samedi 6 juillet 2013

Les années 500 (de 500 à 509) Histoire

Événements
Le monde vers 500 Attribution: Javierfv1212/Wikimédia Commons

Amérique

Développement de la civilisation Huari.

La civilisation Huari (ou Wari) fait référence à un peuple qui fleurit durant la période pré-incaïque de l’horizon moyen. Elle prend naissance au VIe siècle de l'ère chrétienne dans la région d’Ayacucho située dans les Andes du sud du Pérou actuel. La capitale du même nom est localisée près de la cité moderne d'Ayacucho, au Pérou. Cette cité était le centre d'une civilisation qui couvrait bien des hautes terres et de la côte du Pérou moderne.

Poterie huari Imagen liberada bajo la licencia Commons Attribution ShareAlike 2.0 Wikimédia Commons

D'abord, leur territoire s'étendit pour inclure le centre de l'ancien oracle de Pachacamac, bien qu'il semble avoir retrouvé largement son autonomie. Plus tard, il s'agrandit pour inclure beaucoup des territoires de l'ancienne culture Moche et de la tardive culture Chimu. Les restes les mieux préservés de la culture huari subsiste près de la ville de Quinua. Aussi réputées sont les ruines huari de Pikillaqta (la « ville puce »), à une courte distance au sud-est de Cuzco en direction du lac Titicaca, qui datent d'avant la venue des Incas.

Développement de la civilisation Tiahuanaco.

La civilisation de Tiwanaku (en aymara, ou Tiahuanaco, nom de la ville moderne en espagnol), est une civilisation pré-inca qui a dominé la moitié sud des Andes centrales entre le Ve siècle et le XIe siècle.


Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku *Attribution: Fulsen at de.wikipedia

La civilisation de Tiwanaku a pris naissance sur la rive sud du lac Titicaca, à plus de 3 800 mètres d'altitude, aux environs du site archéologique de la Cité du Soleil de Tiahuanaco. Son extension maximale est mal connue, mais les recherches archéologiques témoignent d'une expansion sur de vastes territoires en direction du sud et du sud-est du lac Titicaca. Ces régions correspondent à l'actuel nord du Chili et à l'ouest de la Bolivie.

Développement de la culture Anasazi.

Les Anasazis sont des Amérindiens du sud-ouest de l’Amérique du Nord qui étaient répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Cliff Palace, vestiges d'un site anasazi dans le parc national de Mesa Verde. Attribution: Andreas F. Borchert

Leur civilisation, similaire à certaines autres cultures d'Oasisamérique comme les Hohokams et les Mogollon, a laissé de nombreux vestiges monumentaux et culturels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Ces vestiges témoignent d'une maîtrise de techniques de céramique, de tissage, d'irrigation, d'observations astronomiques et d'un système d'expression pictural. Actuellement, les descendants des Anasazis, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, perpétuent certaines de leurs traditions.

Culture de Thulé ancien en Alaska (500-1100) : pêche à la baleine, chasse au phoque et au morse, utilisation de chiens de traîneau.
Les membres de la culture de Thulé étaient les ancêtres de tous les Inuits canadiens actuels.
Ils sont arrivés en Alaska autour de l'an 500, au Nunavut en l'an mille et un groupe émigra ensuite vers le Groenland au XIIIe siècle. Ils doivent le nom de Thulé à la localité du même nom au nord-ouest du Groenland, où des restes archéologiques ont été trouvés pour la première fois. Les liens entre la culture de Thulé et les Inuits sont à la fois biologiques, culturels et linguistiques.
En dehors des éventuels contacts avec les Vikings, ils sont entrés en contact de manière plus importante avec les Européens au XVIIIe siècle.

Asie

Guerre civile pour la succession en Perse.

En 506, l'empire byzantin et la Perse sassanide signent un traité de paix sur la base d'un statu quo.

Migration des tribus hongroises de l’Oural à la région de la mer Noire (500-800).


Europe



Selon l'historien belge André van de Vyver, la bataille de Tolbiac se serait déroulé en 506, plutôt que la date traditionnelle de 496.

Clovis I, roi des Francs, défait les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, victoire décisive forçant ces derniers à se replier à Toletum en Hispanie et lui assurant la suprématie dans l'ancienne Gaule romaine.


Promulgation de la Loi gombette.

La loi Gombette ou loi des Burgondes (lex Burgundionum) est un code de lois civiles et pénales promulgué au début du VIe siècle par le roi des Burgondes Gondebaud, puis augmenté par ses successeurs Sigismond et Godomar III, fixant les usages à respecter par les sujets burgondes du royaume. Elle a pour complément la « loi romaine des Burgondes » (lex romana Burgundionum) concernant les sujets « romains » du royaume, c'est-à-dire les autochtones gallo-romains.
La lex Burgundionum a très tôt été plus couramment appelée du nom de son promulgateur lex Gundobada (« loi de Gondebaud »), puis lex Gumbata, ce qui a donné en français « loi Gombette ».
C'est le premier recueil de loi d'un roi germanique en Gaule ; après lui sont parus les codes concernant les Wisigoths, puis ceux concernant les Francs. Aucun ne montre mieux la fusion de l'élément romain avec l'élément germanique.

Publication du Bréviaire d'Alaric.


Manuscrit du Bréviaire d'Alaric conservé à l'Université de Clermont-Ferrand, Xe siècle This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired. 

Le Bréviaire d'Alaric (latin : breviarium alarici ou breviarium alaricianum, c'est-à-dire abrégé d'Alaric) est un recueil de droit romain promulgué par le roi wisigoth Alaric II, en 506. Cette dénomination n'apparaît qu'au XVIe siècle pour remplacer lex romana visigothorum. Il s'agit principalement d'une compilation et d'une interprétation du Code de Théodose (438), faite par Anien destinée aux sujets gallo-romains et romano-hispaniques des Wisigoths.
Le Bréviaire est composé :
d'extraits ou résumés du Code Théodosien et des Novelles de Théodose II, Valentinien III, Marcien, Majorien et Sévère ;
d'extraits ou résumés des œuvres des principaux jurisconsultes romains du IIe siècle, notamment le Liber Gai et des extraits des Sentences de Paul ;
d'extraits de deux recueils non officiels de constitutions impériales, le code Grégorien et le code Hermogénien.
Des Interpretationes provenant d'une œuvre tardive perdue composée en Gaule au Ve siècle.

Première rédaction du droit des Francs saliens, la Loi salique.

L'expression loi salique désigne deux réalités bien différentes.
Dans le haut Moyen Âge, il s'agit d'un code de loi élaboré, selon les historiens, entre le début du IVe siècle et le VIe siècle pour le peuple des Francs dits « saliens », dont Clovis fut l'un des premiers rois. Ce code, rédigé en latin, et comportant de forts emprunts au droit romain, portait surtout sur le droit pénal et les compositions pécuniaires car l'objectif de la loi salique était de mettre fin à la faida (vengeance privée) en imposant le versement d'une somme d'argent et établissait entre autres les règles à suivre en matière d'héritage à l'intérieur de ce peuple.

Copie manuscrite sur vélin du VIIIe siècle de la loi salique. Paris, Bibliothèque nationale de France.      This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Plusieurs siècles après Clovis, dans le courant du XIVe siècle, un article de ce code salique fut exhumé, isolé de son contexte, employé par les juristes de la dynastie royale des Valois pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France. À la fin de l'époque médiévale et à l'époque moderne, l'expression loi salique désigne donc les règles de succession au trône de France. Ces règles ont par ailleurs été imitées dans d'autres monarchies européennes.
Par ailleurs, il ne faut pas confondre « loi salique » et « primogéniture masculine », la loi dite salique constituant un élargissement de la primogéniture masculine pour éliminer complètement les femmes de la succession au trône, y compris les filles du souverain décédé.

Victoire du chef Breton Ambrosius Aurelianus (voir les années 490)  sur les Anglo-Saxons à Mons Badonicus, près de Cirencester (lieux et date incertains, entre 490 et 510). Émigration des Bretons en Armorique et en Irlande.

Personnages significatifs

Alaric II (voir les années 480)

Amalaric
Amalaric, (502-531), roi des Wisigoths en Espagne de 511 à 531, dernier roi de la famille des Balthes. Il épouse Clotilde, fille de Clovis roi des Francs et de Clotilde.

 
Portrait d'AMALARICO, roi Wisigoth, n° 12 dans l'ordre chronologique du livre digitalisé par Google depuis la librairie de l'Université d'Oxford. Attribution: Upload by Basilio Domaine public 

Fils d'Alaric II et de Theodegotho, fille de Théodoric le Grand, il est placé sous la tutelle de celui-ci après la mort de son père lors de la bataille de Vouillé. Ainsi, il était protégé des ambitions de Geisalic, élu roi après la mort d'Alaric, et il devient effectivement roi d'Hispanie et de Septimanie en 522 (l'Aquitaine étant passée aux mains des Francs). En 526, il fixe la frontière qui sépare le royaume wisigoth du royaume ostrogoth, en laissant la Provence aux Ostrogoths en échange de la fin du tribut payé par les Wisigoths aux Ostrogoths. Afin d'arrêter les raids francs dans le Nord de son royaume, il se marie avec Clotilde, fille de Clovis en 526, ce qui lui permet de récupérer une partie de l'Aquitaine grâce à la dot de Clotilde. Par la suite, il s'efforce d'établir l'arianisme dans ses États, maltraite Clotilde, parce qu'elle veut rester catholique, s'attire ainsi la guerre avec Childebert, frère de Clotilde. Il est défait à Narbonne en 531, perdant par là son trésor, fait retraite vers Barcelone où il est poignardé par ses propres sujets vers le mois de décembre. Theudis, un général Ostrogoth, lui succède à la tête du royaume Wisigoth.

Césaire d'Arles (voir les années 490)

Clovis Ier
La bataille de Vouillé, qui s'est déroulée au printemps 507, est une bataille qui opposa les Wisigoths, au sud, aux Francs, au nord. Cette bataille vit la victoire des Francs, les Wisigoths perdant leur roi Alaric II au combat et étant contraint de laisser un vaste territoire (midi de la France) aux vainqueurs.
Cette victoire ouvre pour Clovis la route du Midi. Réussissant à conquérir Toulouse, ancienne capitale des Wisigoths, puis temporairement le Narbonnais qui sera repris par les Ostrogoths après l'échec du siège d'Arles, il s'empare de l'Aquitaine, de la Gascogne, du Languedoc et du Limousin, ce qui consacre la domination franque sur l'Auvergne. La Provence est laissée aux soins des alliés burgondes qui échoueront devant Arles, arrangeant Clovis puisque les Burgondes en resteront affaiblis. En effet, Gondebaud a vidé son trésor et perdu ses soldats.

Clovis tue Alaric II. Miniature du XVème siècle. Bibliothèque nationale de France, Paris. This image (or other media file) is in the public domain because its copyright has expired.

Cette bataille aura des conséquences lourdes : Clovis marque d'une empreinte durable les futures frontières de la France car ses successeurs, Mérovingiens, Carolingiens puis Capétiens, pourront se prévaloir d'une suzeraineté plus ou moins effective sur des territoires constituant plus tard le duché d'Aquitaine et le comté de Toulouse. De plus, dès 508, Clovis installe sa nouvelle capitale à Paris en lieu et place de Tournai, trop excentré par rapport aux nouvelles conquêtes.


Tour Clovis, vestige du XIIIe siècle de l'abbaye des Saints-Apôtres dans l'actuel lycée Henri-IV à Paris.This building is indexed in the Base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00088391

Gondebaud (voir les années 480)

Mazdak (voir les années 490 Culture)

Mihiragula
Mihiragula ou Mihirakula (Chinois: 大族王, japonais: Daizoku-o) est un souverain des Huns Hephthalites. Fils de Toramâna, c'est le fondateur du pouvoir des Huns en Inde. Il arrive au pouvoir vers 502. Son nom signifie « fleur du Soleil » en sanscrit classique.
Mihiragula est décrit dans le Voyage en Occident de Xuanzang (VIIe siècle) comme un bon dirigeant qui étend son pouvoir sur les royaumes environnants. Il est cité comme adorateur du dieu hindou Shiva dans une inscription du temple du soleil situé dans le territoire de Gwâlior. D'après la Râjataranginî, c'est un tyran d’une grande cruauté. En 528 il est vaincu par une coalition de royaumes indiens dirigée par Yashovarman (en), roi de Mâlvâ, il se réfugie alors au Cachemire dont il disparaît vers 542. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.

Symmaque (pape) (voir les années 490)

Théodoric le Grand (voir les années 470)

Wikipédia

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