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samedi 7 janvier 2012

Arbre de vie

Motif décoratif fréquent au moyen âge en Orient et occident

Les arbres de vie gravés, peints, brodés, imprimés ou sculptés existent depuis le début de l'Histoire.
Ils semblent symboliser la force de la vie et ses origines, l'importance des racines et le développement de la Vie.
Ils sont parfois associés à des personnages et/ou à des animaux (oiseaux, mammifères). L'arbre de la connaissance, le chandelier à 7 branches pourraient en être des variantes selon certaines interprétations.


Arbre de vie entouré de deux panthères tenant une corne d'abondance (Bas-relief sculpté sur le portique sud de la Maria Saal, District de Klagenfurt, Carintie, Autriche)

Dans la Bible
Un arbre de la sorte est mentionné au début de la Genèse (Ge 3:24). Il donne l'immortalité. Il est à ne pas confondre avec l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Cet arbre est aussi mentionné plusieurs fois dans l'Apocalypse (Ap. 2,7 ; Ap. 22,14 ; Ap. 22,19).
Les chrétiens ont souvent assimilé la croix du Christ avec l'arbre de vie car, comme lui, elle donne vie à l'humanité. L'arbre de vie est parfois rattaché à la Menorah du temple de Jérusalem.

Dans la Kabbale
L’Arbre de Vie dans la Kabbale, représente symboliquement les Lois de l'Univers. Il peut aussi être vu comme le symbole de la Création tant du Macrocosme (L'Univers) que du Microcosme (L'Être Humain).

Le jugement dernier, peinture en style orthodoxe byzantin sur les murs du monastère Voroneţ construit en 1488 en Roumanie. En bas à gauche : arbre de la vie et Croix orthodoxe de type slave.

Dans le livre de Mormon
L'arbre de vie ou le rêve de Léhi, Livre de Mormon (1Néphi:8), vitrail, centre de conférence de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Salt Lake City, Utah, USA
Dans le livre de Mormon (1 Néphi chapitre 8) Livre de Mormon, 1 Néphi chapitre 8 : la vision de l’arbre de vie, Léhi, dans une vision symbolique, voit l’arbre de vie. L’arbre de vie représente l’amour de Dieu et est appelé le plus grand des dons de Dieu. Il voit une barre de fer, un chemin étroit et resserré et les brouillards de ténèbres qui enveloppent les hommes.

L'arbre de vie ou le rêve de Léhi, Livre de Mormon (1Néphi:8), vitrail, centre de conférence de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Salt Lake City, Utah, USA


Selon l'Angéologie Traditionnelle http://www.72anges.ca [archive]. Information tirée de l'Angelica Yoga tome 1 par Dr François Bouchard, Denise Fredette p. 22-27

Wikipédia

Arbre du bien et du mal


L'arbre de la connaissance. Tableau de Lucas Cranach l'Ancien.

L'Arbre du bien et du mal ou arbre adamique - la Genèse ne dit rien de la nature de cet arbre; aussi, les artistes se sont trouvés dans un grand embarras quand ils ont voulu en donner la figure. En général, les peintres, surtout en Grèce, ont choisi le figuier, à cause de la douceur et de la quantité de ses fruits.

Selon la Bible (livre de la Genèse), l'arbre de la connaissance du bien et du mal se situait dans le jardin d'Eden, lieu où Adam et Ève furent créés par Dieu. Dieu défend à Adam de consommer des fruits de ce seul arbre, et l'avertit que s'il croque un seul morceau des fruits défendus, il mourra « certainement ». Plus tard, Dieu crée la femme et cette dernière mange du fruit défendu, sous l'influence du serpent qui lui révèle que l'homme et la femme ne mourront pas pour cela mais qu'ils seront alors comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. Convaincue, la femme goûte au fruit puis le partage avec son compagnon. Alors, immédiatement, leur prise de conscience du bien et du mal a l'effet de leur donner honte de leur nudité. Ils se couvrent donc et se cachent lorsqu'ils entendent la voix de Dieu.

Dieu appelle alors l'homme. Celui-ci répond et explique à Dieu qu'il s'est caché car il avait honte de sa nudité. Dieu comprend alors pourquoi. L'homme ayant avoué leur désobéissance (tout en cherchant à se disculper en rejetant la responsabilité sur la femme et, explicitement sur Dieu lui-même qui a créé la femme), Dieu alors le punit ainsi que la femme pour lui avoir désobéi et, d'autre part, le serpent qui avait menti à la femme : la femme est condamnée à l'enfantement dans les douleurs, à être dominée par son mari, l'homme au labeur à la sueur de son front et le serpent à une hostilité irrémédiable de la femme et de sa descendance à l'égard du serpent. (Genèse3)
Puis, Dieu, se rendant compte qu'il ne peut pas compter sur l'homme et la femme pour lui obéir s'empresse alors de les chasser du jardin d'Eden aux entrées duquel il poste des chérubins aux glaives enflammés pour les empêcher de goûter de l'Arbre de vie, ce qui les rendrait alors immortels.


Sankt Johann Baptist, Mühldorf/Inn, Bavaria, Germany, de YashiWong sur Wikipédia

Le fruit défendu n'étant pas décrit dans le texte biblique, l'arbre de la connaissance du bien et du mal a été assimilé à différentes essences. La tradition juive y voit souvent un figuier qui est présenté comme l'arbre qui permet à Adam et Ève de couvrir leur nudité une fois le fruit défendu consommé. La littérature apocryphe chrétienne, à travers l'Apocalypse de Moïse explique qu'à la suite de cet épisode tous les arbres perdent leurs feuilles à l'exception du figuier. Mais on trouve toute sorte d'arbres dans les différentes représentations de la scène. Des représentations judaïques proposent parfois un citronnier, d'anciennes représentations chrétiennes, une vigne - dont la feuille recouvre également la nudité dans l'iconographie - ou encore un dattier voire un cerisier. Au Moyen Âge dès le Ve siècle, la tradition chrétienne occidentale identifie l'arbre à un pommier pour plusieurs raisons : à cause de la signature anatomique (pomme d'Adam, pomme assimilée au sein d’Ève), de l'homophonie et de l'homographie en latin entre les mots mālum (long) pour « le pommier » et malum (court) pour « le mal ». Si à la Renaissance le fruit défendu tend à se réduire aux deux solutions traditionnelles de la figue et de la pomme dans les représentations, c'est cette dernière qui s'impose progressivement dans l'imaginaire occidental.

Adam and Eve (manuscript illumination) XV°siècle

Au couvent de Saint-Grégoire du mont Athos, l'arbre de la science est un oranger. Le figuier et l'oranger sont aussi les deux arbres qu'on a représentés assez volontiers en Italie comme ayant séduit les yeux et le goût d'Ève et d'Adam.

En Bourgogne et en Champagne, la vigne a été quelquefois adoptée par les artistes, tandis que les sculpteurs et les peintres de la Normandie ont figuré de préférence un pommier chargé de fruits vermeils.

Angelus de Gabrielis a publié dans ses monumenta cryptarum Vaticam (pl. 73) une sculpture, provenant des cryptes du Vatican, représentant l'arbre de la science du bien et du mal, et une image symbolique du mal qu'il a causé; derrière la tige est un vase d'où sortent quatre branches de lis, sans doute pour figurer allégoriquement la Vierge, dont Dieu a fait choix pour sauver les hommes. (C.G.)

Cosmovision et Wikipédia