sassanide, à la fin du Ve siècle, dérivé du mazdéisme et du manichéisme. Il doit son nom à son fondateur, Mazdak.
Cette religion n'est connue par aucune source directe. On doit se référer à ce qu'en disent des auteurs de langues persane, arabe, syriaque et aussi grecque.
Mazdak commence à prêcher durant la première moitié du règne du roi Kavadh Ier (488-496 puis 498-531). Ce dernier, soucieux de rétablir plus de justice sociale, est réceptif aux idées du prédicateur, et entreprend diverses réformes sociales, qui inquiètent beaucoup les élites du royaume, nobles et mages, contre lesquels est dirigée la critique sociale de Mazdak.
Kavadh Ier est détrôné par Zamasp en 496. Il réussit à revenir au pouvoir en 498 avec l’aide des Huns Blancs (Hephthalites). Soucieux de conserver l'appui des grands de son royaume, il s'éloigne de Mazdak. Il va plus loin par la suite, en confiant à son fils Khosro, qu'il associe au pouvoir, le soin de persécuter les mazdakistes, entre 524 et 528. Sont alors exécutés Mazdak, et aussi un fils du roi qui avait choisi de rester fidèle à cette religion. Les mazdakistes sont massacrés à Ctésiphon semble-t-il sous le règne de Khosro.
Fondements théologiques
Comme le mazdéisme et le manichéisme, le mazdakisme est une religion dualiste. Il existait deux principes : le Bien (la Lumière) et le Mal (l'Obscurité). Le mélange accidentel des deux avait engendré le Monde. Ce qui était perçu comme une tragédie par le manichéisme, est plutôt vu sous un point de vue optimiste par le mazdakisme.
Les mazdakistes vénèrent le dieu de la Lumière, qui vit au Paradis, situé au Ciel. Il est secondé par sept "vizirs", qui correspondent aux sept planètes connues alors, et par douze "êtres spirituels", qui correspondent aux douze signes du zodiaque.
Il existe quatre pouvoirs émanant du Dieu de la Lumière : la perception, le savoir, la joie et la mémoire. Tout homme est supposé disposer de ceux-ci. Il doit répandre la Lumière sur Terre, donc faire le Bien, en ayant une conduite moralement irréprochable. Il doit être respectueux des autres, éviter les conflits avec son prochain, aider les nécessiteux, ne pas chercher à s'enrichir aux dépens des siens. De cette volonté découlent les idées de réforme sociale prônées par Mazdak.
Postérité
Après la grande persécution de 524-529, le mazdakisme est marginalisé. Le mouvement réussit néanmoins à amoindrir le pouvoir des nobles et des prêtres zoroastriens.


Wikipédia

mercredi 3 juillet 2013

Les années 470 (de 470 à 479) Histoire et Culture

Événements


468-477 : conquête de l’Espagne par le roi Wisigoth Euric (voir les années 460).

472 : Anthémius est tué par Ricimer.

474 : Théodoric le Grand devient roi des Ostrogoths.

475 : Julius Nepos cède l'Auvergne aux Wisigoths d'Euric.

476 : Odoacre dépose Romulus Augustule et met fin à l'Empire d'Occident.

Les Bavarois, peuple germain venu de Russie méridionale occupent le Tyrol, une partie des Alpes autrichiennes et la vallée du Danube.

Installation des Ostrogoths en Mésie inférieure.

Les Gépides, installés en Roumanie et en Hongrie, occupent de vastes régions à la frontière nord de l’Empire d’Orient de 473 à 504, puis de 536 à 551.

Les Huns blanc envahisent le Gandhâra dans l'Inde du Nord. Sakala devient leur capitale.

Personnages significatifs

Anthémius (voir les années 460)

Basiliscus
Flavius Basiliscus († 477), est brièvement empereur romain d’Orient de 475 à 476 quand l’empereur Zénon est forcé de quitter Constantinople par une révolte. Sa date de naissance est inconnue.
Le problème le plus urgent qui se pose au nouvel empereur est la pénurie de ressources du Trésor impérial. Basiliscus est donc obligé de lever de lourds impôts et de revenir à la pratique de la vente de postes au plus offrant, cause manifeste d’un mécontentement diffus dans la population. Il extorque aussi de l’argent à l’Église avec l’aide du préfet Epinicus, le favori de Vérine.

Basiliscus Empereur romain d'Orient Portrait de Basiliscus sur une pièce de monnaie Source: English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Au début de son règne, Constantinople souffre d’un incendie très important, qui détruit maisons, églises et qui incinère totalement l’immense bibliothèque construite par l’empereur Julien. Le feu est vu comme un mauvais présage pour la suite du règne de Basiliscus.
En août 476, Zénon assiège Constantinople. Le Sénat ouvre les portes de la ville à l’Isaurien, lui permettant de récupérer son trône. Basiluscus fuit et cherche sanctuaire dans une église, mais il est trahi par Acacius. Il se rend alors de lui-même avec sa famille après avoir arraché la promesse solennelle que leur sang ne serait pas répandu. Basiliscus, sa femme Aelia Zenonis et son fils Marcus sont envoyés dans une forteresse en Cappadoce, où Zénon les enferme dans une citerne asséchée et les laisse mourir.
Basiliscus a régné pendant vingt mois. Il est décrit par les sources historiques comme un bon général, mais manquant de lucidité et facile à tromper.

Euric (voir les années 460)

Flavius Oreste
Flavius Oreste est né à Petavium (aujourd'hui Donji Miholjac), bourgade de Pannonie sur la Drave (affluent du Danube), dans une riche famille romaine proche de la cour impériale. Adopté par le Comte de Norique Romulus, qui prétendait descendre du roi de Rome Romulus, il fut un très proche collaborateur d'Attila (vraisemblablement son secrétaire).
Attila mourut en 453, ses fils se disputèrent le pouvoir, précipitant la fin de l’empire des Huns. On retrouve Oreste plusieurs années après, à la tête des troupes barbares confédérées qui constituaient l’armée impériale d’Italie.
En 475, il déposa l'empereur régnant Julius Nepos et plaça sur le trône son fils, l’adolescent Romulus Augustule, gardant pour lui le titre de patrice.
Oreste refusa de céder aux revendications de ses troupes, inspirées par le chef barbare Odoacre, qui dirige les Skires, les Hérules et des bandes de Gépides. Ils exigeaient la possession du tiers de terres d’Italie. Ses soldats se révoltèrent et le tuèrent en 476 durant le siège de Pavie. Peu après son exécution, Odoacre mena ses troupes jusqu'aux remparts de la capitale de l'Empire, Ravenne. Ils n'eurent même pas besoin de se battre et capturèrent la cité avec le jeune Romulus Augustule. C'en était fini de la succession impériale romaine en occident, ininterrompue depuis Auguste, soit 503 ans auparavant.

Genséric (voir les années 420)

Glycérius
Flavius Glycerius, ou Glycère, est un empereur romain régnant de mars 473 à juin 474. D'obscure origine, il semble être un ancien serviteur du prince burgonde Gondebaud, alors en Italie où il mène une carrière politico-militaire, et peut-être le chef de la garde personnelle de celui-ci. Il est proclamé empereur à Ravenne par Gondebaud, qui devient patrice de Rome : en fait, Glycérius ne gouverne pas réellement l'Empire, il n'est qu'un empereur fantoche, un de plus.

Glycérius Empereur romain d'Occident Attribution: TcfkaPanairjdde/Wikimédia Commons

Lorsqu'un détachement des Ostrogoths pénètre en Italie du Nord par les Alpes, Glycérius n'a évidemment aucune force pour s'opposer à eux, pourtant peu nombreux. Il se contente de les acheter et de les diriger vers la Gaule pour rejoindre les Wisigoths. L’empereur byzantin Zénon refuse cependant de reconnaître son autorité et nomme à son tour Julius Nepos, qui débarque au début de l'année 474 à Ravenne avec une petite armée. Glycérius prend alors la fuite vers Rome mais le Sénat romain refuse de le soutenir et lui ferme les portes de la « Ville Éternelle ».
Lorsque Julius Nepos parvient à Rome, Glycérius se rend sans combattre. Il doit ôter le manteau de pourpre impérial, est tonsuré et reçoit en compensation l’évêché de Salone en Dalmatie, où il meurt paisiblement en 480.
Il est identifié avec l'évêque Glycérius de Salone, qui commandite l'assassinat de Julius Nepos en 480. En effet, ce dernier, également empereur sans réel pouvoir, se réfugie à Salone après sa déposition, là où était installé sans doute son ancien adversaire.

Julius Nepos
Flavius Julius Nepos (v. 430 - 480) est empereur romain d'Occident de juin 474 à août 475. Fils de Nepotianus, il est le neveu par alliance de l’impératrice Aelia Verina, épouse de Léon Ier l’empereur d’Orient.

Julius Nepos Empereur romain d'Occident Pièce à l'effigie de Julius Nepos. Source: English Wikipedia, original upload 9 June 2005 by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Julius Nepos succède au comte Marcellinus (son oncle) et gouverne la Dalmatie à Salone, lorsqu'en 474 l'empereur d'Orient Zénon lui donne la  mission de renverser Glycérius, considéré comme illégitime par Zénon. Nepos capture Glycérius au voisinage de Rome, le fait tonsurer et nommer évêque. Comme le font souvent les soldats menés au succès, son armée le proclame empereur d'Occident le 24 juin 474. Il sera le dernier empereur romain d’Occident reconnu par l’Empire romain d'Orient.
En Gaule, Euric, roi des Wisigoths, poursuit son expansion en commençant la conquête de l’Auvergne. Nepos, dans sa recherche d'appuis, soutient le héros de la résistance arverne, Ecdicius, le beau-frère de Sidoine Apollinaire, et le nomme magister militum. Mais en 475, Nepos doit conclure un traité par lequel il reconnaît l'autorité d'Euric sur l’Espagne et sur la Gaule jusqu'au Rhône et à la Loire, lui cédant l'Auvergne en échange de la paix sur la Provence.
Nepos ordonne à son général Flavius Oreste de revenir de Gaule en Italie. Oreste en profite pour renverser Nepos le 28 août 475. Nepos ne peut attendre aucun secours de Constantinople, en proie aux révolutions de palais de 475 et 476 ; il rembarque précipitamment et retourne en Dalmatie.
En 477, après la destitution de Romulus Augustule, Nepos sollicite l'aide de Zénon pour récupérer son trône à Ravenne, mais Zénon, aux prises avec les Ostrogoths, ne peut rien pour lui.
Nepos meurt assassiné le 9 mai 480 près de Salone, probablement dans le palais de Dioclétien, à l'instigation de l'évêque Glycerius qui se venge ainsi de sa destitution.

Léon II (empereur byzantin)
Léon II (° vers 467 - †474), empereur de l'Empire romain d'Orient durant l'année 474.

Léon II Empereur romain d'Orient Léon II représenté sur une pièce. This work is in the public domain 

Grâce à son beau-fils - l'isaurien Tarasicodissa - l'empereur Léon Ier réussit à se débarrasser, en 471, du puissant chef de la milice Aspar. Sentant la mort approcher mais sachant que son beau-fils est peu populaire, Léon Ier proclame, le 31 octobre 473, son petit-fils César, le désignant ainsi pour lui succéder. Le 17 novembre suivant, Léon Ier élève son petit-fils à la dignité d'Auguste et fait ainsi de lui son coempereur. À la mort de son grand-père Léon Ier, Léon II devient ainsi seul empereur.
Mais, du fait de son jeune âge, Léon II est incapable de respecter la volonté de son grand-père et de résister aux pressions paternelles. Léon II accorde donc la dignité impériale à son père Zénon et en fait son coempereur.
Léon II décède le 10 novembre 474, soit près de 11 mois après son accession à l'empire. Les raisons de sa mort ne sont pas connues : selon certains, il serait mort naturellement, selon d'autres, son décès aurait été provoqué par son père.

Odoacre

Romulus Augustulus dépose les ornements impériaux aux pieds d'Odoacre Source Project Gutenberg's Young Folks' History of Rome, by Charlotte Mary Yonge [1] 1880 Author: Yonge, Charlotte Mary, (1823-1901) Public domain

Flavius Odoacre (autre orthographe Odovacer) (né v. 433, mort le 16 mars 493), était probablement d’origine Skire, peuple allié aux Huns. Il quitta son pays natal pour s’enrôler dans l’armée romaine. S’estimant moins bien traités que les peuples barbares vaincus, des contingents barbares se rebellèrent contre le patrice Oreste et son fils, Romulus Augustule, nommé empereur par son père.

Solidus d'Odoacre au nom de Zénon Source: English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

À la tête de ces troupes, Odoacre vainquit le général Paulus, frère d’Oreste, et prononça la déchéance de Romulus Augustule en 476. Après avoir été acclamé comme « roi » par ses troupes, il gouvernera l’Italie avec l’agrément du sénat de Rome au nom de l’empereur d’Orient à qui il demanda d’être reconnu comme patrice. Tout en lui donnant effectivement ce titre, l’empereur le pressa plutôt de reconnaitre Julius Népos, empereur légitime d’Occident. Le meurtre de Népos mit fin à l’ambiguïté. Odoacre punit les coupables et s’empara de la Dalmatie. À partir de 488, il eut à lutter contre les Ostrogoths encouragés par Constantinople.

Profil d'Odoacre sur une pièce de monnaie datée de 477 British Museum Attribution: PHGCOM (Own work by uploader, photographed at British Museum) Public domain

Vaincu à trois reprises par le roi Théodoric, il se refugia à Ravenne. Après trois ans de siège, il capitula mais fut assassiné par Théodoric à l’occasion d’un banquet devant sceller leur entente le 16 mars 493

Olybrius
Anicius Olybrius, mort le 23 octobre ou le 2 novembre 472, est empereur de l'Empire romain d'Occident pendant quelques mois en 472.

Olybrius Empereur romain d'Occident This work has been released into the public domain by its author, en:User:Mackay 86.

Mais Olybrius n'a pas le temps de régner : il décède en octobre 472, de mort naturelle. Gondebaud reste seul maître de l'Italie, mais son origine barbare lui interdit le titre impérial. Gondebaud attend quatre mois avant de trouver le successeur d'Olybrius, et place Glycérius à la tête de l'empire d'Occident.

Romulus Augustule
Romulus Augustule, (vers 460 - 511 (?), fils de Flavius Oreste, parfois appelé Romulus Augustulus, est le dernier empereur romain d'Occident, sa chute marquant la fin de l'Empire romain d'Occident. Il ne régna que 10 mois, réduit selon les sources à n'être qu'une « marionnette » manipulée par son père.

Romulus Augustule Empereur romain d'Occident Pièce d'or à l'effigie de Romulus Augustule. Source: Dutch Wikipedia, original upload 7 mei 2004 by CharlesS Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com 

À la différence de bien des abdications de ses prédécesseurs, celle de Romulus Augustule semble avoir été bénéfique pour lui. Selon une légende, la jeunesse et la beauté du prince lui permettent d'échapper à l'assassinat par Odoacre, qui fait preuve de pitié et l'envoie en Campanie afin qu'il y vive en paix avec sa famille. La même légende dit qu'une pension lui est octroyée. On pense, d'après une missive 3,4 concernant un certain Romulus et sa mère, que cette pension est encore payée par Théodoric le Grand en 507 et même en 511. Il ne semble pas que Romulus Augustule ait vu la reconquête de Rome par les troupes de Justinien.
Sa légitimité en tant que dernier empereur romain est régulièrement remise en question. Il n'a en effet jamais été reconnu comme empereur par Zénon, l'empereur romain d'Orient, qui continuera à reconnaître Julius Nepos comme empereur légitime jusqu'à sa mort en 480. Mais malgré tout, la plupart du temps, c'est bien Romulus Augustule qui est considéré comme le dernier empereur romain en Occident.


Sidoine Apollinaire
Saint Sidoine Apollinaire (en latin Caius Sollius Apollinaris Sidonius) est un homme politique, évêque et écrivain gallo-romain, né à Lyon en 430 et mort à Clermont en 486. Préfet de Rome en 468, évêque d'Auvergne en 471, il est devenu un saint de l'Église catholique, fêté le 21 août. Il est également connu pour son œuvre littéraire (Lettres et Panégyriques).
Les Carmina (Poèmes) regroupent 24 poèmes, tous écrits avant 469 (Sidoine ne pouvant pas, selon l’éthique ecclésiastique, continuer de s’adonner à la poésie après sa prise de fonction en tant qu’évêque). Parmi eux y figurent les célèbres panégyriques d’Avitus, de Majorien et d’Anthémius (sur le modèle du Panégyrique de Trajan) ainsi qu’une multitude d’autres poèmes, souvent plus courts, dédiés à des personnalités régionales.
Les Epistulae (Lettres) constituent quant à elles une solution permettant à Sidoine de garder contact avec les belles lettres entre 469 et 482. Destinée à la publication, cette correspondance est donc loin de se rapprocher de la correspondance « courante ». Sur le modèle de celle de Symmaque, celle-ci concentre les papiers les plus fameux, censés attester de la virtuosité littéraire de son auteur et de la sincérité de son engagement politique. La plupart des lettres sont adressées à des personnalités issues de l’aristocratie gallo-romaine.

Théodoric le Grand
Théodoric le Grand  né en 453 2 et mort le 30 août 526 à Ravenne, est un roi ostrogoth.
L'historien et chroniqueur byzantin Procope de Césarée, qui accompagna pourtant le général Bélisaire lors des guerres contre les Goths, en fait un éloge univoque, qui montre probablement la considération dont celui-ci jouissait aux yeux de ses sujets italiens :

Mausolée de Théodoric le Grand, Ravenne, Italie Attribution: Immanuel Giel/Wikimédia Commons

Theoderich mit Ketzer im Wasser stehend und als Höllenreiter, "Expositio in apocalypsim", Breslau, UB, I Q 19, Bl. 45r Source: www.manuscriptorium.com  Text: Alexander Minorita Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 
Coin depicting Flavius Theodoricus (Theodoric the Great). Roman Vassal and King of the Ostrogoths. http://archeoroma.beniculturali.it/musei/museo-nazionale-romano/palazzo-massimo/medagliere/collezione-francesco-gnecchi Domaine public 

« Il commanda seul sur les Italiens, et sur les Goths avec une puissance absolue. Il ne prit néanmoins ni le nom, ni l'habit d'empereur des Romains ; il se contenta de la qualité de roi qui est celle que portent les capitaines des Barbares. Il faut pourtant avouer qu'il a gouverné ses sujets avec toutes les vertus qui sont dignes d'un grand empereur. Il a maintenu la justice, il a établi de bonnes lois, il a défendu son pays de l'invasion de ses voisins, et a donné toutes les preuves d'une prudence, et d'une valeur extraordinaire. Il n'a fait aucune injustice à ses sujets ; ni permis que l'on leur en fît, si ce n'est qu'il a souffert que les Goths aient partagé entre eux les terres, qui avaient été distribuées par Odpacer à ceux qui suivaient son parti. Enfin, quoique Théodoric n'eût que le titre de roi, il ne laissa pas d'arriver à la gloire des plus illustres empereurs, qui aient jamais monté sur le trône dés Césars. Il fut également chéri par les Goths, et par les Italiens; ce qui n'arrive pas d'ordinaire parmi les hommes, qui n'ont accoutumé d'approuver dans le gouvernement de l'État, que ce qui est conforme à leurs intérêts, et qui condamnent tout ce qui y est contraire. Après avoir régné trente sept ans, et s'être rendu formidable à ses ennemis, il mourut de cette manière »
— Procope de Césarée, Histoire de la guerre contre les Goths, livre I

Vérine
Vérine (Aelia Verina) (morte en 484) est l’épouse de l’empereur byzantin Léon Ier et la belle-mère de son successeur Zénon. Elle illustre parfaitement ce Ve siècle où les femmes de la famille impériale, comme Pulchérie ou Eudoxie vingt ans plus tôt, jouent un rôle considérable dans les intrigues politiques qui déchirent la cour de Constantinople.

Aelia Verina AV Tremissis. Constantinople mint. Coin from Wildwinds. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

À la mort de Léon Ier, en janvier 474, elle soutient son gendre Zénon, mari de sa fille Ariane, qui devint le régent de l’empire pour son propre fils Léon II, âgé de 4 ans. Mais à la mort de celui-ci, en novembre 474, elle se retourne contre lui et soutient l’usurpation de son propre frère, Basiliscus (475). En 476 elle se réconcilie avec Zénon qui renverse Basilicus et s’en débarrasse en le faisant probablement mourir de faim ainsi que sa famille.
Elle est impliquée dans un autre complot en 483 avec un général longtemps proche de Zénon, Illus, mais qui reproche à l’empereur ses sympathies monophysites. Les deux conjurés proclament empereur Léontios, mais la rébellion est un échec et ils sont contraints de se réfugier dans la forteresse de Papirius, en Isaurie. Si la forteresse ne tombe qu'en 488, Vérine n'est plus là pour le voir car elle est morte bien avant, sans doute en 484. Sa fille Ariane fait rapatrier son corps à Constantinople pour y être enterrée.

Zénon (empereur byzantin)
Zénon (né v. 425 à Rosoumblada - mort à Constantinople le 9 avril 491) est un empereur romain d'Orient, qui a régné de 474 à 491.
Le 3 février 474, Léon Ier meurt et son petit-fils Léon II, fils de Zénon lui succède le 9 février. Mais il n’a que 4 ans et les deux impératrices, Vérine et Ariane, obtiennent de Léon Ier, peu avant sa mort, que Zénon, son gendre, époux d'Ariane, devienne co-empereur. Le 17 novembre 474, Léon II meurt de maladie et Zénon devient alors le seul titulaire officiel du titre et de la fonction. Il donne le titre de César à Julius Nepos, gouverneur de la Dalmatie et une flotte pour traverser l’Adriatique et renverser Glycerius du trône de l’empire d'Occident. Il lutte contre un raid des Vandales en Épire qui prennent provisoirement la ville de Nicopolis d'Épire.

 Zénon Empereur romain d'Orient Monnaie à l'effigie de Zénon. Source: English Wikipedia, original upload 16 June 2005 by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com 

En janvier 475, alors que Zénon quitte Constantinople pour Antioche, le général Illus, ancien compagnon d’armes de Zénon, porte au pouvoir le frère de Vérine, Basiliscus. Illus, qui en 476 et avec l'appui de Théodoric le Grand abandonne Basiliscus et permet à Zénon de reprendre sa place.  Zénon promet de ne pas faire couler le sang de Basiliscus ni celui de sa famille et tient sa promesse : il les fait mourir de faim en Phrygie.
Une politique religieuse de compromis
Dans le domaine religieux, Zénon s’efforce de mettre fin à la querelle monophysite par un compromis, l'Henotikon, publié en 482 et qui provoque un premier schisme avec Rome. En effet, le pape Félix III estime ce texte trop teinté de monophysisme. Il lance donc un anathème contre le véritable auteur du texte, Acacius (ou Acace), le patriarche de Constantinople, en 484. Cette première rupture va durer 35 ans, jusqu’au règne de Justinien.
Zénon meurt le 9 avril 491, sans avoir eu d’autres enfants avec Ariane. C’est donc un de ses hauts fonctionnaires, Anastase Ier, qui lui succède.Inventions, découvertes, introductions

En Inde, le mathématicien Aryabhata consigne toutes les méthodes indiennes de multiplication, de division et d'algèbre utilisées aujourd'hui.

Édit de l'empereur byzantin Léon Ier, interdisant aux commerçants et aux industriels de constituer des cartels tendant à l’augmentation des prix.

Rédaction du code d’Euric (loi des Wisigoths) entre 469 et 481.
Le Code d'Euric (codex Euricianus) est un ancien texte de loi qui fixe par écrit les lois orales germaniques ou « coutumes », applicables à la population qui s'est établie sur une partie de la Gaule du Sud et de l'Espagne, les wisigoths.
Fort de ses succès militaires face à l'Empire romain, le roi Euric, successeur de Théodoric II, s'est attaché à renforcer la cohésion de son royaume en donnant au peuple wisigoth son premier code de lois. Il fait partie des grands codes de droits promulgués par les royaumes du Haut Moyen Âge qui bien que respectant le système de personnalité des lois, sont largement influencé par le droit romain. Une partie seulement nous est parvenue.
Il sera remplacé peu après par le Bréviaire d'Alaric, réalisé et promulgué sur ordre de son fils Alaric II en 506.
Quelques exemples de lois :
Pour le meurtre d'un homme dont l'âge est compris entre 20 et 50 ans, le meurtrier et sa famille devront payer 300 sous d'or;
Pour le meurtre d'un homme de 65 ans et plus, le tarif est revu à la baisse : seulement 100 sous : estimation toute pratique pour un peuple de guerriers.

Le concile d'Arles condamne la doctrine de Lucidus sur la prédestination vers 474 ou 475.
La prédestination est un concept théologique selon lequel Dieu, aurait choisi de toute éternité, et secrètement, ceux qui seront graciés et auront droit à la vie éternelle. L'idée de prédestination est étroitement associée aux débats philosophiques concernant le déterminisme et le nécessitarisme. La prédestination, et les rapports entre la grâce et le libre arbitre, ont été au cœur des débats entre le pélagianisme et l'augustinisme, controverse qui a repris lors de l'opposition entre les jansénistes et les jésuites (qui soutenaient le molinisme). Ce concept a aussi été repris, au moment de la controverse janséniste, par le protestantisme.
On parle de « double prédestination » dans les doctrines, calviniste notamment, qui ajoutent que Dieu aurait choisi de toute éternité également ceux qui seront damnés.

Brigitte fonde un couvent de femmes à Kildare en Irlande.

Brigitte d'Irlande,Data: before 1930 (public domain since before 2000) Origen: HughLane.ie Autor: Patrick Joseph Tuohy Public Domain 

St Brigid's Cathedral Kildare Source: From geograph.org.uk Attribution: Vivienne Smith

Sainte Brigitte d'Irlande ou Brigitte de Kildare, née en 451 à Faughart près de Dundalk, dans le comté de Louth, en Irlande, et morte en 525 à Kil Dara (soit l'« Église du chêne »), est une sainte des Églises catholique et orthodoxe. Les fidèles l’honorent le 1er février.

Un roi païen écossais était le père de Brigitte et sa mère une esclave chrétienne baptisée par saint Patrick. Elle fut nommée ainsi d'après le principe divin féminin (Brigit) chez les Celtes.

A woodcut of the ruins of Kildare Cathedral, c. 1835. ource     The Penny Magazine of the Society for the Diffusion of Useful Knowledge. Vol. 4. 11 July 1835. London. Public domain

Elle se construisit une cellule sous un gros chêne autour de laquelle plusieurs femmes se rassemblèrent et la prirent pour mère. Elle fonda ainsi un couvent, autour duquel se forma la ville de Kildare. Elle adopta pour ce couvent la règle de saint Césaire (vers 513). Cette règle fut reprise par plusieurs couvents d'Irlande. Ce couvent est le premier monastère double d’Europe : il regroupait des moines et des moniales.
Elle mourut à Kil Dara et a été enterrée à Downpatrick avec les saints Patrick et Columcille (saint Colomba d'Iona) qui sont les deux autres saints patrons de l'Irlande.

Paulin de Périgueux met en vers la Vie de saint Martin de Sulpice-Sévère.
Paulin de Périgueux (Paulinus Petricordis, parfois Paulinus Petrocorius ou Paulinus Petrocoriensis) vécut dans la deuxième moitié du Ve siècle.
Sidoine Apollinaire mentionne dans ses Lettres un Paulin de Périgueux, éminent rhéteur de son temps. Il s'agit sans doute de lui, quoique le bénédictin Rivet de La Grange, dans son Histoire littéraire de la France (tome 2, 1733) soit d'avis qu'il s'agit plutôt de son père.
Il était lié à Perpetuus, évêque de Tours de 461 à 491, qu'il appelle son "patron". Sans doute sur la demande de celui-ci, il écrivit vers 470 une vie de saint Martin versifiée en six livres, inspirée de celle de Sulpice Sévère, et qui est dédiée à ce Perpetuus. Il écrivit aussi la courte dédicace en vers sur les murs de la première basilique de Saint Martin à Tours achevée en 473, sans doute aussi sur le requête de Perpetuus, et un autre poème nommé de Visitatione Nepotuli Sui où il évoque la guérison miraculeuse de son petit-fils fiancé. Il est sans doute aussi l'auteur de quelques-uns des nombreux ouvrages attribués à Paulin de Nole.

Cathédrale Saint-Jean à Lyon.  

Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône. Tome 2 / par MM. E. de Rolland et D. Clouzet. entre 1901 et 1902 Source     Bibliothèque nationale de France Cette image de la Bibliothèque nationale de France (BNF) est une reproduction par un scanner d’une œuvre bidimensionnelle tombée dans le domaine public Pour cette raison, elle est considérée comme une œuvre du domaine public.


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mardi 2 juillet 2013

Les années 460 (de 460 à 469) Culture

Art et culture

Le prêtre marseillais Gennadius commence la rédaction des 82 chapitre de De Viris Illustribus (467-469)3.
Gennadius de Marseille, aussi connu sous le nom de Gennadius Scholasticus, mort vers 496, est un prêtre catholique et un historien du Ve siècle.
Son œuvre la plus connue est le De Viris Illustribus ("des hommes illustres"), une biographie de plus de 90 chrétiens contemporains.
En raison de l'éloge qu'il fait de plusieurs personnalités semipélagiennes dans le De viris, on suppose que Gennadius était lui-même partisan de ce courant théologique (Pélage lui-même, mais aussi Julien d'Éclane).

Claudien Mamert publie en 469 « De Statu Animae » (« Sur le statut de l'âme »), contre les erreurs de Fauste de Riez, dédicacé à son ami Sidoine Apollinaire.
Claudien Mamert (Mamertus Claudianus ) est un philosophe et théologien gallo-romain de la fin du Ve siècle. Contemporain et ami de Sidoine Apollinaire, qui le décrit comme un disciple de Platon qui ne se distinguerait en rien des autres platoniciens, sinon par sa foi de chrétien. Il fait le lien, dans l'Occident latin, entre Augustin et Boèce.
Claudien Mamert est surtout connu pour son ouvrage De statu animae (en trois livres, paru vers 468-470), qu'il a dédié à Sidoine Apollinaire. Dans une lettre, Sidoine parle de Claudien Mamert en ces termes
- Traduction : Mamertus Claudianus, le plus habile philosophe des chrétiens, le premier de tous les savants, a pris soin d’enrichir et d’orner de tous les membres, de toutes les parties, de tous les secrets de la philosophie profane, un livre remarquable sur la Nature de l’âme, et en trois volumes, où il prouve que les neuf Muses ne sont point des femmes, mais les sciences personnifiées.
Le De statu animae
Le peu de cas que nous faisons aujourd'hui de cet ouvrage ne doit pas faire oublier qu'il a été pendant la presque totalité du Moyen Âge un des classiques de la psychologie (des ouvrages portant sur l'âme). Cassiodore s'en inspire dans son De Anima et Abélard au XIIe siècle le cite régulièrement.

Début des travaux des grottes de Yungang dans le Shanxi.

Buddhist paintings. Yungang Grottoes, near Datong, Shanxi province, China. Attribution: Felix Andrews (Floybix)/Wikimédia Commons

Smaller statue in Yungang Grottoes, Datong, China.Attribution: Sfu/Wikimédia Commons

Les grottes de Yungang (云冈石窟 yúngāng shíkū), près de Datong dans la province de Shanxi en Chine, sont l'un des plus célèbres sites anciens de sculpture. On compte 252 grottes pour environ 51 000 statues, aménagées entre les Ve et VIe siècles. Les cinq grottes aménagées par Tan Yao sont considérées comme un chef d'œuvre classique du premier apogée de l'art rupestre bouddhique en Chine.

China - Yungang Grottoes 3 Uploaded by russavia Attribution: McKay Savage from London, UK/Wikimédia Commons

Yungang Grottoes, Datong, China. Attribution: Marcin Białek/Wikimédia Commons

Le style combine à la fois les formes de l'art traditionnel chinois et des influences étrangères : après avoir traversé la Perse, le style hellénistique est parvenu dans le Gandhara, au nord de l’Inde actuelle où il s’est fondu dans les traditions locales. De là, le bouddhisme a été exporté par les marchands le long de la route de la soie jusqu’en Chine.

Églises Saint Jean-Baptiste de Stoudios à Constantinople.

St. John Stoudios (Imrahor) Monastery, built in 462 AD, is one of the oldest surviving Byzantine churches in Istanbul (Constantinople).Wikimédia Commons

Le monastère du Stoudion ou monastère de Stoudios était un établissement religieux de Constantinople fondé vers 460 par un bienfaiteur privé du nom de Studius (latin) ou Stoudios (grec), un aristocrate qui fut consul pour l'année 454. Il était placé sous le vocable de saint Jean Baptiste (son nom complet est donc « monastère Saint-Jean-Baptiste de Stoudios »). Il était situé à l'extrême sud-ouest de la ville byzantine, dans le quartier de Psamathia, non loin du Mur de Théodose et de la mer de Marmara. Ses moines étaient appelés « studites » ou « stoudites »..


Byzantinai meletai topographikai (1877) http://www.archive.org/details/vyzantinaimelet00unkngoog Author: Paspatēs, Alexandros Geōrgiou, 1814-1891. [from old catalog] Subject: Inscriptions, Greek Year: 1877 Possible copyright status: NOT_IN_COPYRIGHT Language: English Digitizing sponsor: Google Book contributor: Oxford University This work first published in the Ottoman Empire is now in the public domain 

Il est possible que cette église ait été construite à l'origine pour recevoir comme relique la tête de saint Jean Baptiste qu'on pensait avoir retrouvée à Émèse en 453, mais la translation ne se fit pas. Quelques années plus tard, Stoudios installa dans des bâtiments conventuels élevés près de l'église un groupe de « moines sans sommeil » (Άκοίμητοι ou Acémètes), qui se relayaient en trois équipes pour assurer un service divin perpétuel.

11th-century Byzantine miniature representing en:Studion Monastery. Menologion of Basil II Original uploader was Ghirlandajo at en.wikipedia PD-ART.

Ce premier établissement exista sans doute jusqu'à l'époque de la persécution anti-monastique de Constantin V (766-775).

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samedi 29 juin 2013

Les années 440 (de 440 à 449) Histoire

Événements

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc.

À Tikal, la stèle 31 érigée en 445 présente trois figures : au centre, Ciel d’Orage, souverain de Tikal en 435, entouré de guerriers de Teotihuacán qui portent des boucliers décorés du visage de Tlaloc Attribution: HJPD/Wikimédia Commons

440-443 et 447-448 : guerre des Huns contre l’Empire d'Orient.
443 : en août, première paix d'Anatole avec Constantinople.
445 : Attila assassine son frère Bleda (voir les années 430) et devient le seul monarque des Huns.
447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
   
440-441 : guerre entre la Perse et l’Empire d’Orient en Arménie.
Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays Iran, comme les iraniens ont toujours appelé leur pays.
  
441-442 : selon la Chronica Gallica, la Grande-Bretagne est entièrement tombée au pouvoir des Saxons.
La Chronica Gallica de 452 est une chronique historique de l'antiquité tardive.
Elle a été éditée sous le nom de Chronica Gallica par Theodor Mommsen avec la Chronica Gallica de 511 dans les Monumenta Germaniae Historica. Elle est parfois citée comme Chronicon imperiale, car elle indique les années des empereurs ou Chronicon Pithoeanum, du nom de son premier éditeur, Pierre Pithou en 1588.
La Chronique, qui se veut une continuation de la Chronique de Jérôme, débute en 379 et se termine avec l'arrivée d'Attila et des Huns en Italie en 452. L'information concerne essentiellement la Gaule et la partie occidentale de l'Empire. Malgré son nom la date de 452 n'est pas nécessairement la date de rédaction - qui est inconnu - mais seulement la date de rédaction la plus ancienne possible. Son auteur est inconnu, on pense qu'elle fut composée dans la région de Marseille par un clerc.
   
443 : les Burgondes deviennent fédérés de Rome. Création d'un royaume burgonde en Sapaudie.

Kreuzwertheim, lieu d'implantation d'une fortification burgonde élevée vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main Source: Transferred from de.wikipedia; transferred to Commons by User:Nico-dk using CommonsHelper.Author: Original uploader was Elektromann at de.wikipedia Released into the public domain (by the author). 

La période qui suivit la descente du Rhin (370/373) jusqu'à l'invasion de la Gaule par les peuples barbares (406/407) reste une partie obscure de l'histoire burgonde. Katalin Escher écrit que c'est pendant cette période que les Burgondes acquirent de nouveaux territoires et qu'un personnage unique, le roi tribal de la fin du IV siècle Gibica, personnage historique, ou son successeur Gundahar unifia les clans sous son autorité. Gundahar, écrit-elle, pourrait déjà avoir régné en 406.
Du côté de l'Empire, les Burgondes sont à plusieurs reprises en conflit avec Rome à l'occasion de tentatives d'incursion, mais, vers 369-370, ils font alliance avec les Romains contre les Alamans.
L'archéologie a permis de mettre en évidence l'existence d'un établissement fortifié burgonde datant de la fin du IVe siècle à Kreuzwertheim sur l'avancée rocheuse du Wettenburg, dans un méandre du Main.
   
447-449 : des mercenaires saxons puis angles et jutes s’établissent en Grande-Bretagne à l’appel du chef celte Vortigern pour lutter contre les Scots et les Pictes. Suite à l'invasion de la Bretagne romaine par les Angles et les Saxons. Les Bretons s'installent en Armorique où ils effacent toute trace de la civilisation romaine.
À partir du milieu du Ve siècle, de nouveaux envahisseurs germaniques, les Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton fut capturé). Ils finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations celtes peu romanisées établirent de nombreux « royaumes celtiques » dans l'île, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
   
Vers 440 :
       
Les Francs de Clodion le Chevelu prennent Cambrai et Arras et dominent la Somme.

Les Huns Hephtalites, originaires de l’Altaï, libérés de la tutelle des Ruanruan se jettent sur la Sogdiane et la Bactriane.

Personnages significatifs

Aspar (Voir les années 420)
   
Aetius (Voir les années 420)
   
Attila (Voir les années 430)
   
Bleda (Voir les années 430)
   
Clodion le Chevelu (Voir les années 430)
   
Eutychès
Eutychès ou Eutukhès, mort vers 454, était une personnalité du christianisme ancien. Farouchement opposé au nestorianisme, proche de Chrysaphios, l'influent eunuque de Théodose II, sa doctrine s'inscrit à la suite d'Apollinaire de Laodicée et de Cyrille d'Alexandrie, refusant d'envisager dans le Christ deux natures distinctes et décrivant au contraire l'unité du Christ comme la fusion de deux natures en une seule.

Eutychès meurt vers 454. Ses partisans nommés « eutychéens » (partisans d'une seule nature ou monophysites) furent supplantés par les disciples de Dioscore d'Alexandrie et de Sévère d'Antioche qui professaient le miaphysisme. Cette dernière doctrine fut adoptée par les Églises des trois conciles établies en Syrie, en Arménie, en Égypte et en Éthiopie.
   
Genséric (Voir les années 420)
   
Hengist et Horsa
Hengist (ou Hengest en vieil anglais) et Horsa sont deux frères originaires du Jutland (Danemark) qui, selon la tradition, auraient mené leur peuple durant l'invasion de la (Grande-)Bretagne et fondé le premier royaume anglo-saxon sur l'île : le royaume de Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Ces deux rois sont considérés comme semi-légendaires. En langue germanique, Hengest signifie étalon, tandis que Horsa fait référence au cheval.


Hengist Représentation imaginaire d'Hengist John Speed, Saxon Heptarchy, 1611.This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.    

Honoria
Honoria (Justa Grata Honoria), née en 416 ou 417 à Ravenne, morte en 455 ou 457 à Constantinople, est une princesse romaine, sœur de Valentinien III, empereur d’Occident de 425 à 455.  

Honoria couronnée Augusta par les mains de Dieu.Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Co-impératrice à Ravenne, elle est forcée par son frère cadet Valentinien III de vivre chastement afin de sauvegarder l’unité du pouvoir. Mais Honoria prend un amant, Eugène, en 449 et le scandale éclate. Elle est envoyée à Constantinople pour y être mieux gardée, tandis qu'Eugène est condamné à mort.
Au printemps 450, Honoria demande secrètement l’aide d’Attila et lui envoie sa bague. Attila prend cela pour un demande en mariage et demande la Gaule pour dot. Honoria est rapatriée d’urgence à Rome où la cour s’est installée en 450, et forcée d'épouser Flavius Bassus Herculanus, un sénateur sans ambition.
En 451, Attila envahit la Gaule (bataille des champs Catalauniques) mais devra battre en retraite. On ne sait rien de la fin d'Honoria.

Mérovée
Mérovée Roy de France - Vue d'artiste (médaille en bronze de Jean Dassier, 1720. Bibliothèque nationale de France)This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.
   
Mérovée (ou encore Merowig, Mérovech), né vers 412 et mort en juillet 457, est considéré comme le second roi des Francs saliens. Son existence est entourée de tant d'obscurité que certains historiens en ont fait un roi légendaire1. Il aurait régné de 448 à 457.
Mérovée a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens. Les rois mérovingiens n'ont jamais contesté son existence et se glorifièrent d'appartenir à sa lignée.

Mérovée sous sa tente - (miniature des Grandes chroniques de France, XIVe siècle). Author: Original uploader was Polmars at fr.wikipedia This image is in the public domain due to its age.

Peu de documents attestent de l'existence de Mérovée. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée [...] ».

Camée du XVIe siècle représentant Mérovée de profil, à droite. Bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Une légende, relatée à une époque plus tardive — la chronique de Frédégaire (III, 9) en parle au VIIe siècle — entretient le doute quant à la réelle existence de Mérovée : sa mère, l'épouse du roi Clodion, déjà enceinte, fut séduite par une "bête de Neptune semblable au Quinotaure" alors qu'elle se baignait dans l'océan. Enceinte une deuxième fois, les deux sangs se mélangèrent pour donner naissance à une nouvelle dynastie dont les membres étaient investis de grands pouvoirs et d'une aura de magie et de surnaturel, caractéristique des Mérovingiens.

Priscus
Priscus (ou : Priscus Panoniensis, Priscus Panita1), né à Panium (actuel village de Rumeli Feneri, dans le district de Sarıyer à Istanbul), est un historien grec originaire de Thrace et un diplomate au service des empereurs d'Orient Théodose II (408-450) et Marcien (450-457).
Dans son œuvre historique, il fournit des informations sur la cour d'Attila où il est présent lors d'une mission diplomatique en 449.

Priscus de Panium (détail du Régal d'Attila de Mór Than) Priscus of Panium (left). Detail from Image:MorThanFeastofAttila.jpg, cropped by Mirv This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Priscus est l'auteur d'un ouvrage d'histoire en huit livres (l'Histoire byzantine), probablement de l'avènement d'Attila à celui de Zénon (433-474). Seule des fragments nous en sont parvenus, en grande partie préservés dans les Getica de Jordanès. La description d'Attila, de sa cour et de la réception des ambassadeurs romains est un aperçu précieux sur l'histoire de l'époque. Le style de Priscus est simple. Son impartialité et sa fidélité l'ont placé parmi les auteurs honorables de son temps.
   
Théodose II (Voir les années 400)
   
Tuoba Tao
Tuoba Tao (ou T’o-pa T’ao) est le nom personnel de l'empereur Taiwudi de la dynastie des Wei du Nord, issue du peuple turc des Tabghatch (ou Tuoba en mandarin). Il est le troisième empereur de la dynastie Wei du Nord et règne de 424 à 451. Il lutte contre les Ruanruan et contre l’empire de Nankin. Il impose progressivement son autorité sur toute la Chine du Nord1.
Tuoba Tao est assassiné à la suite d'intrigues de palais le 11 mars 452.  

Valentinien II (Voir les années 370)

Vortigern
Vortigern (en gallois moderne Gwrtheyrn) fut un roi de l’île de Bretagne du Ve siècle après J.-C. La qualification de « roi » est contredite par Gildas, qui le décrit plutôt soit comme « président », soit comme « principal du conseil ». Si la réalité historique du personnage n’est pas remise en cause, il convient cependant d’être prudent, car ce qui nous a été transmis à son propos relève plus du légendaire de la matière de Bretagne, d’autant qu’on le retrouve associé à la légende arthurienne.


Vortigern Detail from Lambeth Palace Library MS 6 folio 43v illustrating an episode in Geoffrey of Monmouth's Historia regum Britanniae PD-art

On retient l’année 410 pour situer la fin de la présence romaine dans l’île de Bretagne. C'est peu après que Vortigern apparaît, à cette époque que l’historiographie anglaise nomme les Dark Ages (c’est-à-dire les « âges sombres »). Il est considéré comme un notable britto-romain. Selon les sources, il est souverain de toute l’île, vers 425, ou roi des Brittons-romains du Kent (le Cantium antique), vers 450.

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vendredi 3 août 2012

Les années 710 (de 710 à 719) Culture

Inventions, découvertes, introductions
Début de la période Nara au Japon. Les bâtiments de Fujiwara-kyō sont démontés. Le palais impérial est reconstruit.

Maquette du palais impérial d'Heijō-kyō (Nara) Cette œuvre a été placée dans le domaine public par son auteur, I, Wikiwikiyarou.

Le temple familial des Fujiwara Kōfuku-ji est déplacé à Nara (capitale impériale entre 710 et 740, puis entre 745 et 784, alors appelée Heijō-kyō) par Fujiwara no Fuhito dont l'influence à la cour s'accroit.

Tokondo (Japan's National Treasure) and Five-storied pagoda (Japan's National Treasure) of Kofukuji in Nara, Nara prefecture, Japan Attribution : 663highland/Wikimédia Commons

Nara fut pendant le VIIIe siècle la capitale du Japon, sous le nom de Heijō-kyō (ou Heizei-kyō), depuis sa fondation en 710 (lors de l'accès au trône de l'impératrice Gemmei), jusqu'en 784, c'est-à-dire durant l'époque de Nara.

Une vue de la ville avec le Todai-ji à droite Attribution : OhMyDeer/Wikimédia Commons

Elle représenta la première véritable capitale fixe du pays. Avant 710, les capitales se déplaçaient de royaume en royaume. En effet, selon les anciennes conceptions du shintoïsme, la mort constituait l'impureté la plus grave. Lorsqu'il s'agissait de la mort du souverain, alors l'impureté frappait la capitale ; il fallait donc détruire les palais et les reconstruire ailleurs. Au début du VIIIe siècle, on comprit qu'il fallait créer un centre plus durable pour le gouvernement et l'administration de l'État.

Apparition au Japon d'un système d'écriture selon un modèle indien.

Apparition au Japon de la coutume d'appréciation des fleurs (Hanami).

On the Sumida Embankment in the Eastern Capital, two bijin walking under Cherry blossom. A distant view of Fuji san in the background.Source: http://visipix.com/search/search.php?q=Hiroshige&Submit=Search&u=2&userid=1616934267&l=en&searchtype=word&searchmethod=keyword&jump_to= Wikimédia Commons

Le hanami (花見?, littéralement, « regarder les fleurs »), ou o-hanami avec préfixe honorifique, est la coutume traditionnelle japonaise d'apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura). À partir de fin mars ou début avril, les sakura entrent en pleine floraison partout dans le Japon.

Woman seated under a cherry blossoms Utagawa Kuniyoshi (1797–1861) http://visipix.com/search/search.php?userid=1616934267&q=%272aAuthors/K/Kuniyoshi%201797-1861%2C%20Utagawa%2C%20Japan%27&s=11&l=en&u=2&ub=1&k=1 Wikimédia Commons

De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour pique-niquer, discuter, chanter sous les cerisiers en fleur. Cette coutume est au printemps ce que momijigari, l'observation de kōyō (le changement de couleur des feuilles), est à l'automne.

Hanami aux pieds du château de Himeji Hanami at Himeji Castle in Himeji, Hyogo prefecture, Japan Wikimédia Commons

En Chine, fondation d'un institut scientifique, l'académie Hanlin (718).
L' académie Hanlin (翰林院, pinyin: Hànlín Yuàn, littéralement "pinceau forêt institut") est fondée comme institut scientifique en Chine en 718 pendant le règne de l'empereur Tang Xuanzong durant la dynastie Tang. Après sa réforme en 725, elle est utilisée dans le choix des hauts fonctionnaires.
C'était une institution qui devait effectuer des tâches littéraires et de secrétariat pour la cour. Seuls les lettrés les plus érudits pouvaient prétendre y être nommés. Une des tâches principales était l'interprétation des classiques Confucéens. Cela formait la base des examens qui permettaient d'accéder aux plus hauts niveaux de l'administration.

712 Fin de la rédaction du Kojiki (Récits des choses anciennes), le plus ancien livre connu relatant l'histoire mythique du Japon.
Le Kojiki (古事記?, litt. « Chronique des faits anciens ») est un recueil de mythes concernant l’origine des îles formant le Japon et des dieux (神, kami?). Avec le Nihon Shoki, les légendes contenues dans le Kojiki ont inspiré beaucoup de pratiques et de croyances du shintoïsme. Il est généralement considéré comme le plus ancien écrit japonais existant encore de nos jours.
Le Kojiki est une compilation des récits du conteur Hieda no Are (稗田阿礼?) par le chroniqueur Ō no Yasumaro (太安万侶?) sur l'ordre de l'impératrice Gemmei (元明天皇?). Il lui fut offert en 712.

Politique de conversion à l'Islam dans l'empire arabe sous le règne du calife omeyyade Umar II (717-720). Réforme fiscale : les mawâlî, comme les autres musulmans, sont exemptés de la jiz'ya et astreint au seul paiement de la zakât. L’impôt foncier (kharâdj) est désormais attaché à la terre et non plus à son possesseur dont le statut peut changer sans entraîner de conséquences fiscales. Un recensement des terres est entrepris.

Al-Akhtal (الأخطل) de son nom complet Ghiyath ibn Ghawth al-Taghlibi al-Akhtal (غياث بن غوث التغلبي) (né en 640, mort en 710) était l'un des plus importants poètes de l'époque Omeyyade.
Un jour, le calife Abd al-Malik l'invita dans son palais pour entendre un de ses poèmes, après avoir demandé au calife quatre verres de vin, il se lance dans la récitation de son poème,
« C'est lui, le calife de Dieu. De lui nous attendons la pluie... Les descendants d'Umayya sont les soutiens de la justice, amis de l'honneur, magnanimes ; quand le danger les menace, ils l'attendent de pied ferme. Leur haute fortune ne les enfle pas : d'autres s'en seraient prévalus. Terribles dans leur colère, tant qu'on leur résiste, ils sont les plus cléments des hommes après la victoire (...) plus prompts que les vents à secourir les malheureux qui les implorent. »
Ce poème lui a valu le titre de "plus grand poète des Arabes". Beaucoup de calife Abbasside ont enviés Abd al-Malik pour ce poème.
À propos d'Ahtal, le fondateur de la dynastie Abbasside, Al-Mansur, a déclaré « Quel poète pourrait, en me louant, égaler les vers du fils de la chrétienne louant les Umayyades. »
Il ne reste des œuvres d'Akhtal qu'environ 2000 vers.

La culture de la canne à sucre arrive en Égypte par l'Inde et la Syrie.

Al-Samh gouverneur de Cordoue (fin en 721). Il fait reconstruire en pierre le pont romain de Cordoue sur le Guadalquivir et fait restaurer l’enceinte.

Pont romain sur le Guadalquivir à Cordoue Author: Krahvogl ? Wikimédia Commons

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mercredi 1 août 2012

Les années 690 (de 690 à 699) Histoire

Événements

Le royaume de Srivijaya, sur la côte sud-est de Sumatra se développe à partir de Palembang et étend rapidement son hégémonie au reste de l’île, puis sur la péninsule malaise, contrôlant ainsi le détroit de Malacca. Il commerce avec l’Inde et la Chine à la fin du VIIe siècle et contrôle, pendant près de cinq cents ans la plupart des échanges entre la Chine, l’archipel indonésien et l’Inde.

Royaume indo-malais de Malayu au centre de Sumatra.

Reprise de la guerre entre l'empire byzantin et les Omeyyades.

Reprise de la conquête musulmane du Maghreb (689-710).

Concile in Trullo
Le concile in Trullo ou Quinisexte se réunit de 691 à 692 dans la prolongation des IIe et IIIe conciles œcuméniques de Constantinople, réunis en 553 puis en 680–681. Convoqué à l'initiative du seul l'empereur Justinien II, il ne rassemble que des évêques orientaux.
Le concile s'ouvre à l'automne 691 dans une salle à coupole du palais impérial, d'où le nom de in Trullo. Il rassemble 220 évêques, dans leur grande majorité (183) issus du patriarcat de Constantinople. Les patriarches d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem semblent avoir été présents. Le pape, bien que mentionné sur la liste de souscription, n'est pas présent. Basile, évêque de Gortyne, appartenant à l'ancienne Illyrie (de rite latin), se proclame sans légat, sans évidence de preuve.
Justinien II réunit ce concile pour mettre fin à la décadence des mœurs qui afflige selon lui l'Empire en réformant le droit canonique.
Certaines mesures comme l'autorisation du mariage des prêtres étant contraires aux usages de Rome et de l'Occident, le pape Serge Ier refusa de les entériner. Justinien II ordonna d’appréhender Serge et de le faire comparaître devant le tribunal impérial, comme on avait procédé avec Martin Ier en 653. Les milices de Rome et de Ravenne s’y opposèrent violemment. Justinien fut renversé peu après, ce qui laissa l’humiliation impériale impunie. Mais ce concile accentua les divergences de pratiques séparant les Eglises occidentale et orientale.

Personnages significatifs

Abd al-Malik (Omeyyade) (voir les années 680 Histoire)

Saint Adomnan
Neuvième abbé de Iona. Comme nombreux de ses prédécesseurs, il appartient à la famille du fondateur de l'abbaye d'Iona Saint Colomba, le Cenél Conaill des Uí Néill du Nord.
Il est connu pour son rôle très important dans la querelle de Pâques qui a opposé les chrétiens d'Irlande et l'Église de Rome ainsi que pour la rédaction dans la dernière décennie du VIIe siècle de la Vie de saint Columba qui retrace la vie du moine fondateur du phare de la chrétienté dans les îles Britanniques, saint Colomba (ou Columba ou Columb Cille, la « colombe du Ciel ») un peu plus d'un siècle auparavant (521-563-597).
Adomnan est également l'auteur du Cain Adamnain ou Lex Innocentium destinée à assurer la protection en cas de conflits, des femmes des enfants et des gens d'Église. Il obtint la ratification de ce texte par 40 évêques ou abbés irlandais et 51 rois provinciaux ou tribaux d'Irlande et d'Écosse au synode de Birr en 697.
Il est mort en 704 dans sa 77e année. Sa fête est le 23 septembre.


Childebert IV est le roi des Francs de 695 à 711.

Pièce à l'effigie de Childebert III (694-711). British Museum. PHGCOM/Wikimédia Commons

Né vers 683, fils cadet du roi Thierry III, il succède sur le trône à son frère aîné Clovis. Il a pour maire du palais en Austrasie, le puissant Pépin de Herstal. En Neustrie le maire du palais est Grimoald le Jeune, le fils cadet de Pépin. Durant son règne, Childebert IV soumet les Frisons du duc Radbod. Il meurt en 711 et est enseveli à Choisy. Il laisse le souvenir d'un roi juste et de bonne mémoire. Son fils Dagobert lui succède.

Justinien II (voir les années 680 Histoire)

Kahena (voir les années 680 Histoire)

Kapaghan
Kapaghan Kaghan, Le Conquérant, (Mo-tch’o, ou Mo-tcho (transcription chinoise du turc Bâk-tchor) est un khagan du second empire Turc (Tujue, T’ou-kiue, ou Köktürks). Il succède à son frère, le grand khan Qutlugh en 691 et règne jusqu'à sa mort en 716. Sous son règne l'empire atteint son apogée.
Sa mort est suivie d'une période d'anarchie. Son neveu, Kül Tegin, fils de Qutlugh, s'empare du pouvoir après avoir tué le fils de Mo-tcho Bögü et toute sa famille. Il place son frère aîné Bilge Kaghan sur le trône.

Léonce II

Monnaie d'or à l'effigie de Léonce Source: English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Léonce (latin : Leontius, grec : Λεόντιος), (mort le 15 février 706) est empereur byzantin de l'été 695 à l'été 698, sous le nom officiel de « Léon » qui n'a pas été retenu par l'histoire. Favori un temps de Justinien II, il prend sa place sur le trône en 695 mais est renversé par Tibère III en 698.
Paolo Lucio Anafesto

Paolo Lucio Anafesto Original uploader was User:Romacsevszkij at hu.wikipedia Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Paolo Lucio Anafesto ou Paoluccio Anafesto (en latin : Anafestus Paulucius) serait, selon la tradition, le premier doge de Venise, élu en 697. Avec l'affaiblissement du pouvoir byzantin, entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle, l'autorité principale de la région passa à un magistrat local, nommé « doge » (ce mot est une variation dialectale issue du latin dux : en français, « chef »).
La légende lui attribue la réalisation des premiers travaux de fortification de Venise contre les incursions des pirates, ainsi que la construction de l'arsenal militaire. En réalité, à l'époque, la ville de Venise n'existait pas encore.

Pépin de Herstal (voir les années 670 Histoire)

Radbod (voir les années 680 Histoire)

Tibère III

Monnaie à l'effigie de Tibère III Source: English Wikipedia, original upload by Panairjdde Attribution: Classical Numismatic Group, Inc. http://www.cngcoins.com

Tibère III Apsimar (grec : Τιβέριος Γ' Ἀψίμαρος), mort le 15 février 706, (usurpateur) est empereur byzantin de 698 à 705.
Justinien II (685-695 puis 705-711) le capture et en février 706 le fait décapiter avec Léonce et retrouve son rang d'empereur.

Willibrord d'Utrecht

Maître du Registrum Gregorii: miniature de saint Willibord (Paris, BN Lat. 10510) X°siècle Scan from Egbert. Erzbischof von Trier 997-993 Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Saint Willibrord, premier évêque d'Utrecht, apôtre des Pays-Bas et patron du Grand-Duché de Luxembourg, est né vers 657 dans le royaume de Northumbrie, est mort en 739 et repose à l'abbaye d'Echternach qu'il avait fondée. Il est fêté le 7 novembre.
Willibrord figure sur le Canon historique des Pays-Bas, liste officielle de 50 thèmes résumant l'histoire des Pays-Bas.
Au Danemark, il ne réussit à convertir que trente enfants qu'il est obligé de ramener avec lui pour leur épargner un martyre certain. Il était l'ami de saint Lambert de Maastricht et les deux saints évêques se rencontraient périodiquement. Son crâne est exposé dans une église d'Aix-la-Chapelle.

Wu Zetian (voir les années 650 Histoire)

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