vendredi 20 juillet 2012

Les années 600 (de 600 à 609) Culture

Inventions, découvertes, introductions
Science et technique

Alexandre de Tralles édite son Traité sur la thérapeutique et la pathologie des maladies internes.
Ce qui reste de lui est essentiellement un grand cours de médecine en douze livres (Θεραπευτικά), dédié à un certain Cosmas, fils d'un homme auquel il avait dû une partie de sa formation. Il faut y ajouter un court traité Sur les vers intestinaux. Un autre traité Sur les fièvres est d'attribution plus douteuse. D'autre part, il mentionne lui-même un ouvrage sur les maladies des yeux qu'il avait écrit, et qui est peut-être un traité sur le même sujet qu'on possède en arabe. Jean Actuarius le cite comme auteur d'un traité sur les urines.
Voici le contenu des douze livres du grand traité : I. les maladies de la tête (dont l'alopécie, la migraine et la « léthargie ») ; II. les maladies des yeux ; III. les maladies de la bouche (notamment les ulcères) ; IV. les troubles cardiaques ; V. les maladies des poumons (notamment les divers types de pneumonies) ; VI. la pleurésie ; VII. les problèmes d'estomac ; VIII. les maladies intestinales ; IX. les maladies du foie ; X. la dysenterie et l'hydropsie ; XI. les problèmes génitaux et urinaires ; XII. la goutte.
Pour chaque maladie, il décrit les différentes phases de son développement et prescrit un traitement. Le livre sur la pleurésie est particulièrement bien fait. Il donne les recettes d'environ 600 médicaments, fondés sur les substances du De materia medica de Dioscoride, avec des dosages précis. Dans son traité Sur les vers intestinaux, il distingue les principales espèces de vers et recommande des vermifuges très efficaces. Il intègre à ses traitements des incantations et des amulettes (et par les formules qu'il utilise, on voit qu'il était chrétien). D'une façon générale, il n'est pas un simple compilateur, comme Oribase et Aétios d'Amida, mais se permet même de critiquer diverses opinions d'Hippocrate et de Galien.

Un calendrier luni-solaire inspiré du calendrier chinois est établi au Japon grâce à l'enseignement d'un moine bouddhiste de Paekche, Kwal Leuk (en japonais Kanroku), arrivé en 602.
Un calendrier luni-solaire, tel que le calendrier hébreu, samaritain, tibétain ou chinois traditionnel, est fondé à la fois sur le cycle annuel du Soleil et sur le cycle régulier des phases de la Lune.
Pour arriver à faire correspondre le cycle des saisons avec celui des mois, ces calendriers sont basés sur un calendrier lunaire mais où l'année est ajustée environ tous les trois ans avec un mois intercalaire.
Les années n'ont donc pas toutes le même nombre de jours.
En effet, douze mois lunaires ont une durée approximativement égale à 354 jours (12 × 29,5), soit 11 jours trop peu par rapport à l'année solaire, ce qui produit très vite une dérive des saisons.
En rajoutant un treizième mois environ tous les trois ans on arrive à faire correspondre ces années de 12 ou 13 mois lunaires avec l'année solaire qui rythme les saisons. Une année à treize mois est appelée année embolismique. Il peut servir à prédire près de quelle constellation la lune sera pleine.
Avec ce type de calendrier, tous les 19 ans, les mêmes dates de l'année correspondent aux mêmes phases lunaires. En effet, 19 années tropiques et 235 mois synodiques ne diffèrent que de 2 heures ; c'est le cycle métonique.
Les calendriers luni-solaires ont été utilisés par plusieurs civilisations antiques comme les Chinois, les Grecs, les Romains, les Gaulois et les Macédoniens, fort probablement afin de suivre le rythme des saisons pour des raisons agricoles dans des régions tempérées aux saisons bien marquées.
De nos jours, les calendriers luni-solaires des anciens Hébreux et de la Chine impériale ne sont utilisés que pour déterminer les dates des fêtes religieuses ou traditionnelles.

Les moulins à vent sont utilisés en Perse pour l'irrigation.

Moulin horizontal (à axe vertical), Perse Travail de Kaboldy/Wikimédia Commons

Le moulin à vent est apparu en Orient, en Égypte antique et en Iran (il est utilisé en Perse pour l'irrigation dès l'an 600, notamment à Nashtifan (en), dans la province du Khorasan, surnommée l'« ancienne ville des moulins »). Les moulins iraniens, découverts en Palestine par les Croisés, n'étaient pas du même type que les moulins européens. Ils étaient constitués d'une éolienne à axe vertical, confinée à l'intérieur du moulin. Des orifices dans les parois du moulin permettent à l'air de s'engouffrer pour actionner l'éolienne.

En Chine, construction de canaux reliant le fleuve Jaune à Chang'an et Luoyang et permettant le transport des grains jusqu’à ces capitales (607-610).

Construction vers 605 du pont de Zhaozhou, en Chine, considéré comme le plus ancien pont en pierre à arche segmentaire.

Le pont de Zhaozhou Imported from English Wikipedia, Photo taken by Zhao 1974

Société

Æthelbert, roi du Kent, fait rédiger le premier code anglo-saxon (602-603).

Première page du code de lois d'Æthelbert de Kent (Textus Roffensis, copie du XIIe siècle). Rochester Cathedral Library MS A. 3. 5 (Textus Roffensis), folio 1v Auteur Ernulf, bishop of Rochester Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

Le droit anglo-saxon correspond au corps de lois écrites et de coutumes en vigueur en Angleterre avant la conquête normande de 1066.
Codes de lois
Il subsiste plusieurs codes de lois de l'époque anglo-saxonne. Les plus anciens sont ceux d'Æthelbert de Kent, de Hlothhere et Eadric de Kent, de Wihtred de Kent et d'Ina de Wessex. Contrairement aux leges barbarorum des autres peuples germaniques successeurs de l'empire romain, ils ne sont pas rédigés en latin, mais en langue vernaculaire, c'est-à-dire en vieil anglais.
Les chartes offrent également un aperçu des systèmes législatifs en vigueur.

3% de la population de la Gaule vit dans des villes de plus de 2 000 habitants.

Religion

Sumatra, Java et les îles environnantes sont converties au bouddhisme.
Les plus anciens documents écrits trouvés à Sumatra sont des inscriptions en vieux-malais. Une inscription datée de 683 après J. C., dite de Kedukan Bukit dans l'île de Bangka à côté de Sumatra, proclame que le souverain de Sriwijaya, à la tête de 20 000 soldats, a embarqué à bord de 1 300 vaisseaux. Des textes arabes et chinois confirment que Sriwijaya est un État puissant qui contrôle le détroit de Malacca, à l'époque déjà une importante voie maritime internationale. La cité-État de Sriwijaya se trouvait à l'emplacement de l'actuelle Palembang. Ses souverains observaient le culte du bouddhisme mahâyâna (Grand Véhicule).


Les missionnaires irlandais sont à l'œuvre en Écosse et en Allemagne.

Art et culture

Première mention du chaturanga, ancêtre du jeu d'échecs, en Inde.

Krishna et Radha jouant au chaturanga sur un Ashtāpada 8x8 Cette image a été (ou est ici-même) mise à disposition dans le domaine public par son auteur, Darkness1089 dans le projet wikipedia.

D'autres jeux semblent inspirés du chaturanga :
le chatrang en passant en Perse, qui fut ensuite nommé Shatranj par les Arabes qui l'introduisirent en Europe ; ce jeu est à l'origine du jeu d'échecs et de ses noms espagnol (ajedrez) et portugais (xadrez) ;
le xiangqi en Chine ;
le shōgi au Japon ;
le makruk en Thaïlande;
les Échecs mongols en Mongolie.

Les timbales sont inventées au Proche-Orient dans ces années

Temples châlukyas à Alampur en Inde (VIIe siècle).

The Bhutanatha group of temples in en:Badami, en:Karnataka was built in the 7th century by the en:Chalukya dynasty of Badami. In the 11th century, the en:Kalyani Chalukyas added architectural elements as well. The temples face the Badami tank.Transferred from en.wikipedia; transferred to Commons by User:Papa November using CommonsHelperAttribution: Dineshkannambadi at en.wikipedia

Au Japon, des sculptures du Bouddha sur le modèle chinois commencent à être produites.

Bronze Statue of Shakyamuni Buddha Triad, dated ACE623 center 87.5cm body height, left 92.3cm, right 93.9cm, in Horyuji Monastery, Nara, Japan 87.5cm, 左92.3cm, 右93.9cm Cette photographie a été publiée avant le 31 décembre 1956, ou a été prise avant 1946, sous la juridiction du Gouvernement du Japon. Par conséquent, cette photographie est considérée comme faisant partie du domaine public


Wikipédia

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