vendredi 7 juin 2013

Les années 250 (de 250 à 259) Culture

Inventions, découvertes, introductions

Vers 255 : l'ingénieur chinois Ma Jun met au point un chariot pointant le sud, un véhicule faisant office de boussole sans fonction magnétique, qui utilise un mécanisme de différentiel.

Modèle du Science Museum de Londres Model of a Chinese South Pointing Chariot, an early navigational device using a differential gear. Attribution: Andy Dingley

Ma Jun (fl. 220–265), prénom social Deheng, était un ingénieur mécanique et fonctionnaire du gouvernement chinois durant la période des Trois Royaumes de Chine. Son invention la plus notable est le chariot pointant le sud, un véhicule faisant office de boussole sans fonction magnétique, mais fonctionnant en utilisant un mécanisme de différentiel (qui permet d'appliquer un couple égal à des roues tournant à des vitesses différentes). C'est grâce à cet équipement révolutionnaire, entre autres, que Ma Jun est connu comme étant un des plus brillant ingénieur mécanique et inventeur jusqu'à nos jours (avec Zhang Heng de la dynastie des Han orientaux). L'équipement est réinventé par d'autres ingénieurs par la suite, dont l'astronome et mathématicien Zu Chongzhi (429-500). Au cours des périodes dynastiques moyenâgeuses suivantes, le chariot pointant le sud de Ma Jun est combiné à un odomètre qui permet la mesure des distances.

Alphabet copte
L'écriture hiéroglyphique antique a cédé la place, pour écrire la langue copte, à un alphabet dérivé du grec, dont les lettres ont été empruntées vers la fin du Ier siècle de l'ère chrétienne. La mère de cet alphabet est donc le grec oncial. La langue copte différant de la langue grecque en termes de phonèmes, il a fallu compléter l'alphabet de vingt-quatre lettres par sept signes supplémentaires, qui ont été empruntés au démotique, écriture d'origine hiéroglyphique qui a précédé l'alphabet copte et a cessé d'être utilisée pendant le Ve siècle. Inversement, certaines lettres grecques se sont avérées inutiles mais ont été conservées pour la notation de termes empruntés au grec biblique.

Lettres de l'alphabet copte Attribution: Afanous at the English language Wikipedia

L'alphabet copte est aujourd'hui réservé aux textes chrétiens. Cependant, il servait à ses débuts pour des écrits au contenu varié, comme des textes « magiques ». Pour W. V. Davies (cf. bibliographie), l'importation de lettres grecques dans cette langue - qui pouvait utiliser une écriture ancestrale mais phonétiquement imprécise - s'expliquerait par la nécessité de représenter le plus fidèlement possible les sons des formules magiques. L'alphabet dans ses versions les plus anciennes n'est pas normalisé et contient, selon les lieux et les dialectes, de nombreuses lettres issues du démotique qui n'ont pas été conservées dans la version définitive, laquelle est bien attestée à partir du IVe siècle. Au cours des siècles, les documents religieux ont pris le pas sur les écrits profanes, parmi lesquels on pouvait trouver lettres, correspondance commerciale et textes de lois.
Fait notable, l'alphabet nubien dérive de l'alphabet copte bien que les langues n'aient aucun lien entre elles.

Religion et philosophie

L’ex-avocat Cyprien, élu évêque de Carthage en 249, résiste à la persécution ordonnée par Dèce en 250. Pour être épargnés, de nombreux chrétiens abandonnent leur religion. Cyprien, partisan d’une Église démocratique, fait à contrecœur appel au pape Étienne pour essayer de sauver l’Église d’Afrique.

Date traditionnelle de l'évangélisation de l'Auvergne par Stremonius (Austremoine de Clermont) et ses compagnons, Nectaire (en), Mary, Sirénat, selon Grégoire de Tour.

Statue de saint Austremoine, apôtre de l'Auvergne et premier évêque de Clermont-Ferrand. Bois, XVIIe siècle, H. 90 cm. Crypte de l'église Saint-Austremoine d'Issoire, Auvergne, France. Classé monument historique en 1962. Attribution: Jastrow

Austremoine ou saint Austremoine ou Austremonius ou Stremonius est le premier évêque de Clermont et l'évangélisateur de l'Auvergne (France) au IIIe ou au début du IVe siècle. Il serait mort en 286 ou au IVe siècle. Il est fêté le 8 novembre dans le diocèse de Clermont.
Austremoine devient le premier évêque de Clermont, évêché qui, sous le nom d'Arverne, est l'un des plus anciens de la Gaule.

Art et culture

Époque probable de la réalisation en marbre du Grand sarcophage Ludovisi.
Le sarcophage Ludovisi appartient à la catégorie des sarcophages romains de bataille et plus précisément au groupe des « combats de masse », qui se caractérise par la représentation d'une foule de combattants qui rend la scène confuse. Ils ont été en vogue sous le règne de Marc Aurèle.

Grand sarcophage Ludovisi. Roma, Museo Nazionale Romano a Palazzo Altemps: il sarcofago detto "Grande Ludovisi". Alla parete, testa di Marte dalla collezione Cesi, poi Ludovisi Category:Museo Altaemps

En marbre du Proconnèse, le panneau frontal du sarcophage Ludovisi représente une mêlée entre soldats romains et Barbares. Les premiers portent casque, cuirasse ou tunique de mailles, épée courte et manteau militaire. Les seconds sont reconnaissables à leurs cheveux longs, leur barbe et leur pantalon ; certains portent une tunique alors que d'autres sont torse nu. Le placement des différentes figures suggère que les Romains, qui semblent sortir du fond du relief, ont mené un mouvement d'encerclement des Barbares : après avoir enfoncé le centre de la ligne ennemie, les ailes se referment sur les Barbares. Le visage de ces derniers, désormais certains d'être vaincus, est empreint de souffrance et d'angoisse, alors que les Romains restent impassibles.

Destruction sous le règne de Valérien (253-260) de la Stoa d’Eumène, à Athènes, pour construire la nouvelle enceinte de la ville (253-260).
Stoa (en grec ancien ? st??) est le terme grec désignant un portique, c'est-à-dire un bâtiment, ou la partie d'un bâtiment couvert, fermé à l'arrière par un mur plein, et ouvert en façade par une colonnade. C'est un lieu de rencontre, destiné à protéger diverses activités des intempéries. Elle peut avoir une spécialisation fonctionnelle comme la stoa basileios à Athènes où siège l'archonte. Les grands évergètes, et notamment les rois de l'époque hellénistique en font souvent offrande aux cités auprès desquelles ils désirent se distinguer :

Stoa d'Attale à Athènes Attribution: Adam Carr at the English Wikipedia project.

c'est le cas par exemple d'une des plus célèbres d'entre elles, la stoa d'Attale sur l'agora d'Athènes, reconstruite par les Américains dans les années cinquante pour abriter le musée de l'agora. À l'époque classique, les stoas ne comportaient qu'une seule nef; puis, à partir de l'époque hellénistique, on construisit des portiques plus grands et plus vastes, à deux nefs et souvent avec un étage.
Les premiers philosophes stoïciens grecs se réunissaient dans une stoa, d'où l'étymologie de stoïcisme.
Eumène II Sôter, mort en 159 av. J.-C., roi de Pergame en 197 av. J.-C. et membre de la dynastie des Attalides.
Fils d'Attale Ier et d'une certaine Apollônis originaire de Cyzique à qui Polybe rend hommage. Il s'allie avec les Romains pour contrer l'expansion séleucide vers la mer Égée. Il reçoit à la paix d'Apamée (188 av. J.-C.) la Chersonèse de Thrace en Europe (aujourd'hui Péninsule de Gallipoli) et une partie de l'Asie mineure : Phrygie, Lydie, Lycie et Pamphylie.


Wikipédia

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire